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    Economie

    Saïdia s'offre un port

    Par L'Economiste | Edition N°:307 Le 04/12/1997 | Partager

    Les travaux pour la construction d'un port de pêche et de tourisme ont démarré. Ce port sera livré en 1999.


    Le sable doré de Saïdia cède la place au béton. Un port de pêche et de plaisance y sera construit. Les travaux ont été confiés au groupement Dumez-Maroc/Somagec. Ce dernier procède actuellement à la mise en place du chantier. Reste à acquérir le terrain de la carrière et repérer les chemins de passage. L'ouverture de la carrière est prévue d'ici fin de décembre. Parallèlement, le groupement prépare une zone sur le chantier pour fabriquer les blocs qui serviront à la construction des quais. L'ouvrage sera livré dans deux ans. Le groupement a déjà des références au Maroc. Il a à son actif l'extension des ports de pêche de Tan-Tan, de Tanger, Larache notamment. Le coût du projet s'élève à 75 millions de DH, intégralement financé par le Budget de l'Etat. La capacité d'accueil de ce port est estimée à 800 unités dont 600 bateaux de pêche et 200 de plaisance.

    La première vocation de ce projet est de développer la pêche artisanale pratiquée actuellement sur la plage, sans aucun abri. Pour M. Azzouz Cheikh, chef de Division Technique de la Direction des Ports et du Domaine Public Maritime (DPDPM), l'idée est de mettre à la disposition des pêcheurs les installations nécessaires pour l'exercice de leur métier pendant 10 mois par an contre 3 actuellement. Le plan de développement prévoit la construction d'installations portuaires sur une superficie d'environ 10 ha. La gamme des ouvrages retenus est large: elle va de l'installation d'une halle aux poissons aux unités industrielles et frigorifiques en passant par les équipements et la réparation navale des bateaux de pêche.

    Réduire le poids de l'informel


    Selon la DPDPM, initiatrice du projet, cette installation canalisera les débarquements répartis tout au long de la baie de Saïdia et permettra aux pêcheurs concernés de développer leurs activités et d'améliorer leurs revenus. Les prévisions tablent sur plus de 6.000 tonnes d'apports de poissons et de coquillages pour une valeur de l'ordre de 180 millions de DH. Actuellement, les apports réalisés dans la zone de Saïdia-embouchure de la Moulouya (- de 10 km) sont estimés à 2.400 tonnes de poissons d'une valeur moyenne de l'ordre de 80 millions de DH. Les espèces débarquées sont variées: praires, poulpes, seiches, loups, dorades et bars notamment.
    Selon les statistiques fournies par la DPDPM, cette pêche artisanale occupe une flottille d'environ 580 unités dont 60% sont des barques à moteur et 40% des barques à rames.
    Les promoteurs de cette initiative avancent un autre mérite du projet: inciter progres-sivement les pêcheurs à intégrer le circuit structuré de la pêche côtière abandonnant ainsi le secteur informel où ils opèrent. Les pêcheurs seront donc tenus de débarquer leurs prises dans la halle de poissons, s'acquittant ainsi de tous les droits et taxes. «Des ressources supplémentaires pour l'Etat», indique M. Cheikh.

    De même, Ras Kebdana et Nador, deux ports voisins orientés vers la pêche industrielle, auront à coup sûr un effet d'entraînement sur Saïdia. Les barques auront tendance à se développer pour entrer dans la pêche dite «industrielle».
    La seconde vocation du port est touristique. Le projet s'inscrit en effet dans le cadre du développement touristique de la région de Saïdia par la mise à la disposition de passionnés de la plaisance d'infrastructures d'accueil. Le plan de développement prévoit une zone d'habitats touristiques avec la réalisation de complexes hôteliers et de résidences. Ce volet s'étend sur une superficie d'environ 10 ha. Ce port devra mettre en valeur la zone balnéaire de Saïdia réputée pour le sable fin de sa plage sans dunes sur plusieurs kilomètres. La gestion du projet est confiée au Ministère des TP. Il a d'ailleurs prévu deux formules de cession: l'occupation temporaire renouvelable chaque année ou la concession à long terme. Cette dernière formule sera valable pour les terrains nus abritant des complexes touristiques ou des terrains revêtus pour d'autres ouvrages.

    Mohamed CHAOUI


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