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Wafa Bourse analyse le titre ONA et évalue le potentiel des filiales du groupe

Par L'Economiste | Edition N°:458 Le 08/03/1999 | Partager

· Les bénéfices devraient augmenter
· L'analyste table sur une reprise des investissements
· Le titre est sous-évalué


Le titre ONA a enregistré un repli considérable suite à la tendance baissière qu'a connue le marché vers la fin de l'année 1998. C'est une opportunité d'achat très attendue, les investisseurs à la Bourse de Casablanca l'ont compris et cela s'est traduit par de très importants volumes de transactions sur le marché central notamment. Pendant la dernière semaine de février, la valeur a animé le marché de blocs également. Dans une étude consacrée au Groupe, Wafa Bourse souligne que le titre ONA se traite avec une décote de près de 40% par rapport à la SNI. "Une comparaison plus large avec un échantillon regroupant les principales capitalisations du marché fait apparaître une sous-évaluation manifeste du titre ONA", est-il expliqué. Selon la société de bourse, la décote observée est injustifiée eu égard à la qualité des fondamentaux de la holding. La restructuration de l'ensemble des pôles, couplée à un ratio d'endettement avantageux est jugée porteuse à moyen terme. Le plan stratégique 1995-1997 privilégiait la consolidation des acquis et l'optimisation du potentiel du Groupe. Cette période a été marquée par un ralentissement des opérations de croissance externe. Les investissements ont été essentiellement financés par des cessions d'actifs non stratégiques. Et c'est ce qui a été appelé stratégie de recentrage sur les métiers de base.
Pour les exercices à venir, la génération de cash-flow élevé et l'endettement quasi nul à fin 98 devraient permettre à l'ONA d'envisager une stratégie d'investissement plus agressive. La priorité est donnée aux secteurs assurances, hypermarchés et mines. Le secteur des assurances bénéficie d'un potentiel important et l'ONA y a déjà mis un pied via son réseau de distribution des produits d'assurances. Ses liens capitalistiques avec les principaux intermédiaires (Agma, Vidal et récemment Lahlou-Tazi) lui assurent déjà une part de marché cumulée de 12,6% sur la distribution. L'ONA ne cache pas sa volonté d'élargir ce réseau par le rachat d'autres courtiers. Objectif, porter la part de marché globale à 20%. Dans le pôle des hypermarchés, le groupe projette l'ouverture d'au moins deux magasins Marjane par an d'une superficie commerciale moyenne de 5.000m2. L'ONA disposera ainsi d'une surface commerciale totale de près de 34.000m2 à l'horizon 2000.
Dans les mines, la holding envisage de capitaliser sur ses fortes positions au Maroc pour renforcer sa présence à l'étranger, notamment en Afrique de l'Ouest et en Arabie Saoudite. Les investissements prévus pour ce pôle portent aussi bien sur des travaux de recherche de sites que sur des acquisitions de projets avancés.
"La capacité d'autofinancement du Groupe sur la période 1998-2000 couvre largement ses investissements physiques, pour lesquels nous admettons une progression annuelle de 10% d'ici l'an 2000", écrit Wafa Bourse. En effet, les perspectives de croissance de l'ONA sont prometteuses. La société de bourse s'attend à un résultat net part du Groupe 1998 en progression de 15% à 1,3 milliard de DH. Ce même résultat devrait être de l'ordre de 1,5 et 1,8 milliard de DH respectivement en 1999 et en l'an 2000.


· Financière Diwan, une grande qualité des actifs
Financière Diwan est la holding regroupant les intérêts de l'ONA dans les secteurs banque et assurance. La grande qualité de ses actifs fait sa force. Son résultat 97 était établi à 61,6 millions de DH, en régression de 31% par rapport à celui de l'année précédente. Mais les analystes sont confiants.
Ils prévoient des résultats nets de 72 (plus-value de la cession de 15% d'Agma) et 62 millions de DH respectivement en 1998 et 1999. Financière Diwan devrait continuer à représenter le vecteur d'investissement de l'ONA dans le secteur des assurances notamment.
En témoigne le rachat du courtier Lahlou-Tazi. En bourse, le titre Financière Diwan est recommandé à l'achat vu le niveau élevé de la décote (44% par rapport à l'actif net réévalué)

· Centrale Laitière, une valeur chère
La Centrale Laitière contrôle près de 65% du marché du lait et détient 85% de parts de marché pour les produits dérivés. Wafa Bourse lui prévoit une croissance du résultat net hors éléments exceptionnels et provisions pour investissement de 19% en 1998 et de 17% en 1999. En bourse, la valeur Centrale Laitière continue à être considérée chère.

· Lesieur: Manque de visibilité
Face à son nouveau contexte, Lesieur a opté pour l'amélioration des marges et la réduction des coûts de revient. Ce programme a donné ses fruits dès 1997. L'étude soulève cependant le problème de manque de visibilité quant à la libéralisation des prix dans le secteur. "Les perspectives d'activité demeureront mitigées tant que les prix de vente des huiles seront bloqués", souligne Wafa Bourse. Hors éléments exceptionnels, la croissance bénéficiaire ne devrait pas dépasser 5% en 1998 et 8% en 1999. Néanmoins, les analystes estiment que la correction subie par le cours est exagérée.

· Cosumar: Perspectives optimistes
Le manque de visibilité sur la libéralisation du secteur et la persistance des conflits sociaux sanctionnent le titre depuis mai 1998. Celui-ci a perdu plus de 74% de sa valeur. Cependant, les différentes valorisations utilisées font ressortir des perspectives optimistes. Wafa Bourse estime que Cosumar devrait retrouver à fin 1998 des niveaux de résultats nets comparables à ceux de 1996 qui seront suivis d'une croissance de 16% en 1999.

· SMI: Une décote importante
Là aussi la réduction des coûts a primé. Aujourd'hui, la SMI "peut faire face à une sévère correction du cours de l'argent sans dégrader sa rentabilité opérationnelle", est-il souligné. En termes de croissance, la minière n'a pas arrêté de surprendre. Elle a d'abord doublé son résultat net en 1997 avant d'annoncer un rebond de 222% au premier semestre 1998. La société de bourse prévoit un résultat net de 143 millions de DH en 1998 et 165 millions en 1999. En bourse, le titre est conseillé à l'achat vu la décote avec laquelle il traite (44% par rapport au marché).

Hanaâ FOULANI

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