×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Dossiers

Bug: Prudence maximale chez les assureurs

Par L'Economiste | Edition N°:470 Le 24/03/1999 | Partager

· Le principe: Le passage à l'an 2000 est non assurable
· Impuissance des outils traditionnels de prévision des sinistres
· Les contrats exclus

Le passage des systèmes d'information à l'an 2000 sans encombre est avant tout un risque d'entreprise qui relève de la responsabilité des dirigeants. Il ne revient pas aux compagnies d'assurances de se substituer à leur place. Voila en substance la position des assureurs marocains face aux risques liés au passage des systèmes informatiques à l'an 2000. Un avenant d'exclusions bug a été annexé à tous les contrats en cours et la conclusion de toute nouvelle police intègre systématiquement ces exclusions. Il reste à s'assurer de la discipline de l'ensemble des opérateurs sur le terrain certains pouvant être tentés de faire cavalier seul.
C'est à la fin de l'année dernière que le secteur a dégagé une position commune face à la couverture du risque "bug". Celle-ci avait été négociée avec les réassureurs et consiste à dire que tous les événements "an 2000" sont garantis sauf pour certaines polices et des activités particulièrement exposées pour lesquelles les assurés doivent prendre leurs responsabilités. Les garanties traditionnelles (dommages, incendies, dégâts des eaux) restent couvertes avec plusieurs limitations (la détérioration de produits en entrepôts frigorifiques et les globales des banques). Pour cette dernière? Parce qu'elle couvre les détournements et les vols. Or, actuellement les détournements empruntent aussi des voies sophistiquées. Les assureurs ont donc voulu se prémunir contre la délinquance des cols-blancs dont certains pouvaient profiter des désordres entraînés par le bug. Sont également exclus les contrats dommages "tous risques sauf", du fait de l'étendue des risques qu'ils font courir aux assureurs. C'est une police très rare et il n'y a eu à ce jour que deux organismes qui l'ont souscrite.
La position des assureurs marocains rejoint en fait la doctrine internationale: L'an 2000 étant un événement certain, il n'est pas assurable. Comme leurs homologues à l'étranger, les compagnies marocaines ont longtemps marqué des hésitations avant d'arriver à une synthèse. En réalité, le bug leur pose une équation inédite dans l'histoire de leur métier: les outils mathématiques sur la base desquels sont établies les probabilités de sinistralités sont tout simplement impuissants face au bug. "Il y aura des dégâts, mais personne ne peut en évaluer l'ampleur, affirme M. Khalid Chedadi, administrateur-directeur général de l'Alliance Africaine, chargé par ses pairs de coordonner le dossier bug à la Fédération des Assurances. Ce n'est pas un hasard si aucun assureur dans le monde n'a à ce jour proposé une couverture spéciale pour protéger les utilisateurs ou les fabricants contre les éventuels sinistres ou accidents dus à un changement de millénaire défectueux.

Abashi SHAMAMBA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc