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Affaires

Rabat/budget 2008
La ville conteste la décision du tribunal

Par L'Economiste | Edition N°:2735 Le 14/03/2008 | Partager

. La justice avait décidé d’arrêter l’exécution des budgets . Les contestataires entendus le 21 marsRien ne va plus, entre les membres du Conseil de la ville de Rabat. La décision, la semaine dernière, du tribunal administratif d’arrêter l’exécution du budget a exacerbé le bras de fer opposant le maire, Omar Bahraoui, à trois présidents d’arrondissements (cf. www.leconomiste.com). Il s’agit de Saâd Ben Mbarek, de la commune de Hassan, de Fouazi Chaâbi (Souissi) et Housain Karoumi (Yakoub Al Mansour). Aujourd’hui, le maire conteste la décision du tribunal estimant qu’elle nuit à l’intérêt des habitants et au développement de la ville. «D’autant plus que la région est lancée dans de grands chantiers structurants», indique Bahraoui. Depuis 2004, date de la mise en place du conseil, les guerres intestines n’ont pas cessé. Après des joutes spectaculaires, l’affaire a été portée devant le tribunal administratif. En fait, la décision a été prise après la session extraordinaire du 6 décembre 2007, consacrée à l’affectation du budget de fonctionnement accordé aux arrondissements au titre de l’exercice 2008. Une réduction drastique de près de 57% par rapport à l’année précédente a été constatée. Ce qui a mis le feu aux poudres. En effet, le budget global accordé aux 5 arrondissements de Rabat pour cette année s’élève à 15,8 millions de DH contre 36,9 millions en 2007. Pour les arrondissements de Hassan et Yakoub El Mansour, la réduction a été de 61% par rapport à l’exercice précédent. A noter qu’une séance est prévue le 21 mars prochain pour examiner la demande des contestataires. «En attendant une décision définitive et pour éviter de bloquer le fonctionnement de la ville et de ses arrondissements, les textes prévoient une dotation mensuelle provisoire équivalente à un peu plus de 10% du budget accordé l’année précédente», explique Ben Mbark. En tout cas, la ville et la wilaya considèrent que la décision du tribunal n’est pas fondée. «Soulignons que le wali n’avait pas donné suite à la requête des trois présidents», explique une source proche du dossier. Pour de nombreux observateurs, ce conflit s’inscrit dans le cadre d’une course pour la préparation aux prochaines échéances électorales communales prévues en 2009. Ce différend est une suite logique aux confrontations, sous différentes formes, entre le maire et ses opposants lors des dernières élections législatives.


Justifications

Selon la wilaya, cette réduction des dotations destinées aux arrondissements pour l’exercice 2008 a été nécessaire pour permettre à la ville de régler ses dettes envers Redal. Celles-ci, de l’ordre de 90 millions de DH, ont été héritées des anciennes communes avant la mise en place de l’unité de la ville à partir de 2004. «Par ailleurs, la majeure partie du budget d’investissement de la commune de Rabat est utilisée dans le cadre du plan triennal de mise à niveau qui touche l’ensemble des arrondissements de la capitale», ajoute une source proche du dossier.Nour Eddine EL AISSI

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