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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5366 Le 08/10/2018 | Partager
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    Ils en avaient eu l’intuition dès les années 1980-90. En bons ingénieurs,  Mohamed Kabbaj (le plus jeune ministre, wali, conseiller royal…) et Abdelaziz Meziane (ministre, conseiller royal, Rapport du cinquantenaire…) avaient bien vu que l’architecture de l’Etat et des gouvernements n’allait pas pouvoir faire face aux changements de méthodes et de références.

    La machine à bétonner (dont se moquait Basri, le sait-on?) avait fait un remarquable travail de construction d’infrastructures. Il suffit de jeter un coup d’œil par-dessus les frontières de l’Est, où, avec 10 fois plus de moyens chaque année, il n’a pas été possible d’atteindre un niveau d’équipement comparable à celui du Maroc.

    Mais elle reste encore aujourd’hui une machine à bétonner, qui ne sait se juger que par les milliards  des investissements (quitte comme aujourd’hui à mentir sur la réalité des réalisations). En revanche, elle ne sait pas, ou très mal, s’évaluer sur ce qu’elle a amélioré du sort des gens et des familles. Ni à court terme et encore moins de manière durable.

    Quelques tests: on construit des classes ou des internats, mais qui sait combien de jeunes trouvent quel travail, pour quel revenu? Qui sait ce qu’ils ont en main et ce qui leur manque pour faire leurs premiers pas dans le monde des adultes?

    Est-ce en leur apprenant plus de rites, la forme mentale du béton, que de foi qu’on en fait des jeunes avec «l’esprit acéré», comme le souhaite Amir El Mouminine?

    On a construit hôpitaux et aéroports, sans doute trop nombreux et trop grands puisqu’ils sont sous-utilisés, mais qui s’occupe d’imposer au personnel soignant de se laver les mains, qui veille à ce que les liaisons aériennes soient à l’abri du fchouch et des capricieux?

    Le Maroc doit changer de modèle, mais il n’a même pas commencé à changer de critères d’évaluation. Le prochain test est dans les discours qui nous seront servis pour le projet de loi de finances…

     

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