×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Routes cherchent usagers «citoyens»

    Par L'Economiste | Edition N°:2771 Le 07/05/2008 | Partager

    . Casablanca: 46 zones déclarées à haut risque d’accidentsSensibilisation. C’est le mot «magique» pour réduire l’ampleur des accidents de la circulation au Maroc, en France ou n’importe où ailleurs. Les participants au séminaire franco-marocain de prévention routière, tenu le mardi 6 mai à Casablanca ont tous été unanimes pour vanter les mérites d’une telle démarche. La rencontre, organisée par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR), en collaboration avec la mutuelle française Macif, a été l’occasion d’échanger les expériences des uns et des autres. Le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) a présenté les résultats de deux études édifiantes. La première porte sur l’identification des zones à haut risque accidentel de Casablanca. Celles-ci sont au nombre de 46. Bien que les données exploitées datent de 2004 et malgré que le parc automobile ait considérablement évolué ces dernières années, les conclusions de l’enquête demeurent représentatives de la situation en 2008 (cf. www.leconomiste.com)L’avenue Mohammed VI est l’un des axes les plus «meurtriers». Une vidéo projetée montre des automobilistes roulant à contre-sens pour gagner la sortie vers l’autoroute. L’assistance retenait son souffle à chaque fois qu’une voiture traversait l’avenue en flagrante infraction du code de la route. On frôlait à chaque instant la catastrophe. Les étrangers présents dans la salle n’en revenaient pas.«Le comportement de l’usager n’est pas le seul à incriminer», avertit Azzedinne Chraïbi, secrétaire permanent du CNPAC. «Bien au contraire, l’infrastructure de circulation routière s’accapare une proportion importante dans l’insécurité routière», précise-t-il.En cause donc, en plus des usagers, les aménagements de l’infrastructure routière.La deuxième étude porte sur le comportement des usagers de la route (piétons et automobilistes). Les résultats démontrent une certaine agressivité dans le comportement des uns et des autres. «Il faut inculquer un comportement nouveau chez les usagers. Bref, il faut former une nouvelle génération d’automobilistes et de piétons», concluent les intervenants. C’est de là que découle l’importance de la sensibilisation, «à commencer par l’école», insistent aussi bien Hamid Besri, directeur général de la FMSAR que Abed Yacoubi Soussane, PDG de la mutuelle Mamda/MCMA. Ce dernier s’est dit prêt à financer toute action visant à expliquer le code de la route aux élèves.La sensibilisation dans les écoles est un processus déjà bien rodé chez la Maif (Mutuelle des instituteurs français). Cette dernière s’appuie sur un réseau de 119 antennes sur toute la France (y compris dans les Dom-Tom) ainsi que sur une équipe de 2.000 bénévoles.La Macif excelle particulièrement par sa panoplie d’outils de sensibilisation. Du simulateur de conduite aux spots vidéo «chocs», tous les moyens sont bons pour faire passer le message. La route tue, on ne le dira jamais assez. Nabil TAOUFIK

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc