×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Zoom sur des indicateurs

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· 31% de la population vivant dans les campagnes réside à plus de 10 km des centres de soins
· Le taux de mortalité infantile demeure élevé


Le système de santé au Maroc connaît de nombreuses défaillances. C'est l'un des principaux constats que relève la note conjointe établie par la Banque Mondiale et le Ministère de la Santé Publique sur "Le financement du secteur de la santé".
Les disparités dans les services de soins de santé entre zones rurale et urbaine sont flagrantes. Elles concernent tous les niveaux du réseau de services, de l'accès aux soins, des dépenses ou encore de l'équité. Seul réconfort, les vaccinations enregistrent des taux uniformément élevés en milieux urbain et rural.
L'enclavement des zones rurales constitue un des grands problèmes de la santé publique au Maroc. 31% de la population vivant dans les campagnes réside à une distance supérieure à 10 km des centres de soins.
Sur le plan de l'infrastructure, la capacité litière en zone urbaine reste supérieure à celle en usage dans le rural. "Il y a trois à quatre fois plus de lits et de médecins par habitant en milieu urbain qu'en milieu rural", note le rapport.
La vétusté des hôpitaux et des équipements n'est pas non plus pour arranger les choses. Ainsi, 29% des hôpitaux ont plus de 50 ans et 56% ont plus de 30 ans. Et seulement 30% des hôpitaux ont été construits durant les 20 dernières années.
L'état des équipements médicaux laisse également à désirer. A commencer par la vétusté du parc. Une part importante du matériel a une moyenne d'âge supérieure à 15 ans. Il s'agit notamment de 40% des salles d'opération, de 22% de l'équipement de réanimation, de 39% de l'équipement de laboratoires et de 32% de l'équipement radiologique. A ce niveau, la note conjointe de la BM et du MSP relève que "la qualité modeste des salles d'accueil, l'insuffisance de la communication, les ruptures de stock de produits pharmaceutiques, la faible motivation des effectifs et la discontinuité au niveau des soins sont tous des éléments qui contribuent à réduire davantage la qualité des installations à tous les niveaux".
Par ailleurs, les indicateurs de santé au Maroc sont au rouge. Le taux de mortalité infantile reste élevé avec 36,6 décès pour 1.000 naissances vivantes. Quant au taux de mortalité maternelle, il est de 228 pour 100.000 naissances. Par ordre d'importance, cet indicateur situe le Maroc en deuxième position. Par rapport à la région du MENA, la probabilité de décès au Maroc pour les hommes et les femmes de la tranche de 15 à 60 ans est jugée supérieure à la moyenne régionale.
Autre constat, le phénomène de malnutrition. Les enfants de moins de cinq ans sont les plus touchés. Ainsi, 9% d'entre eux ont un poids insuffisant, 24% sont affectés par un arrêt de croissance et 2% souffrent de malnutrition.

Khadija MASMOUDI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc