×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Universités populaires
Plus de 40% de participants en plus
Entretien avec Mohamed El Gahs, secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse

Par L'Economiste | Edition N°:2283 Le 25/05/2006 | Partager

. 700 professeurs y ont participé contre 400 en 2005. Vaste programme de réaménagement des maisons des jeunesLancées en 2004, les universités populaires ont enregistré plus de 20.000 inscrits. Un public melting-pot composé de lycéens, d’universitaires ou de cadres qui ont quitté depuis longtemps les bancs du savoir. Mohamed El Gahs, secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse, dresse le bilan de ce qu’il considère comme une revanche sur le temps et l’ignorance.- L’Economiste: Les universités populaires viennent de clôturer leur programme. Quel bilan peut-on dresser après deux ans d’existence? - Mohamed El Gahs: Certaines universités ont effectivement clôturé leur session cette semaine, comme à Fès, mais dans d’autres villes, elles ont demandé une rallonge d’une semaine ou deux pour terminer leurs programmes. Après deux années d’existence, les universités populaires s’institutionnalisent. Elles sont appropriées par les auditeurs comme par les enseignants. Cette année, nous avons pu attirer 700 professeurs universitaires bénévoles contre 400 l’année dernière. Ce chiffre est extrêmement important, il reflète la réussite et la consécration de cette initiative. Je n’ai pas encore les chiffres définitifs sur le nombre de participants, mais je pense qu’il y a une augmentation de près de 40%. Cela dit, les universités populaires ont créé une dynamique dans ce pays. C’est donc une réussite totale de ce que je considère comme une revanche sur le temps et l’ignorance. . Est-ce que toutes les maisons des jeunes ayant abrité ces universités ont été réaménagées? - Oui, cela s’est fait à l’échelle nationale. Nous avons 1.000 établissements de la jeunesse et plus d’un millier de terrains de sport de proximité et centres d’accueils. Depuis deux ans, un gros effort est mené pour améliorer ces espaces. Nous travaillons, cette année, sur un programme de rénovation de plus de 200 salles. Nous avons commencé par Rabat, Casablanca, Agadir et Fès. L’objectif est de mieux accueillir les universités populaires, mais aussi les activités artistiques et culturelles. . Cela s’inscrit dans la stratégie de votre département…- Tout à fait. Cela fait partie de notre travail normal de rénovation et d’adaptation de ces espaces au contenu nouveau de la politique de la jeunesse. Celle-ci comprend 22 programmes dont les universités populaires, le forum des jeunes, le théâtre, la musique, la lecture, les ciné-clubs et les activités des associations. L’idée est de rendre les espaces de la jeunesse plus attractifs et d’offrir le maximum de chances de réussite personnelle à chacun. . Les universités populaires durent 5 mois. Est-ce que vous ne pensez pas augmenter la durée de ce cycle d’autant plus que certains bénéficiaires sont demandeurs? - Les universités populaires commencent en principe le 16 janvier pour se terminer le 16 mai. Elles proposent 16 séances pour chaque filière de 2 à 3 heures. Je pense que cela correspond presque à la même période que passe un étudiant dans une université dite classique. L’idée de départ est de proposer un cycle assez étalé pour pouvoir offrir le maximum de connaissances aux auditeurs mais sans que ça soit non plus trop long. Ces auditeurs sont souvent des actifs qui ont des contraintes professionnelles. Il faut que la durée du cycle soit juste assez pour épuiser un programme universitaire normal. Mais si les enseignants ou les gens qui interviennent dans ce domaine estiment qu’il faut élargir ou créer d’autres sessions, on verra cela en fonction de nos moyens. . On parle de faire sponsoriser les universités populaires par le secteur privé? - Ce n’est pas à l’ordre du jour. A mon avis, il faut laisser aux universités populaires leur autonomie. Il y a une philosophie derrière cette initiative qu’il faut aussi préserver. C’est un service public. Mais rien n’empêche le privé, les personnes qui ont les moyens, d’aider et de soutenir cette action nationale mais dans le respect de sa philosophie. Je ne peux pas faire une université populaire avec une marque dessus. Les mécènes et les entreprises citoyennes qui s’intéressent au développement de ces universités ou aux autres programmes du ministère sont les bienvenus. C’est une belle idée d’investissement social et citoyen. Propos recueillis par Rachida BAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc