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    Economie

    Casablanca/tramway
    Les appels d’offres bientôt lancés

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . Leur gestion confiée à «Casa transport» . L’exploitation, question sans réponse Casablanca marche à pas sûrs vers le tramway. Le coût de la première ligne est estimé à 6 milliards de DH. «Il ne reste plus que le lancement des appels d’offres pour choisir les soumissionnaires éventuels qui auront la mission de réaliser la première ligne de ce mode de transport prioritaire qu’est le tramway», affirme un fonctionnaire de la commune urbaine de Casablanca. Si le transport urbain est une affaire de la mairie, ce n’est pas celle-ci qui prendra en charge l’adjudication des marchés liés à sa réalisation. C’est bel et bien la société anonyme, nouvellement créée, «Casa transport» (www.leconomiste.com) qui s’en occupera. Les conseils locaux (Région, ville et préfecture) ont tous donné leur feu vert à la création d’une telle société. Le passage par le vote des conseillers de ces instances est une obligation, ces collectivités étant présentes dans le tour de table et, par conséquent, apportent une contribution financière au capital de la société. La seule autre condition formelle qui reste à remplir est la publication au BO. «Une fois l’insertion faite, les appels d’offres seront lancés», insiste le fonctionnaire.Le choix de confier à une société privée la charge de gérer la mise en œuvre de la première ligne de tramway n’est pas fortuit. A en croire un cadre à la mairie, «la commune ne peut pas s’arroger ce droit. D’abord, elle n’est qu’une partie parmi d’autres bailleurs de fonds. Ensuite, les procédures d’adjudication de marchés des collectivités locales sont lentes et lourdes». Tous les ingrédients sont réunis donc pour réussir ce mode de transport en site propre. Au tout début (2004), la présidence de la Région a commandé une étude, le PDU (Plan de déplacements urbains), dont les conclusions ont recommandé l’obligation de privilégier le scénario volontariste, plus coûteux du reste (au lieu du scénario tendanciel ou d’amélioration) «qui se base sur une offre accrue de transport collectif avec mode ferré». C’est «la seule façon de décongestionner la circulation», affirment les auteurs de l’étude. Ensuite, la ville a diligenté les études de définition du réseau, achevées en juillet 2007. Autre pierre dans l’édifice: les études préliminaires pour définir la ligne du tramway, finalisée en décembre 2007. Enfin, les études d’avant-projet, fin prêtes depuis mai 2007. Mais un léger retard par rapport au calendrier arrêté au départ a été constaté. Il concerne la phase du lancement des appels d’offres, prévue initialement pour la mi-2008. L’autre engagement de calendrier concerne le lancement des travaux et la mise en service, attendus respectivement pour 2009 et 2012. La ville saura-t-elle respecter ces engagements? Selon la société Simali, assistant à maître d’ouvrage, «dans le cas de grands projets, l’autorité ayant la tâche de mise en œuvre a le choix entre deux familles de contractualisation. Soit commencer par le choix des entreprises à travers des contrats de travaux et après entamer les études détaillées. Dans le second cas, les études précèdent la contractualisation». La méthode à suivre «n’est pas encore tranchée », annonce un cadre du Conseil de la ville. La première formule pèche par l’excès en nombre d’entreprises. Ce qui pose des problèmes de suivi et de coordination complexe de marchés adjugés. Mais, elle a l’avantage de faire valoir la concurrence et la possibilité d’adaptation au fur et à mesure de l’exécution. La seconde formule se limite à sélectionner 2 à 6 groupes (infrastructures, équipement et matériel roulant, etc.). Pourtant, elle a l’inconvénient de léguer l’émulation au second rang. Une question reste encore sans réponse. C’est l’exploitation qui ne va pas sans une autre: le prix du ticket. Pas de scénarios pour le moment. S’agira-t-il d’une exploitation directe par la ville? par les soins d’une régie ou d’une société d’économie mixte? ou encore d’une société à capital public ou enfin d’un concessionnaire entièrement privé? En tout cas, l’exploitant aura à s’acquitter d’une redevance à la société réalisatrice.


    Ligne

    Le tracé de référence est déjà défini. Il est long de 35 kilomètres et compte 60 stations. Le tramway desservira dans un premier temps 9 quartiers : Sidi Moumen, Hay Mohammadi, centre-ville, El Fida, Ben M’Sick, Bachkou, Sidi Maârouf, nouveau pôle d’Anfa et Hay Hassani. Les infrastructures desservies sont: les campus universitaires, le quartier des hôpitaux, le quartier d’affaires du centre-ville, le Technopark, les zones industrielles de Moulay Rachid et Roches Noires, la gare routière Ouled Ziane et et l’hôpital Mohammed V. Les élus seront appelés à se prononcer par vote aussi bien sur le tracé que sur les zones desservies. Des modifications restent donc toujours possibles. Ali JAFRY

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