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S&P laisse inchangée la note de la BCP

Par L'Economiste | Edition N°:1707 Le 18/02/2004 | Partager

. Une rentabilité faible, mais une bonne liquidité et une forte capitalisation. L'exposition au risque de crédit PME plombe la qualité des engagements Standard & Poor's (S&P) note la Banque Centrale Populaire “BB” en tant que contrepartie à long terme et “B” pour le court terme avec une perspective “stable”, apprend-on dans un nouveau rapport diffusé le 16 février. Bateau amiral du Groupe Banques Populaires “qui jouit d'une position de leader dans le secteur bancaire, d'une liquidité élevée et d'une forte capitalisation”, la notation de la BCP est confortée par la participation de l'Etat dans son capital, qui de par la mission publique du groupe et son importance dans l'économie, pourrait voler à son secours en cas de difficultés.Les analystes de S&P relèvent la faible qualité des crédits du groupe en raison de sa forte exposition aux PME. L'encours de cette clientèle représente 40% des engagements, qui s'élevaient au 30 juin 2003 à 38,4 milliards de DH, soit 40,7% du total bilan. Les créances en souffrance atteignent près de 5,8 milliards de DH, soit 15,2% des crédits. Cette pression continue sur la qualité des engagements du groupe est due aux efforts de restructuration du secteur industriel faisant face à la mise en place progressive de l'accord d'association avec l'Europe.Au 30 septembre 2003, les crédits aux particuliers représentaient 36,7% du total des crédits, dont environ 60% sont des crédits immobiliers. La moitié de cet encours est subventionnée par l'Etat dans le cadre des programmes de logement économique. Les analystes de S&P relèvent que ce sont “des crédits de très bonne qualité par rapport au portefeuille des engagements”. La qualité des crédits jeunes promoteurs, quant à elle, est “médiocre” avec un taux de créances en souffrance d'environ 30%. Enfin, ce taux est de 5% pour un encours de 4 milliards de DH des crédits à la consommation.Dans le détail, le taux de créances en souffrance suivant les banques régionales populaires varie dans une fourchette de 9,7 à 20,3% au 30 juin 2003. Plus de 40% de ce volume est concentré au niveau de la BPR de Casablanca. Les provisions couvrent 69,6% des créances. Ces performances financières greffent la rentabilité du groupe par rapport aux banques commerciales de la place. En 2002, le retour sur actifs était de 0,5% et le retour sur fonds propres de 8,9% contre 1 et 10,7% respectivement au premier semestre 2003. Ce niveau relativement bas reflète “la faible part des crédits dans les actifs totaux et des coûts substantiels associés au réseau et aux lourdes provisions constituées en 2002 et 2003”. Le groupe a provisionné, sur les années 2002 et 2003, près de 1 milliard de DH pour risques fiscaux pour couvrir les sommes exigées par le Fisc au titre de l'imposition des comptes MRE (Marocains résidents à l'étranger). L'amélioration graduelle de la rentabilité du groupe devrait s'accélérer au vu de son profil de refinancement solide et sa liquidité importante se basant sur une large base de dépôts et un portefeuille de placements en bons du Trésor conséquent. En raison notamment du coût faible des dépôts, qui représentent près de 87% (dont 55% provient des MRE) du total du passif, la marge d'intérêt du groupe s'est élevée à 4,7% en 2002. S&P juge que la capitalisation du Groupe Banques Populaires est très élevée par rapport aux autres banques. Son rapport fonds propres ajustés aux crédits nets ressort à 29,5% au 30 juin 2003. Les fonds propres incluent un fonds de soutien de 1,6 milliard de DH, qui peut être employé pour aider les membres du groupe en cas de difficultés.


Stratégie

Selon S&P, le Groupe Banques Populaires vise au niveau local une augmentation annuelle de 1,5 et 0,5% de sa part de marché respectivement en termes de crédits et de dépôts. Il entend conserver une part de marché de 60% dans les relations avec les MRE. Parallèlement, il tente de se développer sur le marché des particuliers et réalise un effort considérable pour améliorer son niveau d'automatisation et de réactivité. Il est en cours de développer une activité de cartes de crédit en direction des jeunes. Avec 550.000 cartes bancaires en circulation, il compte développer encore plus ses 360 guichets bancaires et ouvrir plus de 23 agences annuellement. Le groupe ambitionne également de se développer sur le segment des grandes entreprises, qui historiquement tendent à traiter beaucoup plus avec les banques privées. C'est là un défi majeur pour le groupe. Bouchaïb EL YAFI

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