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SIG: progiciels d'Altaïr pour la gestion urbaine

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

AVEC le lancement et le démarrage au Maroc de plusieurs projets informatiques touchant la cartographie, le problème de la gestion des grands sites urbains et industriels est posé. C'est face à cette problématique que depuis quelque temps, un nouveau concept s'est introduit dans les administrations, collectivités locales et offices marocains. Il s'agit du système d'information géographique (SIG ou GIS) qui regroupe un ensemble de technologies en vue de gérer un patrimoine. Celui-ci peut être urbain, rural, forestier, hycho-géologique, minier ou sanitaire ...
D'un point de vue technologique, le SIG est né du rapprochement de deux savoir-faire: l'informatique de gestion et la cartographie. La première composante a apporté ses applications, ses bases de données, ses ordinateurs et ses réseaux. La cartographie quant à elle a apporté la représentation, la shématisation sur de grands espaces des objets ou des phénomènes (cartes thématiques) et ses outils tels que les logiciels de dessins, périphériques de tracés et d'acquisition (traceurs, digitaliseurs, scanner ...).

Fédérer par un langage commun aux corps de métier

Le rapprochement entre les deux savoir-faire est lié à l'évolution de la technologie. Il s'agit notamment du développement des volumes d'information stockables, de l'accroissement de la puissance de traitement des micro-ordinateurs et des stations de travail, du développement de la qualité ergonomique et de la richesse en fonction des logiciels exploitables et du développement des techniques d'acquisition des données de terrain (topographique électronique, télédétection ...).
Au Maroc, trois raisons semblent justifier la croissance de ce concept. La première résulte de l'évolution du secteur primaire, le développement de l'habitat (croissance des villes, refonte de réseaux d'assainissement, construction de villes nouvelles et industrielles, diminution de l'habitat insalubre ...), dans un contexte de décentralisation. La deuxième raison est liée à la nécessité d'obtenir des masses considérables d'information de gestion à l'échelle d'une ville, d'une province, d'une région ... en visualisant instantanément les résultats obtenus sous la forme d'une carte ou d'un plan. La troisième raison consiste à vouloir fédérer par un langage et un mode de représentation commun à l'ensemble des corps de métier intervenant dans le processus de prise de décision (topographie urbaniste, offices ...)

Logiciels modulés en fonction de l'utilisateur

Difficilement chiffrable, le marché du SIG au Maroc est caractérisé par un nombre limité de fournisseurs en progiciels SIG. Il s'agit des sociétés Universel Computer (progiciel Arc Info), Informanagement (progiciels PAMAP) et Altaïr Technologies Services (logiciels Géocity et Star Cartographie.
Créée par des ingénieurs en Juillet 1990, la société Altaïr Technologies Services consacre 90% de son activité aux progiciels dont fait partie l'organisation et la création de Banques de Données Urbaines. Ses spécificités concernent le montant de son capital social qui est depuis Juillet 1991 de 1,5 million de DH et la vente de progiciels "clé en main". Altaïr a dès le départ misé sur la vente de solutions complètes pour ses clients. "Ce choix a été basé sur le constat que peu de constructeurs et distributeurs valorisaient les produits qu'ils commercialisaient" nous a déclaré M. Klotz Nicolas Directeur délégué d'Altaïr Technologies Services. C'est pour répondre aux besoins précis de chaque client qu'Altaïr s'est lancé dans le progiciel. C'est un logiciel qui est modelé en fonction des besoins de l'utilisateur final.

Activité bouche trou

Le progiciel Altaïr intervient dans deux domaines: la cartographie numérique et le génie logiciel.
Concernant le premier point, et qui constitue environ 90% de son activité, Altaïr a développé plusieurs maquettes de Banques de Données Urbaines. La première expérience a été celle de la maquette de la BDU de Casablanca, pour laquelle Altaïr n'a pas encore eu de réponse.
Depuis environ trois semaines, Altaïr a créé et organisé la Banque de Données de la Province de Safi. Elle y a déjà mis sur place deux stations de travail.
Par ailleurs elle a déjà aussi vendu ses solutions à deux bureaux d'études. Le premier est situé à Casablanca et le deuxième au bureau d'êtudes SEPRET de Rabat où Altaïr a installé une station de travail du progiciel STAR. Il sera destiné à la conception de 2.000 km de route à l'étranger.
Concernant le Génie logiciel, Altaïr maîtrise et vend le logiciel Conceptor qui se base sur la méthode Merise qui est le standard méthodologique en Europe et au Maroc. Ce logiciel permet d'automatiser le passage de la description des données et des traitements en fichiers et programmes.
L'autre activité d'Altaïr développé récemment, concerne la vente de micro-ordinateurs et de réseaux locaux. Elle représente 10% de son activité et sert un peu de "bouche-trou", selon l'expression de M. Klotz. Ayant investi d'importantes sommes dans l'achat de logiciels étrangers, cette deuxième activité permet à Altaïr "de vivre".
Altaïr qui avec la société techno-Pub a organisé l'atelier informatique lors du 5ème colloque des collectivités locales pour présenter ses banques de données développera prochainement une activité archivage électronique.

Adil LAZRAK

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