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Maritime: Les défis de la libéralisation

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· Les assureurs appelés à renforcer leur expertise en matière de gestion de risques et d'assistance à la clientèle
· Enjeu, encourager le recours à des assureurs locaux


La date-butoir pour la libéralisation des tarifs de la branche assurance maritime et transports approche. Les assureurs doivent, d'ici 2001, s'organiser et développer leur expertise de manière à fixer librement des tarifs sans que cela n'affecte leur équilibre financier ou leur compétitivité.
Selon M. Omar Boughabi, secrétaire général du CAMM (Comité des Assureurs Maritimes du Maroc), l'un des défis que doivent relever les assureurs marocains sera de créer leur propre valeur ajoutée. Non seulement pour pouvoir faire face à la concurrence étrangère, mais aussi pour inciter les assurés à opter pour l'offre locale.
Les mesures qui pourraient être mises en place ne doivent pas être uniquement d'ordre tarifaire, mais aussi en termes de conseil à la clientèle.
La libéralisation pourrait constituer un facteur de redynamisation de l'assurance maritime et transport. Comparé aux autres branches, le marché reste, il est vrai, restreint: il contribue pour 6% seulement au chiffre d'affaires du marché de l'assurance au Maroc.
Les statistiques de 1997 (celles de 1998 n'étant pas encore disponibles) peuvent en témoigner. Le chiffre d'affaires global en assurance corps (navires) et facultés (marchandise) a été de l'ordre de 416,5 millions de DH.
Pour M. Boughabi, les assurés peuvent eux aussi participer au développement de la branche maritime et transport et de l'économie nationale. Même s'ils payent un tarif relativement plus élevé, ils auront une garantie meilleure et aussi l'avantage d'être à proximité de leur assureur. Ce qui leur faciliterait le recours en cas de litige.
Les assurés demandent souvent aux assureurs de s'aligner sur les taux de primes pratiqués par les compagnies étrangères, alors que les tarifs de ces dernières sont calculés sur des bases tout à fait différentes et ne tiennent donc pas compte de la capacité et de la taille des assureurs marocains.
Pour l'heure, les assurés sont obligés de recourir aux compagnies locales. En effet, l'arrêté visiriel du 16 septembre 1941 stipule que "les risques situés au Maroc et les personnes qui y sont domiciliées ne peuvent être assurés que par des contrats souscrits et gérés par des compagnies locales".
En dépit de cette obligation de souscrire localement, une partie du marché échappe aux compagnies marocaines. Selon une étude réalisée par le CAMM, et pour le seul exercice 1997, plus de 35% des primes d'assurance maritime sur facultés ont été versées à des assureurs étrangers, soit l'équivalent de 134 millions de DH.

Hicham RAÏQ

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