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Entreprises

Transport : Après le redressement, COMATTlR développe l'international

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

Le transporteur et transitaire COMATTIR veut changer de régime, alors que le "redressement de l'entreprise est arrivé à terme" selon l'expression de M. Haim Abécassis. COMATTIR veut élargir ses activités dans la perspective de l'introduction du TIR, dans quelques semaines.

L'entreprise de transport a été créée en 1970, mais a connu des avatars graves. De la petite centaine d'employés qui y travaillait en 1974, l'entreprise était tombée, en 1985, à 17 personnes et un passif de l'ordre de 10 millions de DH, mais dont la validité devait être vérifiée.

En 1986, les propriétaires redonnent à leur partenaire des débuts, M. Abécassis qui était de retour au Maroc, la charge de redresser l'entreprise et pour ce faire fixent un délais de 5 ans. Le Directeur Général estime les objectifs atteints en Janvier 1990. Il reste cependant un contentieux avec une banque, contentieux dont l'entreprise pense qu'il se réglera à l'amiable. Le passif restant est de l'ordre de 2 millions de DH estime M. Abécassis, qui précise que "les fonds propres actuels le couvrent largement". Il annonce que le capital devra être multiplié par plus de 10 dans les douze mois qui viennent, pour être porté à 5 millions de DH.

L'entreprise emploie actuellement 145 personnes et quelques occasionnels. En Avril dernier, COMATTIR, qui avait été dans les années 70 l'un des premiers transporteurs marocains à faire du TIR, a lancé des lignes régulières sur l'Espagne. Les camions sont confiés à des équipes mixtes, un Marocain et un Européen. M. Abécassis admet que le système accroît le coût mais "il faut en passer par là car nos chauffeurs marocains ne sont pas habitués aux transports internationaux". Il estime que l'apprentissage durera environ dix huit mois et que l'investissement est intéressant car l'ouverture commerciale du Maroc lui paraît irréversible.

COMATTIR souhaite tester et développer des activités liées à cette ouverture comme le transport du frais à l'import avec l'équipement de ses entrepôts. Ce n'est pas sans fierté que M. Abécassis rappelle qu'il avait eu le premier l'idée d'équiper un magasin à demi en ruine, sur le port de Mohammédia et de lui faire donner le statut d'entrepôts sous douane, en 1972. Ce magasin fonctionne toujours et a considérablement grandi.

La profession considère que c'est cet entrepôt qui a "fait la valeur du port de Mohammédia", avant qu'il ne soit réorienté sur l'activité de terminal pétrolier. COMATTIR compte construire et équiper d'autres magasins sous douane. A Marrakech et Meknès, où les terrains ont été acquis, COMATTIR programme deux entrepôts de 1.000m2 chacun. L'entreprise cherche aussi à s'implanter à Nouasseur sur 500m2. L'entrepôt de Mohammédia, qui fait 2.000m2 doit être équipé sur 500m2 pour le frais et périssable. On compte que l'investissement pour un entrepôt est de l'ordre de 2 millions de DH, 3 millions de DH lorsqu'il s'agit d'équipements frigos.

L'état major de l'entreprise se montre très attentif à l'organisation de l'entretien. Un atelier fonctionne de 6h à 20h avec deux équipes. Il peut effectuer les travaux de mécanique, tôlerie, soudure, ...COMATTIR estime que l'investissement et les frais de fonctionnement de cet atelier, installé à Roches Noires, valent "largement les coûts qu'engendrerait l'immobilisation des camions". De même, l'entreprise dispose d'une petite flottille de 25 motos et a équipé ses cadres de téléphones portables. Ce faisant, et alors que l'ambiance générale est à l'économie, elle ne considère pas ces commodités comme sur-dimensionnées. L'économie du temps, bien que personne n'en parle, semble être le maître mot de l'organisation.

Le domaine des services accessoires est vaste dans la mesure où l'entreprise, qui abrite aussi l'agence de Calberson et et correspondant de plusieurs transporteurs européens, accueille régulièrement des clients qui viennent chez elle pour rechercher et négocier de la sous-traitance industrielle. Toujours dans le domaine des services annexes, COMATTIR, sans l'avoir vraiment désiré se lance dans le contrôle de qualité. "Ce sont des demandes constantes de nos clients qui nous ont poussé dans cette voie" explique M. Abécassis. Actuellement, 6 personnes travaillent au contrôle de qualité qui est spécialisé dans le textile.

M.C.

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