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Economie

Réforme des masters
Un geste timide envers le privé

Par L'Economiste | Edition N°:1707 Le 18/02/2004 | Partager

. Les masters pourraient être ouverts aux écoles privées sous condition . Le ministère de l'Enseignement se penche sur trois projets d'universités privées«Le master ne devra en aucune façon remplacer le DESS!» martèle à plusieurs reprises le ministre de l'Enseignement supérieur, Khalid Alioua, lors des assises de l'enseignement qui se sont tenues à Marrakech le 16 février. Traduisez: si le DESS est un diplôme qui sera supprimé d'ici 5 ans, il n'est pas question de transférer son contenu à celui des masters. “Pour ce genre de diplôme, c'est une nouvelle approche de formation approfondie, permettant aux étudiants d'être opérationnels sur le marché du travail”. La filière Masters, qui sera organisée en 4 semestres, se donne pour objectif donc la formation de cadres supérieurs avec un haut niveau de qualification pour les masters spécialisés. Cette formation devra préparer par ailleurs les étudiants aux études doctorales. Le canevas avalisé lors de ces assises, donne plus d'autonomie aux universités, puisqu'elles garantissent ces diplômes spécialisés. A ces dernières de définir les domaines de spécialisation répondant aux besoins du marché de l'emploi. Cette approche a besoin bien évidemment de compétences professionnelles et spécialisées au niveau de l'encadrement. Les universités devraient gérer et attirer cet encadrement. Encore une fois, la question matérielle et financière se pose avec acuité. Mais ce volet matériel accompagnant la réforme est rarement abordé dans les débats universitaires. Sur le terrain, l'on s'attend à une application plus souple. En effet, le master s'adresse aux licenciés ou titulaires de diplômes équivalents dont le nombre ne dépasse pas actuellement les 25.000 étudiants par an. Bien que l'accès soit ouvert, les diplômes masters concerneront tout au plus 20% de ce total, estime-t-on. Ce nombre sera réparti sur l'ensemble des facultés et écoles publiques du Maroc (presque une centaine). En outre, le ministre de l'Enseignement supérieur ouvre la porte aux écoles privées. Rappelons qu'au lendemain de la mise en application de la réforme de l'enseignement universitaire, l'année dernière, le ministère avait suspendu la dénomination des diplômes de cette catégorie, délivrés par les écoles privées et publiques. Alioua a cependant ouvert une brèche aux établissements privés lors de ces assises pédagogiques de Marrakech. Leurs masters doivent cependant obtenir l'aval des universités et répondre aux conditions contenues dans le cahier des normes des masters délivrés par les universités. “Il n'est pas exclu d'envisager des passerelles entre les diplômes des uns et des autres, si les normes sont respectées”, indique-t-on. D'ailleurs, dans les textes, rien n'empêche la création d'universités privées, mais leurs diplômes (que ce soit pour les licences ou les masters) doivent répondre évidemment aux normes établies. Le ministère de l'enseignement se penche déjà sur trois projets d'universités privées qui lui ont été soumis. La réforme universitaire démarrée depuis le début de l'année scolaire 2003-2004 se base sur un enseignement modulaire et une nouvelle architecture des études, qui organise les diplômes non plus en 1er, 2e et 3e cycles, mais en trois niveaux de formation: licence, master et doctorat. Les licences sont désormais soit professionnelles (LP) ou d'études fondamentales (LEF). Tel que défini dans le cahier des normes du master, le semestre est composé de quatre modules avec un volume horaire minimum de 360 heures. La formation comprendra des enseignements généraux ou spécifiques qui représentent près de 70% du volume horaire (stage compris), des blocs de modules “outils” spécifiques (langues appliquées, communication spécifique, TIC...) qui s'octroient 20% du volume. Par ailleurs, sont prévus des modules complémentaires en relation avec le domaine de spécialisation. Les stages d'initiation à la recherche et en milieu professionnel et les projets de fin d'étude sont obligatoires pour l'obtention de ces masters. Le canevas de ces diplômes impose au moins un volume horaire de 20% de la période de formation pour ces stages. Tout dépend, bien entendu, des spécialisations, nuancent les universitaires.


Canevas des licences

Le diplôme de licence tel qu'il est conçu dans le cadre de la réforme prépare les étudiants soit à poursuivre des études supérieures (master et doctorat) ou encore à l'insertion professionnelle. La mise en application de cette réforme a démarré au début de l'année universitaire en cours et a vu quelques réticences de la part des étudiants, notamment des universités d'Oujda, Fès et aussi Marrakech. Deux types de licences sont prévus: la licence d'études fondamentales, avec une base solide pour la poursuite des études ou encore la licence professionnelle avec une qualification adéquate pour le marché du travail. L'enseignement modulaire est organisé de telle manière à répondre à ces objectifs en 6 semestres. Les deux premiers concernent les études fondamentales et le reste pour une professionnalisation et spécialisation. A l'instar des masters, cette formation est gérée en trois modules. Il s'agit de l'enseignement général et professionnalisant selon la spécialité. Figurent ensuite les “outils” (langues, techniques de communication et de gestion) et enfin les modules complémentaires de spécialisation.Badra BERRISOULE

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