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Economie

Université d’été «Un monde libre»
Un think tank qui met l’Afrique face à ses défis

Par L'Economiste | Edition N°:3333 Le 04/08/2010 | Partager

. Une plateforme de réflexion organisée du 1er au 7 août à Marrakech. Des experts débattent des valeurs du libéralisme La troisième université d’été francophone du projet «Un monde libre» a choisi Marrakech pour débattre des principes et des idées de la liberté, économiquement parlant. Un séminaire qui se poursuit jusqu'au 7 août dans un cadre qui se prête à la réflexion libre et à l’échange. La thématique retenue cette fois-ci porte sur «l’Afrique & liberté». La rencontre a été initiée par le projet «Un monde libre» de la Fondation américaine Atlas (Atlas Economic Research Foundation) qui est basée à Washington DC et du projet éducatif IES (Institut for Economic Studies-Europe). Objectif, promouvoir et diffuser les notions et valeurs de liberté dans le monde francophone et en Afrique. Au total, une trentaine d’étudiants et de jeunes fraîchement diplômés sont venus débattre des thématiques d’actualité. Biélorussie, Roumanie, Estonie, Bulgarie, Allemagne, Belgique, Italie, Cameroun, Côte d’Ivoire, France et Maroc sont autant de pays représentés dans cette plateforme de réflexion. L’enjeu est de former des groupes qui expriment les problématiques vécues dans leurs régions et pays respectifs. La conférence introductive, lundi 2 août, qui a été une séance d’initiation et d’entrée en la matière a porté notamment sur la notion de liberté dans son sens économique. Le Dr Emmanuel Martin -directeur de la publication du projet «Un monde libre»- a démontré le lien entre la liberté et le développement, les revenus, l’espérance de vie… Mais il a précisé que le développement doit venir du bas de la société, de la base et de l’échange. Ce qui se traduit par une économie des coûts, des opportunités et la création de valeur à plus grande échelle. C’est ce monde d’opportunités qui participe à la vision d’un monde ouvert. Pour Dr Martin, «si la Chine devient plus riche, c’est une bonne nouvelle». Une situation qui offre aujourd’hui plus d’opportunités au reste du monde. In fine, le processus de la machine chinoise implique une division du travail à plus grande échelle. La ressource ultime du développement réside dans la capacité à percevoir les besoins des autres et la capacité de leur rendre service, résume le conférencier. «Mais pour pouvoir échanger, il faut un environnement propice et favorable», précise-t-il. Autrement, il faut un terreau institutionnel propice avec des règles claires et des institutions fortes pour conduire et réguler les rapports. Or, les règles doivent tenir compte de deux problématiques. «Celle des incitations et celle des connaissances», résume Martin. Ce dernier est convaincu que l’absence de la bonne information empêche le développement. Il donne pour exemple la réalité des prix sur le marché. Un système qui permet de donner de l’information réelle sur les prix, refléter la rareté et les réalités économiques. Contrairement, le système des subventions et compensations a partout montré que son coût revient plus cher avec une pluralité d’intervenants et des risques dans le ciblage des populations éligibles. Un système qui génère des distorsions et fausse le marché. Cela perturbe aussi la structure des incitations de la productivité du marché. Sur un autre volet, tout aussi proche des soucis du Maroc, Mamadou Koulibaly -président de l’Assemblée nationale en Côte d’Ivoire- a démontré les enjeux des origines institutionnelles sur le développement. Sur ce registre, il a surtout brillé dans le processus à suivre pour changer les mentalités. A noter que pour le cas du Maroc, la politique des grands chantiers, les politiques sectorielles, les restructurations urbaines… requièrent d’autres réformes d’ordre culturel et sociétal pour pouvoir accompagner la nouvelle dynamique. Sur ce registre précis, il faut un changement de mentalité. Sans citer le cas du Maroc, et de manière générale, Koulibaly a livré des pistes. Parmi elles, un processus lent et qui consiste à l’accès à la propriété. En clair, selon le conférencier, l’accès à la propriété favorise des incitations à coopérer. Ce qui en fait un instrument de changement en impliquant plus l’individu qui cherche à construire une responsabilité. Autrement dit, un pacte moral et un système de responsabilité et d’engagement s’installent. Ce qui implique un processus de négociations. Ainsi, en plus du bulletin de vote, le citoyen a une propriété qui lui dicte ses choix électoraux, des projets de société pour l'amélioration des bénéfices collectifs. «L’accès à la propriété est une bonne machine de production de la mentalité, car il participe à l’évolution des bénéfices collectifs», résume Mamadou Koulibaly.


Casting

Le concept de cette plateforme consiste à inviter 5 conférenciers et fervents défenseurs des valeurs du libéralisme. Ce sont des intervenants de qualité, des docteurs et professeurs chercheurs ayant en commun le passage par l’Université d’Aix-en-Provence. Parmi eux, Emmanuel Martin, docteur es sciences économiques qui est directeur de la publication du projet «Un monde libre». Autre grosse pointure du séminaire, Gérard Bramoullé, qui est un ancien professeur du Roi Mohammed VI, alors Prince héritier. Bramoullé est docteur d’Etat , ancien doyen et doyen honoraire de la faculté d’économie appliquée à l’Université Paul Cézanne (Aix- Marseille III). Il est aussi expert de la méthodologie économique. Parmi ses ouvrages, «La Peste verte», la «Monnaie», «Analyse du déséquilibre». Autre chercheur imminent, l’Ivoirien Mamadou Koulibaly, qui est aussi l’actuel président de l’Assemblée nationale en Côte d’Ivoire. Il est aussi président d’un think tank appelé Audace Institut Afrique. Parmi les chercheurs marocains appelés à intervenir, figure Nouh El Harmouzi, spécialiste du rôle des croyances dans le développement des pays arabo-musulmans, ou encore Hicham El Moussaoui, spécialisé dans l’impact des politiques publiques sur les incitations au développement et le rôle des institutions dans le processus de développement. Amin RBOUB

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