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    Politique Internationale

    Une compétition à Dar-Bouazza : Le surf outil de développement communal

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    Le surf était un simple hobby de société. Il est devenu, aujourd'hui, un sport de compétition. La commune rurale de Dar-Bouazza envisage de l'ériger en "outil de développement communal".

    JACK Beach, Dar Bouazza, banlieue de Casablanca.

    Visages colorés, torses nus, Tshirts fluorescents, la folie du surf est au rendez-vous, en ce Samedi 28 Novembre, premier jour de la compétition , organisée par l'association .

    L'événement ne passe pas inaperçu à Dar-Bouazza érigée, pour la circonstance, en pôle d'attraction pour les 114 participants, venus de Casablanca, Mohammadia, Rabat, Salé, Kénitra et même de Marrakech. Sur la plage, une tente caïdale a été montée pour les invités et deux tribunes ont été mises en place. La première loge Malek et Kamal, ex-Dj de Black house, boîte de nuit du Hyatt. Tous deux, ils vont assurer l'animation musicale durant les deux jours de la compétition, Samedi et Dimanche. La seconde tribune loge le jury, dont les délibérations sont portées au public par M. Hervé Pignoges, responsable des affaires techniques, à Morocco". "Au T-shirt tout de suite. Et dans l'eau dans deux minutes". M. Hervé Pignoges a dû répéter ce mot d'ordre, au début de chaque série, composée de quatre candidats. Arrivé au Maroc en 1982, M. Hervé est titulaire d'un diplôme en sciences et techniques des activités physiques et sportives. Il est, actuellement, professeur d'éducation physique. Il dit avoir élaboré une approche technique du surf, basée sur une analyse bio-mécanique des mouvements. Il s'inscrit en faux contre ceux qui considèrent le surf comme . Il précise que l'objectif de la compétition est de . Le règlement a été affiché sur un tableau.

    On pouvait notamment lire: "Le surfeur qui prendra les plus grosses vagues sur la plus longue distance, en effectuant les manoeuvres les plus radicales durs les portions les plus creuses gagnera sa série". Dans la mer, la réalisation d'une telle action n'est pas toujours évidente, selon les candidats. Et beaucoup ont eu du mal à "négocier" la force des vagues" Dans la mer, le challenge prend la forme d'une bataille. Chacun doit précéder l'autre pour avoir la priorité sur la vague qui déferle", estime Saïd Fait, âgé de 22 ans et qui pratique le surf depuis quatre ans et demi. Mais cela n'a pas empêché les chevronnés de faire de belles figures qui ont soulevé les "oha" du public, venu nombreux assister au déroulement des épreuves. Parmi eux, un spectateur attentionné. C'est M. Ali Belhaj, nouveau président de la commune rurale de Dar-Bouazza.

    Ancien pratiquant du surf, M. Ali Belhaj envisage de faire de ce sport un touristique de Dar-Bouazza. "En été, les plages de la région connaissent une activité intense. Mais, en hiver, c'est le vide total", constate-t-il "Nous pensons que l'animation sportive et touristique qu'offre le surf permettra de créer des activités économiques tout au long de l'année, y compris en hiver", ajoute-t-il. La commune annonce, par la voix de son président, qu'elle aménagera au profit de l'association, un local au bord du spot de Dar-Bouazza afin qu'il serve de siège à un club de surfeurs et de bodyboarders. Selon un des membres de "Cap surf Morocco", l'association envisageait, au départ, d'organiser une "petite copétition".

    Mais, la commune et son président, chapeautés par la préfecture de Hay Hassani-Ain Chock, ont mis tout leur poids et leur réseau de relations publiques pour faire de la compétition "un grand événement" .

    Ce fut un événement de l'avis même de quelques-uns des 114 participants. "C'est plutôt bien organisé, Il y a beaucoup plus de compétiteurs que dans d'autres concours", estime Farouk Audor, un jeune de Mohammadia, âgé de 16 ans. Farouk pratique du booggy depuis qu'il est revenu avec ses parents au Maroc, il y a 4 ans. Auparavant, il vivait en France, à Dijon, "au milieu des terres". Son avis est partagé par Yassine, un autre bodyboarder de Mohammadia qui pratique ce sport depuis 1986. Yassine, surnommé par ses copains. Il sera éliminé dés les premiers tours de qualification. Le jury a vu autrement sa prestation artistique.

    Abdelkhalek ZYNE

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