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Un secteur en ébullition face à ses échéances

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· L'assurance reste marquée par son passé sulfureux, mais attire les convoitises
· Seulement 2,3% du PIB réalisé dans le secteur
· Incertitudes sur les préparatifs de la libéralisation


Avec 2,3% du PIB, une médiocre image de marque auprès du public, le secteur des assurances n'en est pas moins devenu en quelques semaines le coeur d'enjeux colossaux au Maroc.
Le secteur porte encore les stigmates de graves désordres et tout n'est pas encore réglé, même après une quinzaine d'années d'assainissement. Il attend impatient ou anxieux la libéralisation, sur un fond d'éparpillement dangereux.
Tout le monde ne sera pas prêt pour cette libéralisation, qui est double, celle des tarifs ou bien celle de l'ouverture des frontières.
Tous les niveaux sont concernés, tant le courtage que les compagnies elles-mêmes.
Après la reprise d'Al Wataniya et de l'Alliance par le groupe Benjelloun, ce sont les courtiers qui sont entrés en ébullition. L'ONA a regroupé Agma avec Lahlou-Tazi, tandis que l'ACECA a réuni deux autres courtiers. De son côté, Al Amane a resserré ses liens avec l'un des tout premiers mondiaux, Axa.
A Rabat, le Code des Assurances, devenu sous la houlette de M. Oualalou, ministre des Finances, une loi des assurances, attend toujours d'être mis dans le processus législatif. Une grande question reste: l'Administration est-elle prête pour changer son mode de contrôle, pour passer du contrôle sur les tarifs au contrôle sur la solidité financière des acteurs.
L'automobile, après vingt ans d'avatars, est paradoxalement la plus avancée pour entrer dans la libéralisation. L'assurance auto fait 40% du chiffre d'affaires. Les autres tarifs homologués, l'incendie et dans une moindre mesure le maritime, sont plus en retard, ce qui nourrit les commentaires qui voudraient reporter l'application de la libéralisation.
Sur la maritime, la difficulté s'accroît du fait que le secteur et les pouvoirs publics souhaitent limiter la fuite des primes, qui serait actuellement de l'ordre de 35%.
Côté assurance-vie, le développement reste un peu décevant, malgré un démarrage en force au début des années 90, surtout au moment où les alternatives de placements se sont, elles, considérablement accrues. La vie et la maladie plafonnent à 20% du marché. C'est trop peu. En face, l'absence de couverture maladie généralisée et obligatoire rend la fraude tentante et courante. Les compagnies se rattrapent donc sur les autres garanties comme l'invalidité.
Et pour poivrer le menu qui est déjà fort piquant, il y a le risque du bug 2000: l'assurance est par nature une comptabilisation à long terme. Il n'est pas absolument certain que tous les ordinateurs soient remis à niveau à temps.

Mohamed BENABID

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