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    Economie

    Ouarzazate: Projet allemand de gestion hydrique

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . Conférence autour de l’eau du 28 au 30 octobre LA problématique hydrique dans la vallée de Drâa suscite de plus en plus d’inquiétude. Le contexte des changements climatiques ne fait qu’aggraver un état de fait déjà alarmant. Conscientes des enjeux environnementaux y afférents, deux universités allemandes, de Cologne et Bonn, s’intéressent à cette région via un projet baptisé Impetus. En partenariat avec des parties marocaines, dont les départements de l’Eau, de l’Environnement et de l’Agriculture, ces deux universités envisagent d’organiser, du 28 au 30 octobre à Ouarzazate, une conférence internationale autour de la gestion des ressources hydriques dans la région de Drâa. La plateforme de la conférence n’est autre que le travail effectué par Impetus depuis l’an 2000, un projet de recherche scientifique interdisciplinaire maroco-allemand. La vallée de Drâa a révélé, en effet, un gradient climatique des régions semi-arides du Haut Atlas jusqu’à l’avant-pays du Sahara du Nord.

    Echange de savoir-faire
    La zone étant déjà connue pour ses déficits en la matière, les organisateurs ont opté pour un thème s’articulant autour des «Concepts et outils pour une gestion durable de l’eau». Un premier objectif à cibler serait l’échange des connaissances et du savoir-faire relatifs à la gestion durable de l’eau. Il s’agira également de diffuser des informations relatives aux travaux réalisés dans le cadre du projet Impetus. Les premiers exposés lors de cette rencontre seront sous forme de posters et démonstrations, ainsi que des contributions sur les ressources naturelles, leur utilisation, leur gestion dans les régions sèches comparables. Des expériences pratiques en matière de gestion de ressources hydriques seront partagées par leurs initiateurs. Le projet Impetus, qui développe des scénarios réalistes jusqu’en 2020, jettera la lumière sur un projet similaire développé au niveau du bassin versant du fleuve Ouémé supérieur au Bénin, en Afrique de l’Ouest. Les recherches visent à évaluer les interrelations entre le cycle hydrologique, la variabilité climatique à grande échelle et les changements dans la biosphère, ainsi que leur influence sur la disponibilité en eau. L’occasion de cette conférence sera également saisie par le projet «transhumance et biodiversité», développé par le Pnud dans les régions de Ouarzazate et Zagora, pour étaler l’expérience des Matfiates (citernes d’eau enterrées). Une méthode qui aide les paysans et éleveurs à s’adapter aux changements climatiques de ces deux dernières décennies, à travers la valorisation de modes de gestion traditionnels. Selon le coordinateur du projet, Aziz Rahou, «cette expérience a eu de bons résultats, dans la mesure où elle permet aux nomades et sédentaires de collecter des eaux de pluies torrentielles dans des zones où la nappe phréatique est pauvre». Il est très probable qu’un changement climatique anthropogène, en combinaison avec une dégradation des sols et une migration, aura un impact sur l’hydro-climat avec un affaiblissement du cycle hydrologique en Afrique de l’Ouest tropicale et subtropicale. Ceci a comme conséquence une diminution de la disponibilité en eau douce, en opposition à une augmentation de la demande en eau.De notre correspondant, Ali RACHDI
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