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Vision Al Hoceïma 2015: Le projet touristique Souani à l’arrêt depuis plusieurs mois

Par L'Economiste | Edition N°:3164 Le 07/12/2009 | Partager

. Un comité de citoyens constitué pour y faire barrage. Un projet mené par la CGI. Une acceptabilité environnementale qui tarde à venirLe projet Souani mené par la Compagnie générale immobilière (CGI), filiale de la CDG, connaît des difficultés. C’est l’un des trois volets de la «Vision Al Hoceïma 2015» annoncée par le Roi. Située dans la commune rurale d’Aït Youssef Ou Ali (12 km au nord-est d’Al Hoceïma), la nouvelle zone d’aménagement touristique «Souani Méditerranée», dont le démarrage des travaux de construction était prévu pour juin 2009, est le fruit d’un partenariat entre la wilaya de la région et la CGI. Ce projet, d’un budget global de 1,5 milliard de DH, est prévu sur une superficie de 76 ha et doit générer près de 2.500 emplois durant la phase de construction et 1.000 autres durant la phase d’exploitation. Un comité de suivi s’est constitué afin de pointer «les insuffisances du projet», selon ses membres. Formés d’habitants de la région et de MRE natifs d’Al Hoceïma, le comité a mis sur pied un dossier (dont L’Economiste détient une copie) dénonçant les lacunes du projet. L’un des principaux reproches faits à ce dernier est «sa transformation d’un projet touristique à un projet immobilier», explique Omar Lemallam, représentant du comité. Et d’ajouter «que les habitants de la région mettaient beaucoup d’espoir en ce projet touristique, qui va finalement être un conglomérat de villas secondaires». Accusation à laquelle M’hammed Mrini, directeur du pôle tertiaire de la CGI, répond «qu’il n’en est rien». Et d’ajouter: «La CGI s’est engagée à créer 1.600 lits hôteliers, et ils le seront. La coexistence du touristique et du résidentiel est nécessaire pour améliorer la rentabilité du projet». Quand aux hôtels prévus, «il n’y a encore aucune enseigne confirmée», selon Mrini.Aujourd’hui les travaux du site sont à l’arrêt depuis septembre. «Ces derniers, sont dans une zone que nous appelons secteur 6. Elle est concernée par une nouvelle contrainte apparue au cours du projet». Lequel a été autorisé en 2008; et en 2009 le protocole de Barcelone dont le Maroc est signataire est entré en vigueur. Protocole qui impose de respecter la bande de 100 mètres non constructibles. «Et c’est la raison pour laquelle le projet est à l’arrêt», explique Mrini. Seulement le comité dénonce aussi des problèmes de non-respect de l’environnement, et «la CGI n’a toujours pas établi un cahier des charges environnemental», affirme le Dr El Ghelbazouri, coordinateur du comité. Une demande d’acceptabilité formulée par la CGI a été examinée à deux reprises par le Comité national des études d’impact (CNEI), en décembre 2008 puis en février 2009. Ce dernier rapport (dont L’Economiste détient aussi une copie) a donné un avis favorable sous réserve que la CGI fournisse des études complémentaires. Il s’agit d’une étude hydraulique sur l’inondabilité du site, une étude de la dynamique sédimentaire de la plage et un cahier des charges environnemental. Le CNEI a aussi précisé dans son rapport que la compagnie devait donner plus de précisions sur le système d’assainissement préconisé (type de réseau et tracé), et prendre attache avec l’agence du bassin hydraulique du Loukkous pour valider ce système d’assainissement.Autre point épineux du dossier: le projet se trouve sur un site archéologique (ancienne ville d’Almazama) dont les délimitations ne sont pas clairement définies. Selon El Ghelbazouri, la CGI a «réalisé des tranchées et terrassement sans la présence d’archéologues et sans en aviser le ministère de la Culture», alors même que le rapport du CNEI stipule qu’elle «doit faire appel à des experts archéologiques durant la phase de construction». Selon Mrini, «une zone de réserve de 4 hectares a été prévue. Puis le comité a trouvé que les 4 hectares n’étaient pas suffisants. Or il se trouve que dans cet espace et dans d’autres parties il y avait déjà des constructions, celles du Club Med. Ces dernières ont été démolies dans le but de construire de nouveaux bâtiments aux mêmes emplacements». Une mission du ministère de la Culture aurait été dépêchée en septembre dernier, selon les membres du comité, et «a exigé une délimitation de plus de 16 hectares». Quant à la forêt qui s’étend sur le terrain, «dans les master plan et dans tous les documents officiels déposés par la CGI, l’emprise au sol des constructions utilise seulement 12% de la forêt. Avec les voiries, ce pourcentage devrait atteindre 15% du terrain. Ce qui, dans les règles d’urbanisme, est minimaliste», assure la CGI. En attendant, 6% du projet résidentiel a déjà été commercialisé, «dans le cadre d’un test marché réalisé en été», précise Mrini. Aïcha Akalay

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