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Economie

Technologies de l'information
Les entreprises marocaines encore à la traîne

Par L'Economiste | Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

. L'étude menée par le MCIT dévoile le faible taux d'informatisation des entreprises marocaines. Les PME très touchées par “l'analphabétisme technologique”A l'heure de l'Internet et du commerce électronique, le taux d'alphabétisation implique de plus en plus celui de l'informatisation. Reste que les entreprises marocaines ne semblent pas accorder une grande importance aux nouvelles technologies. C'est du moins ce qui ressort d'une étude récemment menée par le ministère du Commerce, d'Industrie et des Télécommunications (MCIT). L'étude scrute l'évolution de l'utilisation des technologies de l'information dans le secteur industriel en comparaison avec la première étude réalisée par ce même département et publiée en 2000. Cette enquête qui a ciblé toutes les entreprises industrielles a porté sur un échantillon de 6.911 entreprises. «Elles ont été 4.246 à avoir répondu au questionnaire, soit un taux de près de 61%», déclarent les responsables du ministère. Les premiers chiffres qui en ressortent sont les taux d'utilisation de l'informatique dans les entreprises du secteur industriel de manière globale. A ce niveau, 59% des entreprises déclarent utiliser les NTIC contre 43% en 1999 (année de la première enquête). Dans le même ordre d'idées, les résultats relatifs aux différents aspects liés à l'utilisation des TI dans les sociétés industrielles présentent une corrélation significative avec le niveau du chiffre d'affaires et avec la taille de l'entreprise. «Ce sont les plus grandes sociétés, qui utilisent le plus les TI», indique en substance l'étude. Concernant l'utilisation par activité, les secteurs électrique et électronique ainsi que celui de l'agroalimentaire présentent des résultats satisfaisants. «Ces deux secteurs se positionnent en tête surtout en ce qui concerne l'utilisation des TI dans les domaines de l'encadrement et de la formation continue en informatique», indiquent les responsables de ce ministère. En revanche, le secteur textile et cuir enregistre le pourcentage le plus faible.Globalement, les résultats enregistrés démontrent une bonne progression, par rapport à la première étude de 1999. «Reste que cette progression ne suit pas l'évolution des TI au niveau mondial, faut-il rappelé que les taux d'informatisation en Europe avoisinent les 100% tous secteurs confondus», s'interroge Aziz Rabbah, responsable des nouvelles technologies au sein du MCIT. Selon lui, la majorité des entreprises interrogées, invoque une offre en matière de TI inadaptée aux besoins de la PME, pour expliquer le faible taux d'utilisation. «Le tissu industriel marocain est constitué majoritairement de PME/PMI, il lui faut donc une offre bien adaptée», explique-t-il. Et d'ajouter, «les sociétés d'informatique peinent encore à comprendre le marché marocain. Par conséquent, leurs différentes techniques d'approche ne sont pas très efficaces». Outre le coût très élevé également invoqué par des sociétés non utilisatrices, ces dernières déplorent le manque de ressources humaines et des compétences spécialisées dans les nouvelles technologies.A l'heure de la mise à niveau des entreprises, les TI constituent un moyen efficace pour aider les sociétés à gagner en compétitivité. Cependant, «les technologies de l'information n'en constituent pas moins un objectif en soit», affirme un informaticien, pour expliquer que les entreprises marocaines devraient faire encore plus d'efforts pour s'aligner sur leurs homologues étrangers.Par ailleurs, 63% des entreprises qui n'utilisent pas l'informatique pensent qu'elles n'en ont pas besoin. Pour près de 15%, les TI ne constituent pas une priorité, alors qu'elles sont 12% à invoquer le facteur coût. L'analyse de ces résultats permet de déduire le profil type de l'entreprise industrielle qui n'utilise pas l'informatique. Il s'agit surtout de petites sociétés avec un chiffre d'affaires annuel ne dépassant pas 2 millions de DH et dont l'effectif est inférieur à 20 personnes. Ainsi, selon cette même étude, le taux d'informatisation dans les entreprises qui ont un effectif de plus de 20 personnes et qui réalisent un chiffre d'affaires supérieur à 2 millions de DH passe de 59 à 89%. «Ces statistiques démontrent l'effort qui reste à déployer en matière de sensibilisation des PME aux avantages liés à l'utilisation de ces technologies», note Rabbah.


Cyberespace

Afin de conseiller et d'accompagner les sociétés dans leur processus d'informatisation, le ministère du Commerce, de l'Industrie et des Télécommunications a lancé un centre des technologies de l'information. «Il sera opérationnel début 2004», selon le MICT. Le centre qui se situe dans le quartier d'Aïn Sebaâ à Casablanca sera destiné à accompagner les sociétés dans leur «plus que nécessaire informatisation», soutient ce responsable. Le MICT a parallèlement lancé des relais avec les Chambres de commerce pour assurer le conseil en TI à travers tout le territoire grâce à des cyberespaces. «En substance, il s'agit d'espaces d'utilisation collective d'Internet», conclu Rabbah.Naoufal BELGHAZI

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