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Tunisie : Les priorités de la rentrée économique et sociale
De notre correspondante à Tunis, Yousra MAHFOUD

Par L'Economiste | Edition N°:2359 Le 12/09/2006 | Partager

. L’emploi et la préservation des grands équilibres macroéconomiques en tête. Un taux de croissance dépassant régulièrement 5% par an. Un revenu par habitant parmi les plus élevés de la régionPortée par de bonnes nouvelles sur le front économique et social, la rentrée écomique tunisienne s’annonce en fanfare. Les priorités sont affichées; les ambitions, dévoilées. C’est bien sur le terrain de l’emploi et de la préservation des grands équilibres économiques qu’il y a eu le plus de visibilité. Les indicateurs sont venus conforter cette embellie: depuis plusieurs mois, ils montrent une amélioration certaine. De quoi permettre aux acteurs d’aborder la rentrée sous de meilleurs auspices. D’autant que le pays peut se prévaloir d’un chômage en baisse et d’une croissance en progression constante. Avec un taux de croissance annuelle dépassant régulièrement 5% et un revenu par habitant parmi les plus élevés de la région, le pays peut se targuer de la longueur d’avance prise par rapport à ses voisins. Aujourd’hui, l’action pour l’emploi, la croissance et le pouvoir d’achat sont en tête des priorités. Une dynamique d’interactions sur laquelle mise le pays entre différents acteurs et niveaux.Le chantier de la modernisation du secteur financier et bancaire en particulier n’est pas en reste. D’ailleurs, les autorités monétaires ne cessent de multiplier les réunions pour parachever les réformes et assainir le secteur. . Devenir le Bangalore du MaghrebDans un contexte déterminant et décisif marqué par l’entrée en vigueur totale de l’accord de zone de libre-échange avec l’Union européenne ainsi que le lancement du processus de libéralisation, les objectifs tracés sont donc clairs: améliorer les principaux indicateurs de développement économique humain et social. Les réalisations sont là pour en témoigner. En effet, la Tunisie a nettement amélioré ses fondamentaux ces dernières années. En matière de rythme de la croissance économique, le pays a réalisé des avancées notoires. Mais les défis prochains seront a fortiori la réduction du taux de chômage — un point qui continue tout de même à peser — et le doublement du revenu par tête d’habitant, à hauteur de 8.000 dinars par tête d’habitant à l’horizon de 2016. Il s’agit même de porter de 20 à 35% du PIB en 2016 la contribution des secteurs à haut contenu de savoir, la croissance globale à une moyenne de 6% par an, ce qui permettra de fait une amélioration du revenu par tête d’habitant au taux de 5% par an. Pour cela, le pays mise sur l’amélioration de la productivité globale des facteurs de production, sur le renforcement du rôle du secteur privé, et sur l’intensification des flux d’investissements directs étrangers. Ici, l’on est conscient de la nature des enjeux à lever. Il s’agit de mettre à grande échelle l’économie sous le signe du «hightech» et une d’industrie à forte valeur ajoutée. Le modèle indien veut aujourd’hui être suivi. La Tunisie entend précisément devenir le Bungalore du Maghreb et elle le fait savoir.Le pays dispose de potentiels importants: un niveau d’éducation très élevé, une population jeune et ambitieuse, avec une tranche d’âge de moins de 30 ans, auxquelles s’ajoutent l’infrastructure ou encore la proximité de l’Europe. En tout cas, toutes les pistes devront être explorées afin d’assurer la durabilité de la croissance et le progrès économique et social. Et c’est par là que devrait passer à l’avenir les nouvelles lignes de l’avantage comparatif.La Tunisie ne s’est pas laissée surprendre par la déferlante de la mondialisation. Pour ce faire, de grands chantiers sont déjà ouverts. Mais, de l’avis des experts, il en faut manifestement davantage pour négocier dans la sérénité l’insertion dans l’économie mondiale. Et c’est tout l’enjeu lancé pour les prochaines années.

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