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    Rhône-Poulenc: Le retrait partiel de l'Etat

    Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

    Le gouvernement français poursuit son programme de privatisations partielles. Après celles du Crédit Local de France, d'Elf-Aquitaine et de Total, c'est au tour de Rhône-Poulenc. le leader de la chimie française. nationalisé en 1982.

    L'annonce faite, Jeudi 29 Octobre, par le Ministère de l'Economie et des Finances n'aurait pas vraiment surpris les milieux financiers malgré la tornade monétaire qui s'est abattue sur eux en Septembre dernier. L'opération qui interviendra “dans les tout prochains mois, en fonction des conditions de marché” et sera pilotée par Indosuez et la Société Générale, devrait rapporter à l'Etat 3,5 à 4 milliards de Francs.

    Le scénario présenté par le Ministère des Finances prévoit deux opérations. D'abord, la vente par l'Etat, actionnaire à hauteur de 56,9% de Rhône-Poulenc. d'au moins 6 millions des 32.4 millions de titres qu'il détient. Ainsi, 10% du capital du groupe chimique seront mis sur le marché. Sur l'ensemble des actions cédées, 10% seront réservées aux salariés.

    Il est ensuite prévu que l'Etat propose aux porteurs de Certificats d'Investissement Privilégié (CIP) et de titres participatifs (TP) Rhône-Poulenc, jugés hétéroclites, d'échanger leurs papiers contre de véritables actions votantes. La parité d'échange sera d'un CIP ou un TP pour une action, selon le Ministère. Les CIP, qui constituent 20,6% du capital de la firme, sont cotés à Paris et New-York. Les TP, ayant permis de gonfler de 1,7 milliard de Francs les fonds propres de Rhône-Poulenc, ne sont inscrits que sur le marché new-yorkais.

    Plusieurs incertitudes pèsent encore sur cette privatisation. Le nombre de titres que l'Etat mettra sur le marché dépendra certainement de la tenue des marchés boursiers et de la réponse des investisseurs. En raison de ces inconnues, la répartition du capital de la société après le ménage ne peut encore être clairement définie. Néanmoins, ce qui est sûr, c'est que l'Etat va conserver le contrôle du groupe.

    Avec une participation de 56,9% au capital et 77,5% des droits de vote, s'il vend 6 millions d'actions et que tous les CIP et TP sont convertis en actions de plein exercice, sa part devrait certes tomber à environ 43% du capital. Mais avec les AGF et le crédit Lyonnais, qui détiennent ensemble 20,8% du chimiste, il restera indirectement majoritaire.

    Selon M. Michel Sapin, le terme privatisation ne conviendrait pas. “Rhône-Poulenc reste dans le secteur public” et “son conseil d'administration demeure régi par la loi de démocratisation du secteur public de Juillet 1983”, explique-t-il. L'opération Rhône-Poulenc constitue, selon la presse française, une véritable innovation dans la façon de tourner la doctrine du “ni privatisation, ni nationalisation, édictée en 1988 par M. François Mitterrand”.

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