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    Textile: la promotion extérieure du VETMA renforcée

    Par L'Economiste | Edition N°:31 Le 28/05/1992 | Partager

    Les initiateurs du VETMA sont des professionnels de l'organisation de salons. Ils le soulignent eux-mêmes. Si l'organisation est considérée comme "bonne" par les industriels qui exposent au Salon, la promotion à l'extérieur a été mise en cause suite à la troisième édition. Pour la promotion du Salon à l'etranger, les exposants que le Comité s'entoure de professionnels.
    Bien que la formule encore "embryonnaire" du Salon va en s'améliorant, il restait un effort à réaliser au niveau de la promotion externe. Les supports promotionnels tels le dépliant et le catalogue sont de meilleure qualité que ceux des deux premières éditions de Mai et Novembre 91. Si la troisième édition n'a pas été un échec, malgré la grève des transports en Allemagne et le "pont" en France, il n'en demeure pas moins que pour la promotion externe, les bureaux de représentation permanents n'ont pas su coordonner leur action. C'est pour cette raison qu'un professionnel chargé de la promotion externe a été nommé. Son rôle consistera, d'une part, à assurer la coordination entre les bureaux permanents, et d'autre part, à établir des contacts directs avec les acheteurs soit, à l'occasion de salons, soit par l'intermédiaire des fédérations étrangères.

    Le VETMA dans sa première édition avait été accueilli par les professionnels avec soulagement. Son prédécesseur le SATEC avait beaucoup plus des allures de foire que de salon professionnel.
    Le VETMA a également permis d'atténuer les effets de la guerre du Golfe sur le secteur. Lorsque les professionnels avaient décidé de son organisation, ils lui assignaient un objectif principal, à savoir la promotion des exportations. Les deux premières éditions ont enregistré un taux de satisfaction de 87%. Dès la troisième édition, les avis des exposants deviennent nuancés par rapport à ceux des organisateurs. Cependant, les quelques exposants interrogés qu'il fassent partie du Comité de Gestion ou non, sont unanimes sur un point: l'Etat doit contribuer financièrement à cet effort des industriels. M. Najib Mohamed Nejoubi de Club Confection explique que sur les 8 milliards de DH que réalise le secteur à l'export, si une fraction de 0,5 à 1% était consacrée à la promotion du Salon par les pouvoirs publics, ce serait un investissement dans la promotion des exportations.

    M. Hasnaoui de Gromatex souhaite que l'Etat apporte son soutien financier au secteur. "Les pouvoirs publics font un effort particulier pour des secteurs comme celui du tourisme. La promotion des exportations du textile et de l'habillement revêt la même importance." explique-t-il.
    Pour M. Mohamed Lahlou, Président de l'AMIT et Directeur Général de Manatex, le Salon est un lieu où les industriels sont confrontés à la réalité. Les sociétés qui ont établi des contacts sont celles qui proposent des produits finis. Les sous-traitants ont plus de difficultés à travailler. Les confectionneurs et bonnetiers doivent dans l'avenir, présenter des produits finis et des collections adaptés aux besoins des visiteurs. L'organisation du VETMA se fait à un moment où les tendances et les grandes lignes de la mode sont déjà dessinées dans le monde. Selon, M. Lahlou,"la façon représente 60% du secteur textile et les industriels marocains ne devront plus être des vendeurs de minutes; s'ils doivent l'être, que ce soit de manière compétitive". En effet, le secteur de l'habillement travaille essentiellement en sous-traitance par le biais de l'Admission Temporaire. Cette situation le rend vulnérable aux aléas de la conjoncture.

    L'industrie textile devra subir des changements structurels à tous les niveaux. L'habillement et la confection se situent au bout de la chaîne. D'où la nécessité d'avoir une industrie de base (filature, tissage, finissage) qui puisse répondre aux besoins des confectionneurs. La valeur ajoutée du textile est en baisse constante. Elle est en effet passée de 36% en 1987 à 24% en 1988 pour descendre à 16% à partir de 1989. Les efforts devront tendre par conséquent à une meilleure intégration inter-branches. Toutes les entreprises ne pourront pas franchir ce cap mais ces changements constituent une étape indispensable à la réalisation d'une plus grande plus-value marocaine. C'est une des raisons qui a poussé l'AMIT à solliciter des pouvoirs publics pour que le secteur soit déclaré comme "stratégique et prioritaire". Un plan textile a été proposé à cet effet.
    Le Ministère du Commerce et de l'Industrie considère pour sa part qu'il n'y a pas urgence.

    Naïma HADER

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