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Affaires

Tanger: La ville croule sous les ordures

Par L'Economiste | Edition N°:1846 Le 03/09/2004 | Partager

. Conseil de la ville et délégataire se rejettent la responsabilité. Cespa Nadafa réclame à la mairie son dû. En attendant, détritus et saletés s’amoncellent dans les rues Chaque été, c’est le même son de cloche. Le nombre important de visiteurs de la ville met à nu les défaillances des infrastructures. Tel est le cas de l’assainissement solide, le ramassage des ordures ménagères pour être clair. Concédé au privé depuis l’année 2000, le service de nettoyage des artères et de ramassage des ordures a connu, certes, ses heures de “gloire”, mais a vite sombré dans l’improvisation, selon un rapport du Conseil de la ville. Les lacunes sont nombreuses: insuffisance des bacs à ordures, non-remplacement de ceux qui sont cassés ou détériorés, horaires de ramassage aléatoires, etc. Résultat: les détritus s’amoncellent dans différents coins de rues, et même, comble de l’ironie, à quelques mètres du siège de Cespa Nadafa, la société concessionnaire des déchets solides à Tanger. Plus grave encore, selon le rapport du Conseil de la ville, est la pratique des éboueurs de Cespa Nadafa qui vident dans la rue, à même le sol, les “jus” des bacs, véritables concentrés de mauvaises odeurs et de bactéries. Même les grandes artères de la ville ne sont pas épargnées. . Manquement au cahier des chargesLe Conseil de la ville estime donc que les clauses du contrat de gestion déléguée ne sont pas respectées. Il est donc en droit de réclamer des dédommagements en guise d’amendes. Selon un membre du conseil, “les clauses n’ont jamais été appliquées du temps des ex-communes de Tanger Madina et Charf, signataires à l’époque avec le gestionnaire délégué”. Pour Cespa Nadafa qui s’exprimait devant les membres du Conseil de la ville, les “causes de cette situation se résument à la non-réalisation du programme d’investissement prévu pour l’année en cours”. Pour Cespa Nadafa, société à capital mixte maroco-espagnol, il y a lieu d’abord de résoudre d’autres problèmes liés au contrat de gestion déléguée dont l’épineux problème du statut du personnel. En effet, les employés actuels de Cespa Nadafa sont pour la plupart encore sous la tutelle des ex-communes de Tanger. La société ne peut ni les licencier ni prendre des mesures disciplinaires à leur encontre. Lors de la négociation de la gestion déléguée, il avait été décidé que Cespa Nadafa reprend les éboueurs qui relevaient des communes précitées. Une solution pour rassurer les syndicats d’éboueurs. Ces derniers avaient en effet montré leur force en organisant des grèves qui avaient fait crouler la ville sous les ordures en 1999. Ce “non-statut” se répercute inéluctablement sur le travail et le rendement des employés, estime Cespa Nadafa.L’autre raison invoquée pour expliquer le manque d’investissements est le non-paiement par la mairie de Tanger de son dû envers Cespa Nadafa pour l’année en cours. Cespa Nadafa est liée à la ville de Tanger par un contrat à durée limitée de 7 ans tacitement renouvelable. Aux termes de ce contrat, l’entreprise devra assurer la gestion des déchets solides de la ville tout en veillant à la propreté de ses rues. Cespa Nadafa est une société de droit marocain détenue à hauteur de 50 % par Cespa SA, société espagnole et le reste par un investisseur marocain.De notre correspondant,Ali ABJIOU

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