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Economie

AMO: Statu quo pour les salariés du privé

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· Le projet du gouvernement sera connu en automne
· Les propositions des assureurs sont restées vagues


Le débat suscité par la gestion de l'assurance-maladie obligatoire (AMO) pour les salariés du secteur privé n'a pas connu de véritable évolution.
Aucun projet du gouvernement n'a vu le jour jusqu'à présent. Les seules indications disponibles sur les intentions du gouvernement laissent supposer que le projet AMO sera prêt en automne prochain. Quant à son contenu, il reste la grande inconnue. Les déclarations du gouvernement à ce sujet, quoique parfois contradictoires, indiquent seulement que la CNSS est partie prenante dans le futur régime.
D'ailleurs, la Caisse est l'unique organisme intéressé par la gestion de l'AMO a avoir présenté un projet détaillé. Ce dernier, même s'il a été abandonné en raison de la polémique qu'il a soulevée, reste l'unique travail concret.
En dépit des différentes critiques dont il a fait l'objet, notamment par les assureurs, le projet de la Caisse est le seul à avoir précisé l'enveloppe financière de l'AMO. Celle-ci avait été initialement estimée à 1,5 milliard de DH. Surtout que le projet CNSS prévoit la couverture des retraités qui sont par définition une population à risque.
La discorde a porté également sur la démarche suivie par la CNSS pour le calcul du taux de cotisation fixé à 5% du salaire brut. Celle-ci a consisté à déterminer le niveau des prestations à partir du budget.
Reste que les propositions des assureurs privés ont été vagues. Elles ont été remises à l'équipe Youssoufi au mois de juin dernier. En l'absence de visibilité, les opérateurs de ce secteur estiment que les détails relèvent du gouvernement. Pour l'essentiel, les assureurs se sont contentés de rappeler leur position vis-à-vis du monopole. C'est-à-dire le rejet d'une gestion strictement confiée à la CNSS.
A ce niveau, les craintes du secteur des compagnies d'assurances semblent fondées, d'autant plus que les différentes déclarations de M. Khalid Alioua prêtent à confusion sur les intentions du gouvernement. "Les assureurs privés peuvent toujours assurer la couverture complémentaire et optionnelle", avait-il déclaré.
Le gouvernement serait même en train de préparer des projets pour les assureurs. Il s'agit notamment de l'obligation de couverture des risques d'accidents de travail.
Autre point, le principal argument avancé par les assureurs privés contre une éventuelle gestion de la couverture médicale par la CNSS consiste dans l'impossibilité pour cette dernière d'être gestionnaire et prestataire des soins en même temps. Allusion est faite notamment aux polycliniques de la CNSS.

Khadija MASMOUDI

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