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L'Edito

Crochets

Par L'Economiste| Edition N°:1303 Le 02/07/2002 | Partager

Le problème du financement des partis politiques demeure l'un des points vitaux dans le contexte préélectoral. Il importe à ce niveau que la transparence des fonds soit déterminée tant au niveau de leur provenance que de l'usage qui en est fait. L'opinion publique est convaincue que les partis politiques reçoivent des contributions non officielles en échange de traitements préférentiels ou faveurs. Elle a également la certitude que dans bien des cas, le patrimoine des formations politiques se confond avec celui de leur chef. C'est dire qu'il y a urgence à lever le voile. Le chapitre financement des campagnes électorales constitue à lui seul un pan important du dossier.Le dispositif actuel consiste à financer les campagnes par l'Etat en fonction des représentations des partis. C'est peut-être un rempart contre les risques de collusion avec des intérêts occultes ou privés, mais il appelle aussi quelques commentaires. D'abord, il n'est pas démocratique: les plus gros vivent aux crochets de l'Etat tandis que les plus petits se débrouillent par leurs propres moyens.Ensuite, le raisonnement extrême serait de dire que ce financement n'a pas du tout à être public et que les partis doivent être pris en charge par leurs fidèles. S'ils n'ont pas assez d'adhérents pour payer, qu'ils se débrouillent. Après tout, le contribuable est en droit de refuser qu'un pourcentage de ses impôts aille financer des partis. En particulier, s'il est convaincu que cet argent n'est pas nécessairement dépensé pour des tâches d'intérêt public. Il faut donc aujourd'hui renforcer le cadre juridique et recréditer la politique, en exigeant de chaque formation qu'elle fasse elle-même le ménage. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège du "tout pourri", mais plutôt de prendre les mesures qui permettent de réconcilier le peuple et ses représentants et restaurer la démocratie qui exige beaucoup de probité. Mohamed BENABID

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