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Shell attaqué de toute part au Nigeria

Par L'Economiste | Edition N°:1927 Le 29/12/2004 | Partager

. Le groupe a suspendu ses exportations de brut en raison des troubles. Il pourrait être amené à quitter fin 2008 ce pays. S’il ne réussit pas à se dissocier des conflits que sa présence suscite Le géant anglo-néerlandais Shell, qui a suspendu une partie de ses exportations de brut du Nigeria en raison des troubles, se trouve sous le feu des critiques d’un large éventail de forces politiques et sociales dans ce pays, allant du Sénat aux chefs de la guérilla du Delta du Niger. Selon un rapport confidentiel commandité par la compagnie et largement repris par la presse nigériane, le groupe pourrait être amené à quitter fin 2008 le Nigeria, son plus grand champ d’opérations, s’il ne réussit pas à se dissocier des conflits que sa présence suscite dans le Delta du Niger. Cette conclusion figure dans un rapport confidentiel commandité par Shell à un groupe d’experts en matière de conflits et dont la presse nigériane se fait largement l’écho. Aucun porte-parole de Shell n’était joignable pour commenter cette information. Shell “ne peut pas ignorer les conflits du Delta ou son rôle dans l’exacerbation des conflits” dans cette zone pétrolière”, souligne le rapport, qui estime que “l’attitude attentiste du groupe est périlleuse”. Les troubles intérieurs au Nigeria ont forcé Shell jeudi à réduire ses exportations de 114.000 barils par jour. En outre, il subit les foudres du Sénat, qui lui réclame 1,5 milliard d’euros de dommages pour la pollution que ses opérations provoquent et qui affectent la vie des communautés du Delta du Niger. Ses propres employés menacent de faire grève contre un projet de restructuration, qui pourrait se traduire par des pertes d’emplois. Les protestataires réclamaient des investissements en faveur de leur communauté. L’incident a pris fin à la suite d’une médiation gouvernementale et Shell a accepté de cesser sa production jusqu’au règlement du problème. Le 20 novembre, 17 militants de l’ethnie Ijaw avaient été blessés à la suite de heurts avec l’armée nigériane après qu’ils eurent investi un puits de pétrole. Cet incident a une nouvelle fois braqué les projecteurs sur la relation controversée entre Shell et les forces armées nigérianes dans ce secteur qui montent la garde devant les installations de Shell. Le Nigeria est le plus grand producteur d’Afrique et exporte 2,5 millions de barils par jour (mbj). Shell en produit près de la moitié. Le Golfe de Guinée, sur lequel s’ouvre le Delta du Niger, fournit quelque 15% des besoins des Etats-Unis et la production de pétrole est appelée à croître dans ce secteur. En octobre, les miliciens séparatistes ont menacé d’attaquer les installations pétrolières, provoquant une flambée des prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Depuis, un cessez-le-feu a été négocié, mais il pourrait voler en éclats à tout moment. Synthèse L’Economiste

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