×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Tighza, portrait d’une mine en or

Par L'Economiste | Edition N°:2735 Le 14/03/2008 | Partager

. 1er gisement producteur de plomb et 2e en argent. Exploité par la CMT, sa durée de vie s’étale sur 15 ans . Les prix des métaux grimpent, les pays miniers jubilent Tighza, voilà un nom qui pourrait faire rêver les touristes. Ce village du Moyen Atlas a pourtant un autre signe distinctif, sa mine. Elle porte d’ailleurs le même nom que lui. Le gisement de Tighza est le 1er site producteur de concentré de plomb et le 2e fournisseur d’argent au Maroc. La mine est nichée sur les hauteurs de Jebel Aouam, à 5 km d’une petite ville, M’Rirt, à mi-chemin entre Azrou et Khénifra. On y trouve aussi du zinc et même de l’or. Les chiffres annuels de la production font valser la tête: 27.000 tonnes pour le plomb, 35 tonnes pour l’argent... Et chaque tonne de Zinc contient 250 g d’argent, alors que la même quantité de plomb recèle 1,35 kg. D’où l’expression «concentré de plomb». A l’origine, c’est la défunte société minière de Djbel Aouam (SMA) qui exploitait le gisement depuis 1955. Trente huit ans plus tard, elle est liquidée à cause d’une conjoncture difficile. La compagnie minière de Touissit (CMT), qui siège à Casablanca, rachète en 1996 la mine souterraine de Tighza. En fait, la CMT n’est qu’une filiale d’Osead Maroc mining. Celle-ci est elle-même filiale à 70 % d’OSEAD France et à 30 % environ de Moroccan Infrastructure Fund. Ce fonds d’investissement est à son tour filiale d’Attijariwafa bank. Le rachat de la mine de Tighza, qui dispose de 3 filons, vient à point nommé. Car le gisement de Touissit situé à l’Est du Maroc, exploité par la CMT depuis la fin des années 20, est épuisé au début de ce siècle. Tighza prend donc la relève. «A fin 2007, l’inventaire de ses réserves a fait état d’une durée de vie qui dépasse les quinze ans», d’après le top management de CMT, Driss Traki. Pour les opérateurs miniers, la viabilité du site est capitale. «Les recherches menées actuellement visent à prolonger la durée d’exploitation du gisement de Tighza», poursuit le PDG. Un investissement qui engloutit chaque année entre 10 et 15 millions DH. Il peut même atteindre 50 millions DH lorsque le site est en fin de vie. . Des temps radieuxDes indices géologiques laissent penser que la mine de Tighza contient du métal jaune. «Pour le moment, il n’y a pas de production à échelle industrielle», précise Driss Traki. La compagnie minière de Touissit ne lâche pas prise pour autant. Elle continue d’ailleurs «à prospecter et à extraire au cours de 2008 le minerai aurifère». Jamais la conjoncture internationale n’a été si favorable. Les prix des métaux grimpent vertigineusement. «Depuis 2002, ils ont enregistré des augmentations sans précédents allant de 30% à près de 200%. Le prix du cuivre (8.000 dollars/t) et du zinc (2.500 dollars/t) a quadruplé. Celui du plomb a triplé (3.000 dollars/t). L’or et l’argent (19,5 dollars/once) ont vu leur cours majorés de 135% et 250%», selon les derniers chiffres de la Fédération des industries minérales du Maroc (FIMM). N’empêche que la suppression en 2008 de l’exonération d’impôt de la fameuse PRG (provision pour reconstitution de gisement) fait grincer les dents. Pour les exploitants des mines, les temps sont radieux. D’ailleurs une grosse partie des minerais de Tighza prend le large vers des pays européens comme l’Espagne ou l’Allemagne. L’engouement pour les métaux amortit le coût du fret, surtout lorsque le baril d’or noir frôle les 110 dollars. «L’UE est notre marché naturel d’exportation. A une certaine époque, on exportait même vers la Chine», explique Driss Traki. Contrairement à d’autres milieux d’affaires, l’Empire du milieu fait le bonheur du secteur minier. La FIMM, dans son rapport 2006, non encore validé, y fait d’ailleurs référence avec des termes élogieux. «Le formidable développement que connaît la Chine aujourd’hui est un gage de pérennité de l’activité minière...». Les économies chinoises et indiennes sont voraces... de matières premières. A part le pétrole et les céréales, «les substances minérales sont très convoitées. Pékin et New Delhi font et défont le marché», commente Tayâa Belmlih, secrétaire générale de la FIMM. Et les pays miniers prient pour que la demande s’accentue. Les pays africains tels le Ghana, le Congo, la Tanzanie... sont en tête, mêmes si les regards restent braqués sur les pays producteurs de pétrole. A tel point que les grosses pointures du marché prospectent. Le Maroc n’y échappe pas. Des sociétés australiennes, canadiennes notamment sont en quête... de nouveaux gisements. Faiçal FAQUIHI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc