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Economie

Casablanca: La circulation sans «wali»

Par L'Economiste | Edition N°:3164 Le 07/12/2009 | Partager

. Sécurité routière: le comité régional manque de coordination. Les morts plus nombreux qu’en 2006CASABLANCA se lance dans un PSIUR-II. Ce sigle barbare n’est rien d’autre qu’une reconduction du Plan stratégique intégré d’urgence dont la première version couvrait les années 2004 à 2006. C’est une feuille de route qui définit les mesures à même de lutter contre l’insécurité routière qui sévit dans la métropole. D’autant plus que les routes de Casablanca se taillent 20% des victimes au niveau national. D’où l’unique objectif du plan: maintenir une réduction continue des nombres de tués et de blessés graves. Un tel objectif n’est pas facile à atteindre. Le comité régional chargé de la mise en place du PSIUR-II, et de son évaluation, se mobilise sur plusieurs fronts. Le comité coordonne et gère la sécurité routière avec les autres intervenants. Il agit aussi sur l’axe du contrôle et de la sanction. La formation des conducteurs est également une des grandes missions du comité. Le plan laisse aussi une large part à l’infrastructure et à la voirie urbaine. Autrement dit, une implication des conseils locaux qui sont tenus de prévoir des budgets de remise en état des voies. Réduire le nombre des victimes n’est pas une mince affaire. Ce qui complique davantage la mise en œuvre, c’est la multiplicité des intervenants que la présidence du comité -assurée par la wilaya- peine à réunir: justice, police, gendarmerie, protection civile, direction des autoroutes, transport, équipement, éducation nationale, etc. Un responsable local a confié que «depuis déjà quelque temps, le comité régional a cessé de se réunir. Il n’y a plus de confrontation des idées. Chacun travaille dans son petit coin. La personne qui a la charge du dossier à la wilaya manque d’enthousiasme». Normalement, le comité régional doit mettre en place des commissions thématiques, chacune s’occupent d’un aspect particulier du problème. La commission livre ses recommandations à charge pour la wilaya de dispatcher auprès des départements concernés afin de remédier aux insuffisances relevées.L’axe du contrôle occupe une place de choix dans la stratégie de lutte contre l’insécurité routière. Il vise la dissuasion par la sanction. «Notre objectif est de réduire les manquements à la règle et de changer ainsi le comportement dangereux de conduite automobile», indique un cadre à la délégation de l’équipement. Au cours de l’année 2008, la police a verbalisé un peu plus de 20.000 excès de vitesse (1re cause des accidents) en agglomération et 16.000 en dehors du périmètre urbain. L’infraction au stop, feu et sens interdit constitue plus de 24.000 cas alors qu’on a enregistré près de 8.000 cas de non-port de ceinture de sécurité. Quelque 7.000 conducteurs ont été verbalisés pour défaillance mécanique de leurs véhicules et 36.000 motocyclistes pour défaut de port du casque. «Ce sont des chiffres qui démontrent que les accidents sont beaucoup plus liés au comportement des usagers qu’à l’état de la route», indique un responsable à la délégation de l’équipement. En 2008, ces manquements au code de la route ont tué 364 personnes et blessé 18.000. Ils ont donné lieu à près de 78 millions de DH d’amendes, 50.000 mises en fourrière et 33.000 retraits de permis de conduire. Si le premier plan PSIUR-I (2004-2006) a réduit le nombre des victimes de la route à Casablanca (- 10% des tués et - 0,35% des blessés graves), la seconde version du plan (2008-2010) peine à atteindre cet objectif. Les statistiques comparatives l’attestent. En 2006, le nombre de tués est de 316 alors qu’en 2008, il est de 364. L’une des causes est certainement le défaut de coordination entre les innombrables intervenants.


On parle surtout de stationnement

DEPUIS quelque temps, les services de la wilaya n’assurent plus leur part du PSIU (Plan stratégique intégré d’urgence), c’est-à-dire la coordination du comité régional de la sécurité routière. La wilaya ayant «oublié» cette mission, aucun autre organisme ne peut imposer la discipline aux autres membres du comité (justice, police, gendarmerie, protection civile, Santé, ville, Autoroutes du Maroc, équipement, éducation nationale, Jeunesse et sport, comité national de la prévention des accidents de la circulation). Le premier axe du plan (coordination) se trouve alors sans une prise en charge sérieuse. Les commissions préfectorales de la circulation (instituées au niveau des préfectures) ne sont pas, non plus, mieux loties. «Et quand elles daignent se retrouver, c’est pour parler de stationnement», ironise un responsable à la sûreté lors de la présentation de l’étude sur les zones d’accumulation des accidents à Casablanca. Et d’ajouter, «le comité régional a délaissé son rôle de coordinateur. Les rapports et les doléances de la police sur les problèmes et les défaillances des déplacements restent sans écho auprès des instances concernées». Ali JAFRY

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