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    Semences: La demande perturbée par la météo

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    Les semences de céréales représentent la grande part de l'offre globale. Elles dépendent beaucoup des aléas climatiques. La totalité de l'offre provient du marché local, car l'importation revient cher.


    Les deux tiers des semences proviennent des zones bour. Les terres irriguées ne contribuent qu'à hauteur d'un tiers dans la production globale. L'offre connaît donc des fluctuations considérables dues aux aléas climatiques. En opérant sur les stocks, l'Etat intervient pour assurer un équilibre entre l'offre et la demande.
    Chaque année, les reports sur les stocks de la période suivante se situent entre 150.000 et 250.000 quintaux de semences de céréales. Il arrive toutefois que ces quantités doublent et donc gonflent le stock de l'année d'après. La production locale des semences de céréales cette année se situe aux alentours de 400.000 quintaux .
    Si l'on tient compte du report de l'année dernière (250.000 quintaux invendus), l'offre globale atteindrait 650.000 quintaux.
    «Ce niveau est suffisant pour répondre à la demande habituelle des agriculteurs», indique M. Mokhtar Bouanani, directeur général de la Sonacos (Société Nationale de Commercialisation de Semences).

    Les semences de céréales proviennent entièrement de la production locale. Les variétés adaptées à nos conditions climatiques sont rares, voire inexistantes sur le marché international.
    Seul l'Institut National Agronomique et Vétérinaire développe les variétés de semences de céréales qui répondent au contexte climatique du pays. Les variétés qui offrent un bon rendement en Europe ne sont pas forcément adaptées à notre environnement.
    De plus, les quelques pays (Syrie, Tunisie, Espagne) qui peuvent développer des semences adaptées à notre climat fixent des prix élevés. La différence de coût s'explique par l'apport de la recherche scientifique dans l'élaboration du produit. Au Maroc, la recherche dans le domaine de la semence reste fortement subventionnée. Elle ne peut avoir des résultats concrets que sur plusieurs années.

    Hausse des prix à l'achat

    La demande, quant à elle, varie d'une saison à l'autre. Même en période normale, les agriculteurs retardent leur approvision-nement. Les achats ne sont pas organisés dans le temps. Quand l'année s'annonce bien sur le plan pluviométrique, les agriculteurs se ruent vers les distributeurs de semences. Dans le cas contraire, les achats enregistrent une baisse importante. L'année passée, les achats ont totalisé 400.000 quintaux.
    Pourtant, les réserves dépassaient 700.000. Sur une quantité de 300.000 quintaux qui devaient en principe être reportée, 50.000 ont été perdus. Autrement dit, après deux années de stockage, les semences ne peuvent être utilisées que pour la consommation finale. Ceci dans la condition où elles ne subissent pas de traitement. Dans le cas contraire, les semences doivent être rejetées.
    L'évolution en dents de scie que connaît la demande des semences de céréales est due aux aléas climatiques. Cette demande peut varier de 400.000 à 800.000 quintaux. En raison de la période de sécheresse, les sociétés grainières proposent des prix à l'achat augmentés de 45 DH par quintal (pour les semences de céréales toujours).

    Cette mesure a été prise afin d'éviter le détournement de l'ensemble de la production vers le marché de la consommation finale. Sur la hausse de 45 DH, l'Etat accorde une subvention de 25 DH.
    Par ailleurs, plus de 370 points de vente ont été ouverts à travers le Maroc. L'orge y est vendu à 295 DH le quintal. Les blés coûtent 400 DH environ.
    Il est à signaler que l'Etat effectue un contrôle rigoureux sur les semences. Ces dernières doivent répondre à un taux de germination minimum de 85%.
    Concernant les autres types de semences, le marché est stable sur le temps. La campagne de la betterave commence bien avant celle des céréales. Des petites quantités de semences de betteraves peuvent emblaver des superficies plus importantes (15 kg de semences pour un hectare).
    Les quantités de betteraves disponibles sur le marché sont respectivement de 1.000 tonnes pour le multigerme et près de 5.500 unités de monogermes. Ces semences ont été importées en totalité.

    Hicham RAÏQ

     

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