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Tourisme: les TO français associés à la reconquête de leur marché

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

Une campagne de promotion du tourisme marocain est orchestrée sur la France, avec de gros moyens. Les administrations concernées et les T. O. Français seront impliqués.

La relance du marché français était au centre des débats entre les opérateurs touristiques nationaux et la douzaine de tours-opérateurs venus de France.
Pour les T.O. français, le secteur touristique marocain connaît une surproduction et un faible taux de remplissage qui se situe autour de 40%. De plus, pour eux, la tendance à la balnéairisation risquerait de faire réduire encore plus l'arrivée de touristes français au Maroc.
"Certes, il y a déficience du côté du marché français, mais le tourisme demeure important pour le Maroc" a laissé entendre le ministre du tourisme. "J'ai annoncé à Paris que nous ferons 5 millions de touristes en 1995 et nous les ferons" a-t-il déclaré. Il s'agit d'aborder les problèmes patiemment et de promouvoir la communication touristique.
Quant aux investissements réalisés, "95.000 lits, ce n'est pas énorme. Et le doublement de cette capacité n'est pas difficile à gérer" a noté M. Benslimane.
Cependant pour faire coïncider l'offre avec la demande, il s'agit de freiner cette volonté de construire vite. Cela a été notamment le cas pour Agadir où les investissements ont été bloqués pendant 7ans.
Par ailleurs, pour être à l'écoute de la demande, le balnéaire n'est pas la seule forme de tourisme à développer. Il s'agit également de promouvoir les tourismes culturel et récréatif.
La relance du marché français passerait également par la facilité des procédures administratives qui consiste à dispenser les touristes qui viennent en groupe de la présentation du passeport. En effet, au lieu de se faire refouler par les autorités marocaines, les Français préfèreraient se diriger vers d'autres destinations où le passeport n'est pas exigé. D'autant plus que ce dernier qui représente une surcharge financière de 350FF par personne n'est pas utilisé par la suite.
le représentant de la Direction Générale de la Sûreté Nationale a affirmé que les procédures ont été et seront facilitées davantage pour les groupes de touristes dans le cadre des démarches entreprises pour la relance du marché français. Une relance qui passe également par d'autres actions. Il s'agit entre autres du paiement en différé de la taxe sur la sûreté instituée par la RAM à partir du 1er Juillet 1992. Pour les Français, elle rentrera en vigueur à partir du 1er Novembre. Cette taxe a été instaurée depuis le 1er Janvier, et allait être intégrée au prix du billet. Mais, pour différencier entre les tarifs et les taxes, l'entrée en vigueur de cette taxe a été retardée jusqu'au 1er Juillet 1992. Or, pour les T.O. français cette date coïncide avec la pleine saison touristique. Dès lors, la taxe ne peut être appliquée. "On ne fera rien qui va contrecarrer le léger mieux sur le marché français" a noté M. Abdelhamid Benbrahim, Directeur Commercial de la RAM. En effet, "le marché français avancera lentement sur le Maroc et sur d'autres pays" a noté l'un des T.O français. De leur côté, les opérateurs marocains, conscients des difficultés que connaît le marché français se sont déclarés prêts à faire de l'année 92-93, l'année de la France au Maroc.

Ratissage sur la France

La communication et l'amélioration des produits sont les deux axes d'intervention annoncés par M. Abdelkader Lyagoubi, Directeur Général de l'ONMT. Durant les cinq derniers mois, des actions ont déjà été entreprises. Il s'agit d'une campagne d'affichage sur 5.000 panneaux à travers toute la France, d'émissions radio, d'insertions publicitaires dans les revues ainsi que la participation aux différentes foires et expositions.
La prochaine compagne de communication, à laquelle les T.O.français souhaitent être associés portera sur le ratissage total de tout le public français. A cet égard, il est prévu la création de 2 cellules de communication, à Rabat et à Paris.
Le dépassement des difficultés sur le marché français et l'accompagnement de la pénétration de la France en Europe, sont les deux principales préoccupations de la RAM. Pour M. Benbrahim "il s'agit de faire de la RAM, le transporteur privilégié vers l'Europe". Sur le marché français, elle compte renforcer le rapprochement entre les régions marocaines et françaises, développer de nouveaux créneaux et renforcer le partenariat. Elle envisage de consacrer un milliard de Dollars pour le changement de la flotte moyen courrier.
Pour la Douane, il s'agit d'assurer aux voyageurs un passage en douane en un temps réduit et de leur offrir un environnement proche de celui auquel ils sont habitués. Dès lors, il s'agit d'aligner les procédures et les circuits sur ceux des pays européens, et notamment la France. Une logique de partenariat pour développer la voie à mettre en oeuvre est souhaitable. A travers la stratégie de communication interne et externe confiée à une société de services spécialisée, le secteur du tourisme est également approché.
"La Douane est désormais une société de services. Elle doit présenter un bilan positif en qualité et en quantité. Par ailleurs, chaque fois que l'Administration des Douanes est avisée, elle est inbattable en temps de réponse et en maîtrise d'exécution" a souligné M. Jaï El Hokimi, Directeur Général de la Douane. Quant à l'ONDA (Office National des Aéroports), il a entamé depuis 1989, un programme d'actions pour la relance du tourisme. L'objectif est de servir les passagers. D'où l'aménagement des aéroports dans différentes villes. Quant à l'aéroport de Casablanca, dont la capacité n'est plus adaptée au trafic, il a été doté d'une nouvelle aérogare. Avec une capacité de 5 millions de passagers, elle sera opérationnelle à partir du 15 Juin. Pour M. Ahmed El Byaz, Directeur de l'ONDA, il s'agit "d'assurer la sécurité de la personne civile et de l'avion en offrant un service de qualité".
Pour les opérateurs du secteur, le mot d'ordre est le doublement de la capacité avec la sélection des projets. Pour mieux répondre à la demande, ils envisagent de rentabiliser l'existant et de diversifier les produits.

L.Ta.

Création d'une association de chefs-cuisiniers

L'ASSOCIATION des Cuisiniers du Maroc (ACM) avec vocation principale l'apport d'un meilleur savoir-faire dans la gastronomie marocaine, a vu le jour, il y a quelques jours.
Les chefs-cuisiniers veulent attirer l'attention sur la nécessité d'assurer au Maroc une coopération en vue d'échanges d'idées, répondant aux réalités et besoins du client marocain et du touriste.
Cette association a pour but de promouvoir la coopération entre les professionnels de l'art culinaire, notamment par l'échange d'expériences.
En outre, elle se fixe comme objectifs la défense des intérêts communs et le renforcement des relations avec les professionnels de la restauration et du tourisme au Maroc et en Europe. L'intérêt de l'ACM réside dans la valorisation de la profession de cuisinier, le développement et la vulgarisation de la gastronomie marocaine.
Pour ce faire, l'association mettra l'accent sur la formation. Ceci permet de placer le métier de cuisinier dans son contexte évolutif. Dans le cadre de ces activités, l'ACM prévoit d'organiser des manifestations culinaires au Maroc et à l'étranger.
Par ailleurs, l'association se propose de contribuer au développement du tourisme. En cela, elle cherche à sensibiliser le touriste, le "palais" étranger, au goût et à la qualité de la cuisine marocaine.
En outre, le lancement d'une cuisine "sportive", allégée constitue une préoccupation pour l'ACM. "Il est essentiel et nécessaire de rechercher, d'adapter et de repenser les recettes traditionnelles marocaines, un peu trop "riches" pour notre mode de vie actuel, tout en respectant scrupuleusement leur esprit", souligne M. Bouchaïb, Président de l'Association.
Aujourd'hui, en dehors de ses "grands classiques", la cuisine marocaine, comporte un grand nombre de mets, fins, inventifs et régionaux, que beaucoup ignorent.
Le répertoire culinaire marocain est très vaste. De plus, contrairement à ce que l'on pourrait penser, la cuisine marocaine, basée sur les épices est finalement beaucoup plus simple à réaliser que par exemple, la cuisine française, axée née sur les sauces liées.

N.E.B.

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