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Transporteurs et exportateurs cherchent terrain d'entente

Par L'Economiste | Edition N°:1707 Le 18/02/2004 | Partager

. Les coûts de transport lestent la compétitivité des exportateurs. Les transporteurs appellent au renforcement de la régulation . Des investissements publics en cours pour développer les infra-structuresCe n'est pas nouveau. Les exportateurs n'en finissent pas de se plaindre des coûts élevés de transport, de la mauvaise qualité des services, de l'insuffisance et l'irrégularité des lignes de desserte et bien d'autres petits facteurs qui “lestent leur compétitivité sur les marchés internationaux”. L'Asmex avance, selon les résultats d'une enquête réalisée auprès de ses membres, que “le coût de transport, interne et externe, atteint en moyenne 20% des charges supportées par les exportations”. Elle dénonce entre autres la lourdeur des procédures à l'export, le manque d'infrastructures, la faiblesse des capacités de transport, le non-respect des délais et la faible organisation des services. Les transporteurs, eux, tentent de se dédouaner à leur niveau arguant la multiplication des taxes, l'augmentation des charges d'exploitation élevées, le manque d'infrastructures et l'absence de régulation. De plus, “la visibilité est encore moindre concernant les vraies intentions de l'Etat quant à l'encouragement de la flotte marocaine et la mise à niveau du secteur pour réaliser les investissements nécessaires à l'amélioration des services et l'offre”, souligne un armateur.Entre les deux, les administrations de tutelle, les ministères du Transport et du Commerce jouent la carte de l'apaisement. “C'est que la multiplicité des acteurs et la divergence de leurs intérêts rendent difficile toute concertation ou dialogue constructif”, explique de son côté un exportateur. Du point de vue réglementaire, “les textes régissant les transports, notamment maritime, sont désuets et ne répondent plus aux exigences d'organisation et de développement du secteur”, rappelle un armateur.Pour trouver un terrain d'entente et sceller les partenariats, l'Asmex a organisé le mardi 17 février une journée nationale sous le thème “transport et exportation: quel partenariat”. L'objectif est de penser globalement le secteur du transport avec ses différentes branches: maritime, aérien et terrestre. Des opérateurs de tous bords ont été invités à prendre part aux travaux et ateliers programmés lors de cette journée. En ouverture, Mohamed Merguaoui, secrétaire général du ministère de l'Equipement et du Transport, s'est penché en détail sur les efforts fournis par son département afin de restructurer le secteur. Il a rappelé l'engagement du gouvernement de mettre en place des contrats-programmes spécifiques au secteur. L'exemple développé concerne la libéralisation du transport terrestre qui a bénéficié du contrat-programme 2003-2006. Aussi, des opérateurs ont dénoncé le manque d'implication du ministère dans la régulation, mettant en avant que 78% des flux sont encore assurés par des transporteurs informels. Ce qui à leurs yeux “dissuade les investisseurs et représente une menace pour les entreprises organisées”. En réponse, le secrétaire du ministère a précisé que la réforme des transports s'étendrait au-delà de la réglementation et du rapprochement de l'administration des opérateurs, au renforcement des infrastructures et autres plates-formes nécessaires au développement de la logistique et des services annexes. Très attendu sur ce dossier, le représentant du ministère du Transport a également clarifié la position de son département concernant la libéralisation du transport maritime après la polémique qui a éclaté en janvier sur les lignes régulières (cf. www.leconomiste.com). Faisant état de la participation très réduite du pavillon marocain dans le trafic général, le ministère veut favoriser l'investissement des armateurs marocains, développer et rendre encore plus compétitive leur flotte. L'enjeu est politique: le Maroc devrait disposer d'un minimum de navires nationaux. A travers les programmes de modernisation, le ministère démontre clairement son intention de soutenir les efforts d'investissements des armateurs nationaux, améliorer leur compétitivité et moderniser les ports et les raccorder aux réseaux terrestres et ferroviaires.Des investissements sont en cours pour la réalisation de 100 km d'autoroutes et l'extension du réseau de la voie ferrée vers les ports marocains. En outre, “le projet de Tanger Med avec les petits programmes de modernisation des infrastructures portuaires et la mise en place d'aires de logistique et de stockage devront permettre in fine d'améliorer l'offre et les services de transport offerts aux exportateurs”, a conclu le secrétaire général du ministère du Transport.Dans le registre de l'aérien, la représentante de la RAM, Ilham Tahri Joutei, est venue défendre les avantages qu'offre ce mode de transport qui traite 50.000 tonnes du trafic, soit 0,11% en volume et 5% en valeur des exportations marocaines. La RAM qui assure 50% de ce négoce miroite les atouts de délais de livraison et de qualité de services pour les produits à haute valeur ajoutée dont elle assure le transport. Les facteurs handicapant le développement de cette activité restent la faible capacité et le prix de transport. Pour remédier à ces insuffisances, le ministère et la RAM déploient des actions améliorant l'offre. L'administration a conclu des accords d'open sky avec les Etats-Unis et projette de faire de même avec l'Europe. Elle a autorisé les compagnies étrangères “charter” à transporter du fret lors des vols de retour, libéralisé les services en escale et modernisé les infrastructures aéroportuaires. La RAM, pour sa part, a acquis de nouveaux avions et vient de signer un accord de partenariat avec l'Asmex pour offrir des solutions pratiques permettant aux produits marocains de se positionner sur de nouveaux marchés.


Pavillon off-shore

Le ministère du Transport ambitionne “de mettre en place une politique volontariste pour réviser le cadre institutionnel et réglementaire régissant le secteur maritime et ce, à travers plusieurs actions. Il s'agit de l'élaboration d'un code de commerce maritime en étroite concertation avec les professionnels et en tenant compte des nouveaux enjeux d'ouverture du pays. Il s'agit également d'accélérer la restructuration de la Comanav pour réussir son transfert au privé et la mise en place d'un pavillon off-shore pour soutenir la compétitivité des armateurs marocains. Enfin, se déployer à réformer le secteur portuaire par l'instauration de l'unicité de la manutention au sein des ports et la séparation des activités commerciales et des missions de régulation. Ce service sera vraisemblablement confié à une agence nationale de régulation.Bouchaïb EL YAFI

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