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    Economie

    Transport routier
    Le Maroc pénalisé à l’international

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . La flotte nationale traite moins de 15% des flux . Un plan d’action sera proposé prochainement à la tutelle«PAS moins de deux heures de perte de temps sur le trajet Agadir-Tanger en raison des contrôles routiers», dénonce Ahmed Aberchane, président de l’Association de transport international et de logistique (Astril-Maroc). C’est la rançon des multiples points de contrôle effectué par le système de sécurité routière. On en dénombre en moyenne une vingtaine sur cet itinéraire emprunté par les camions transportant fruits, légumes et poissons frais destinés à l’exportation. Perte de temps mais aussi pénalisation pécuniaire évaluée à 800 DH par camion et par voyage. «Dans quelles conditions peut-on alors prétendre à une compétitivité face à la concurrence étrangère?» s’interroge Aberchane. D’autant plus que la profession est lourdement handicapée par rapport aux transporteurs européens qui opèrent sur le territoire national. Ces derniers bénéficient de la détaxe sur le matériel roulant, la pièce détachée et du carburant professionnel, pour ne se limiter qu’à ces artifices qui constituent au Maroc les postes de frais les plus importants, est-il signalé. Au demeurant, tous les coûts s’avèrent plus élevés chez nous, abstraction faite du salaire du chauffeur. Aussi ne faut-il point s’étonner de voir la flotte étrangère accaparer les 85% des flux traités par le Transport international routier (TIR). Ce volume est détenu par 43 entreprises étrangères qui opèrent parmi les 380 sociétés que le secteur marocain du TIR avec un millier de véhicule. Or, ce type de transport doit obligatoirement s’aligner sur les normes internationales tout en disposant de moyens à même d’assurer sa compétitivité. Car, aux coûts logistiques internes qui s’avèrent prohibitifs, les frais et délais du passage du détroit sont aussi des handicaps sérieux. Selon une étude de la Banque mondiale, la traversée coûte environ 550 euros, soit 3 fois plus que sur une distance comparable. Ceci résulte de la combinaison de trois postes quasiment équivalents: des coûts portuaires élevés au Maroc et en Espagne et le prix de la traversée maritime. A cela s’ajoute la vulnérabilité du TIR vis-à-vis des activités illégales comme le trafic des stupéfiants et celui des passagers clandestins (cf. www.leconomiste.com). D’après les opérateurs, près de 1% des chargements sont affectés. Niveau jugé très important par les spécialistes. Pour remédier à la situation, l’Astril-Maroc a élaboré une étude qu’elle compte présenter incessamment au département de tutelle. Selon Aberchane, le document dresse un diagnostic complet des contraintes notamment au niveau juridique, technique et financier. Il définit aussi les grands axes d’une stratégie de développement de l’activité de la flotte nationale. L’objectif est d’arriver à traiter au moins 50% du trafic TIR. Objectif réalisable, selon la profession, à la seule condition d’un accompagnement par autres départements concernés par l’activité.


    SIT-Tanger

    L’Astril-Maroc organise pour la seconde année consécutive le Salon international du transport et logistique. La prochaine édition aura lieu du 28 au 31octobre à Tanger. Cette manifestation qui rallie le soutien de grands opérateurs étrangers et d’institutionnels concernés, comme TangerMed et Marsa Maroc, se veut pour principal objectif la promotion de partenariats entre les pays du pourtour de la Méditerranée.A. G.

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