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L'Edito

Bévues

Par L'Economiste| Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

Depuis quelques semaines, Bouzoubaâ, le ministre de la Justice, est sévèrement interpellé sur les actions de son ministère. Sa nomination, il y a un an et un mois, avait surpris: Bouzoubaâ est le premier ministre de la Justice qui a été retenu sur son appartenance politique et non pas, comme cela s'était toujours fait, sur sa proximité avec le Palais. Ce choix faisait partie du processus général de politisation, processus soutenu par SM Mohammed VI. En général, le jeu en vaut la chandelle parce qu'il permet l'élargissement de la démocratie élective. Mais il y a parfois des couacs. Il y a six ans, ne voulant pas perdre les acquis techniques du ministère de l'Equipement, Feu Hassan II avait souhaité que Youssoufi cherche un spécialiste du génie civil, sorti de ce ministère pour en prendre la tête. L'Istiqlal avait cru trouver le profil idéal du technocrate politicien: un ingénieur fraîchement débarqué dans ses rangs… ce fut un désastre. Heureusement, l'Administration était forte, tout n'a pas été détruit.Deuxième tournée, la politisation chez la Justice. Cette fois, c'est l'USFP qui doit fournir le profil idéal: un avocat bien versé dans les questions des droits de l'homme… c'est un désastre. La réforme est stoppée, les cadres qui en étaient responsables sont mutés ou découragés, les bailleurs de fonds sont déboutés tandis que les bévues judiciaires, après la rocambolesque histoire des “sataniques”, se multiplient. Les choses en sont au point que l'opinion publique finit par penser que ce n'est pas de la simple incompétence: et s'il y avait autre chose de plus grave? Une volonté occulte de détruire les acquis?En réalité, il ne faut pas chercher plus loin que l'incompétence et la confusion mentale, lesquelles, comme toujours en pareilles circonstances, trouvent des justificatifs politiques pour échapper à la sanction de la raison. Bien le mesurer permet de relativiser la portée des bévues, mais cela n'exonère pas de l'obligation d'y mettre fin.Nadia SALAH

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