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Economie

L'analyse d'un financement difficile

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· La réforme hospitalière a été ouverte sur plusieurs fronts: 76,1 millions de Dollars débloqués par la BIRD et 20 millions d'Euros par l'UE
· Objectif: Améliorer les conditions d'accueil des malades et l'efficacité des établissements de santé publique


PFGSS. Ce sigle, à première vue barbare, désigne un des chantiers les plus ambitieux qu'ait jamais connus le secteur de la Santé Publique.
Initié cette année, le Programme de Financement et de Gestion du Secteur de la Santé cible pas moins de 14 hôpitaux. Presque tous les niveaux de l'organisation hospitalière sont concernés: de la gestion au réferencement des malades en passant par la qualité du service. Le financement est international, comme d'ailleurs pour la plupart des projets qui portent sur la santé!. La BIRD a débloqué à cet effet un prêt de l'ordre de 76,1 millions de Dollars
Toujours sur le registre de la réforme hospitalière, une deuxième opération, pilote cette fois-ci, cible la région de l'Oriental. Il s'agit du projet d'appui à la gestion du secteur de la santé. Là aussi les institutions internationales sont mises à contribution. Le projet bénéficie d'un financement, dans le cadre du programme MEDA, sous forme de don de l'UE de 20 millions d'Euros. L'appui concerne la déconcentration, la décentralisation et la gestion des services de santé dans le contexte de la régionalisation.
Bref, la réforme qui s'annonce a tout l'air d'une cure de jouvence pour l'infrastructure hospitalière. Mais il y avait urgence, tant les dysfonctionnements sont nombreux. Les hôpitaux publics affichent aujourd'hui une piètre image. Près de 73 hôpitaux publics jouissent du statut spécial de Services Etats gérés de manière autonome (Segma). En réalité, ces établissements ne sont autonomes que sur le papier puisqu'ils bénéficient de subventions de l'Etat qui représentent les 3/4 de leurs revenus. Le reliquat provient des facturations aux particuliers et aux assureurs. Bien entendu, tout cela doit en principe changer avec la réforme en cours. Il est prévu de mettre en place dès l'année prochaine la notion de contrat-programme de manière à mieux définir l'allocation des ressources. C'est en tout cas le voeu de milliers de familles. Pour les populations indigentes, l'accès aux soins est théoriquement pris en charge par le budget public. Sur le terrain, c'est une autre affaire. En l'absence d'équipements de base, les patients doivent parfois ramener leurs couvertures si ce n'est le fil chirurgical. Sans parler des irrégularités qui entachent les procédures d'identification des indigents et que n'a d'ailleurs pas manqué de relever la Banque Mondiale et le MSP. Ces irrégularités font en sorte que les malades sans moyens ne sont pas forcément ceux qui se présentent à l'hôpital munis d'une carte d'indigents!

Mohamed BENABID

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