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Economie

Ramadan: Mangez équilibré pour bien travailler

Par L'Economiste | Edition N°:1634 Le 30/10/2003 | Partager

. Repos, nutrition modérée… les “ingrédients” d'un bon rendement . Un encadrement renforcé et dynamique des RH s'impose pour contrecarrer la baisse de rentabilité C'est inévitable. L'avè-nement du mois sacré de Ramadan entraîne avec lui un changement du régime alimentaire et du rythme de vie. Après une abstinence diurne, le jeûneur consomme une grande quantité d'aliments dans un laps de temps très court. “Les personnes doivent observer une alimentation équilibrée pendant le Ramadan et éviter les mauvaises habitudes”, a estimé docteur Bennani Abdelilah, spécialiste en diabétologie-nutrition. Les repas succulents peuvent être à l'origine de certains désagréments. Ainsi, il est primordial de bien surveiller notre régime alimentaire durant cette période. Sinon, bonjour les dégâts. Les mots d'ordre sont vigilance et modération.Exclusivement nocturne, l'alimentation pendant le Ramadan est modifiée en quantité et en qualité. Les gourmands doivent varier les plats, surtout que la fréquence des repas diminue durant cette période. Durant ce mois, une faible consommation d'eau, de légumes et de fruits confrontée à une alimentation riche en protéines et en lipides est observée. En plus d'une alimentation riche en sucreries et excitants (café, thé, cigarettes, jus d'orange…). “Le repas du f'tour doit être suffisamment riche en protéines pour éviter une hypoglycémie. Il est utile de prendre du pain grillé, du fromage, du poisson gras en hiver et des oeufs à côté du classique bol de harira légère ou de soupe”, estime Dr Bennani. Mais certaines habitudes alimentaires sont préjudiciables. Presque tous les plats préparés à l'occasion regorgent de constituants (protides, lipides, glucides) qui doivent être consommés avec modération. Cela concerne particulièrement le msemen, harira, beghrir et chebakia.Ainsi, pour équilibrer sa nutrition, la personne pratiquant le jeûne doit boire de l'eau en quantité suffisante (1,5 à 2 litres/j), éviter l'excès de gras et de glucides et ne pas consommer des plats avec des sauces et des aliments riches en lipides lors du shor (ce repas doit être léger). Sans oublier d'espacer les prises alimentaires (3,5 à 4 heures entre chaque repas) et de garder les horaires constants de sommeil avec une durée qui permet la récupération (entre 7 et 9 heures). Selon Dr Bennani, il n'y a pas de repas idéal, mais des habitudes auxquelles chacun s'adapte à son rythme. Un repas équilibré et modéré doit contenir 50% de glucides, 30% de graisses et 20% de protéines. “Il faut éviter les abus et les excès (café, thé, cigarettes, soda…) et de trop veiller le soir”, insiste Dr Bennani. Et d'ajouter que cela influe négativement sur la productivité. En effet, cette dernière régresse durant ce mois sacré. Le changement des habitudes alimentaires et du climat du travail affecte le rendement du travailleur. “Il est prouvé que le travail tant manuel qu'intellectuel s'exerce avec un meilleur rendement si l'employé prend trois repas et deux collations durant le Ramadan”, estime Dr Bennani. D'où l'importance du repas du shor qui doit être léger pour permettre une bonne digestion et donner la force de travailler la matinée. “Le travail des ouvriers est normal dans la matinée, mais il diminue graduellement jusqu'au coucher du soleil”, souligne-t-il. Ajoutez à cela, le facteur psychique. Pour certains, Ramadan rime avec repos et indolence. De nombreux patrons déplorent une baisse du rendement et une hausse de l'absentéisme. Pour Khalid El Ibrahimi, directeur général de GSI Maroc, “Ramadan correspond avec le 4e trimestre de l'année, période relativement critique et décisive en termes de résultats. Il est nécessaire d'assurer un encadrement renforcé et dynamique de l'équipe pour pouvoir contrer la baisse du rendement”. Donc un bon management des ressources s'impose pour contrecarrer la baisse de rentabilité. “Il faut rester sur une approche positive et essayer de trouver des incitations, sous forme de primes d'encouragement, pour garder le même rythme de travail, voire l'améliorer”. Pour les personnes qui ont une charge de travail assez importante, il est conseillé de maintenir un rythme normal au niveau de l'alimentation durant ce mois sacré. Nadia DREF

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