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Un nouveau patron pour le Trésor US

Par L'Economiste | Edition N°:2288 Le 01/06/2006 | Partager

. Paulson devrait maintenir la politique actuelle vis-à-vis du dollarLa nomination de Henry Paulson comme nouveau secrétaire au Trésor américain ne devrait pas changer la politique de l’administration républicaine américaine d’affaiblissement contrôlé du dollar, selon plusieurs analystes. L’annonce du choix du président Bush a provoqué une légère remontée momentanée du billet vert. La nomination de Henry Paulson, jusqu’alors PDG de la banque d’affaires Goldman Sachs, «a réveillé le souvenir de Robert Rubin, également un ancien de Goldman Sachs, secrétaire au Trésor dans l’administration Clinton et architecte de la politique du dollar fort», a souligné Jay Bryson de la banque Wachovia. Mais ce sursaut a été bref, le recul de l’indice de la confiance des consommateurs pour mai faisant presque aussitôt baisser la devise américaine. Elle s’affichait 30 mai à New York à 1,2867 dollar pour un euro contre 1,2745 la veille alors que les deux monnaies étaient encore à parité à la mi-2003 peu après l’arrivée au Trésor de John Snow aujourd’hui démissionaire. Ce dernier a pourtant répété sur tous les tons qu’une «politique du dollar fort est dans le meilleur intérêt des Etats-Unis». Cette politique est en fait un héritage de Robert Rubin, qui en prononçant cette phrase devenue rituelle, «signalait que le Trésor n’interviendrait pas sur les marchés pour faire baisser le dollar», rappelle Jay Bryson. «Cela donnait aux investisseurs étrangers l’assurance qu’ils pouvaient continuer d’investir leurs capitaux aux Etats-Unis sans craindre qu’ils soient dévalués par la dépréciation du dollar», selon lui. Mais John Snow, en précisant que les marchés restaient maîtres de l’évolution des taux de change, a renforcé cette politique de non-intervention ce qui a paradoxalement abouti à faire baisser la devise américaine. Selon Nicole Miller, analyste chez AG Edwards, «la plupart des intervenants du marché pensent toujours que l’administration américaine est en faveur d’un dollar faible, qui pourrait aider à réduire l’énorme déficit commercial et à renforcer l’économie américaine». Il s’agira pour Henry Paulson, fort de l’expérience des marchés financiers acquise à Wall Street, de continuer cet exercice d’équilibriste.


Et le yuan?

Plus que le dollar, c’est le yuan, la devise chinoise, qui risque d’occuper l’esprit du nouveau secrétaire au Trésor. Grand connaisseur de la Chine, il va devoir continuer les efforts de son prédécesseur pour convaincre les autorités de Pékin de réévaluer leur monnaie. La pression est de plus en plus forte au Congrès et chez les industriels américains pour dénoncer une politique de changes considérée comme déloyale de la part de Pékin et source du colossal déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine. Synthèse L’Economiste

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