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    Economie

    Transport routier
    Des pistes de réforme sur la table

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . Formation des conducteurs, amélioration des contrôles,.... 92% des opérateurs possèdent moins de 2 véhicules. Des coûts logistiques trop élevés: 20% du PIB Opacité du marché et concurrence déloyale, vieillissement du parc, déficit d’investissement et de formation professionnelle, le lot de dysfonctionnements que traîne le secteur du transport routier n’en finit pas. Pourtant, la logistique avec toutes ses composantes doit être érigée en secteur-clé de compétitivité commerciale. Surtout pour un pays dont le principal avantage tient à la proximité géographique des principaux marchés d’exportation et d’approvisionnement. Or, les coûts logistiques au Maroc s’avèrent des plus élevés dans le monde. Selon une étude de la Banque mondiale, ils atteignent 20% du PIB contre 10 à 16% dans les pays de l’UE. Ce ratio est de l’ordre de 15 à 17% chez certains grands pays émergents comme le Mexique, le Brésil ou encore la Chine. Paradoxalement, l’offre de service de qualité dans le transport routier de marchandise est très faible. Tout particulièrement pour le transport communément désigné sous le vocable «de transport de ramassage». Le secteur reste dominé par des micro-entreprises non structurées et très faiblement outillées: 92% des opérateurs ont un parc inférieur à 2 véhicules. La Fédération du Transport (FT) relevant de la CGEM qui donne cette indication précise aussi que 1.376 entreprises ne possèdent pratiquement pas de camions. La création étant intervenue, pour la plupart, dans la foulée de la libéralisation décrétée en 2003. Ceci est dû au fait que l’acquisition du véhicule s’effectue après l’obtention du certificat d’inscription. Ce document n’étant pas subordonné à l’achat préalable du matériel roulant. Par ailleurs, «la répartition des entreprises selon la forme juridique révèle que près de 88% d’entre elles sont individuelles auxquelles s’ajoutent les 11% de SARL, majoritairement d’actionnaire unique», note le rapport d’évaluation de la réforme du transport routier élaboré par la FT-CGEM. Seules 59 entreprises sur un total de plus de 20.000 sont constituées sous forme de SA. Le caractère physique reste donc la dominance du marché et ne diffère point de la situation d’avant la réforme. Autrement dit, mal accompagnée, la libéralisation qui devait poser les jalons d’un secteur moderne du transport routier a eu plutôt pour effet d’exacerber la concurrence et d’avilir les prix. Car, aux côtés d’entreprises structurées évolue un secteur informel déchargé d’obligations fiscales, sociales et autres. Au total, le parc est estimé actuellement à près de 57.000 véhicules, dont 55% pour le compte d’autrui et le reste pour compte propre. Cependant, la première catégorie qui relève des professionnels a été moins impactée par la réforme. Du moins en termes de renouvellement et d’évolution du parc. Ce dernier comporte une forte proportion de camions d’un âge égal ou dépassant la décennie: 55% contre 43% pour le parc dédié au propre compte. Par type de véhicules porteurs, la répartition fait ressortir des parts trop élevées des plateaux (52%) et des bennes (37%). Ceci est dû au fait que les premiers sont utilisés pour les produits à l’état brut, encombrants et ne nécessitant pas de protection tandis que les seconds sont affectés essentiellement aux déchets, matériaux de construction et betterave à sucre. A l’opposé, les faibles pourcentages des remorques citernes (4%) et frigorifiques (5%), reflètent la position du secteur chimique et alimentaire dans l’économie nationale. Car si, les remorques citernes sont l’apanage des sociétés du secteur, la distribution des denrées alimentaires périssables (viandes, poissons, laits…) fait figure de parent pauvre du transport routier. Pourtant, des pistes de réforme moyennant quelques mesures d’accompagnement ont été identifiées aussi bien par les professionnels que l’administration de tutelle. Reste à rallier l’adhésion des autres départements concernés comme les Finances, l’Intérieur et la Justice. L’essentiel des actions proposées a trait à l’amélioration des contrôles administratif, technique et routier, la formation des conducteurs, la restructuration du secteur et la promotion de l’information et de la qualité des prestations. Pour favoriser l’intégration du secteur formel, les professionnels avancent deux pistes jugées incontournables. Le regroupement des microentreprises et l’introduction de la notion «du gasoil professionnel». Cette notion s’appuie sur la récupération par les transporteurs de la TIC (Taxe intérieure de consommation). Les modalités d’application de cette mesure amèneront ipso facto les transporteurs à intégrer le système formel. Au demeurant, estime la FT-CGEM, il ne s’agirait que d’aligner ce secteur, stratégique mais non compétitif, sur les activités de pêche, le transport aérien ou encore les entreprises installées dans les régions sahariennes.A. G.

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