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Marrakech: L’industrie des loisirs explose

Par L'Economiste | Edition N°:1927 Le 29/12/2004 | Partager

. Près d’une cinquantaine de nouveaux restaurants et lounges en 2004 et autant l’année prochaine . De quoi dérouter les noceurs de la cité ocre! Où sortir et quel est l’endroit le plus branché? Ce sont les questions qui taraudent l’esprit des vacanciers de Marrakech. La cité ocre est indétrônable durant les périodes de fin d’année. Le nombre de restaurants, lounges, boîtes de nuit qui naissent chaque jour devient un souci pour «le vacancier hyperbranché, qui veut absolument se faire voir dans la ville de Marrakech». Chaque semaine (ou presque), un resto ou lounge ouvre ses portes. Etre branché à Marrakech impose de les connaître, sinon d’y avoir pris un pot. De quoi perdre la tête, surtout face à une cinquantaine d’endroits qui ont vu le jour en 2004 et autant en prochaine ouverture pour 2005, sans inclure les restaurants d’hôtels. Rien que pour décembre, une dizaine d’enseignes ont renforcé l’offre: Salam Bombay, Casa Del Branso, El Pescadera, Kichmara, Sabam… D’autres qui avaient annoncé leur ouverture il y a un an de cela, viennent de se lancer, à l’instar de la brasserie française Patachou. Le phénomène de mode veut que l’offre mélange désormais cuisine marocaine et celle plus orientale ou encore occidentale. «Il n’y a pas de secret. L’industrie de loisirs suit de près celle de l’hôtellerie», analyse Moha Zeriab de Dar Moha. «Cette concurrence ne peut qu’être bénéfique à la restauration. La qualité sera améliorée et les prix vont chuter». Outre les grands noms qui s’installent à Marrakech, du style Le Pacha (enseigne internationale) avec des investissements importants (50 millions de DH), d’autres mettent en avant des références, parfois justifiées et parfois non. Mais il est vrai que le succès des endroits branchés ne dépend jamais du décor ni de l’ambiance, et encore moins de la qualité. Côté prix, les nouveaux restaurateurs s’alignent sur les anciens. Ainsi, dans des restaurants typiquement marocains, cela va de 500 à 700 DH pour un menu complet. Pour la gastronomie française ou occidentale, ce sont des menus à la carte selon le restaurant et selon le chef. Il y a quelques années encore, la différence était claire et nette: dans les dédales de la médina, c’est la cuisine marocaine, et à partir des remparts, les mets occidentaux. Cette donne n’est plus valable. En fait, difficile de citer tous les «temples» de la nuit, aussi branchés les uns que les autres, qui ont pignon sur rue. Une véritable «société de loisirs nocturnes» est en train d’émerger dans la capitale touristique. Et ce n’est pas le noceur qui s’en plaindrait. Marrakech regorge aussi de petits endroits qui arrivent à fidéliser une clientèle, à l’instar de Safran et Cannelle, à mi-chemin entre piano-bar et discothèque, qui vient de se refaire une santé. Dans le même style, d’autres pianos-bars ont vu le jour, à trois kilomètres de la ville. Mais que ne ferait-on pas pour s’offrir une belle soirée «top et in». Bo Zin par exemple est un lounge bar et restaurant. Il a été plébiscité lors du Festival du cinéma en décembre dernier, avec plusieurs stars qui y ont dîné. Juste en face, l’Usine orientale est une ancienne unité de sucre transformée en restaurant depuis quelques mois.


Un bon chef, la clef du succès

L’un des points forts de la restauration reste bien sûr le service. Sans un bon chef et un bon personnel, le projet est étouffé dans l’œuf, malgré les succès du lancement. Ce fut le cas de plusieurs enseignes. «Un restaurant a besoin d’un gestionnaire du métier et ce n’est pas toujours le cas. Si le marché est libre, il faut que les restaurateurs respectent une charte qualité», insiste Brahim Rmili, président de l’Association des restaurateurs. C’est aussi d’un personnel qualifié dont ont besoin les restaurateurs. Il est vrai que les professionnels du tourisme ne s’impliquent pas suffisamment dans la formation.


Très peu de promotions

. C’est la période faste: Les hôtels en profitent Foule à Marrakech pour cette période de fin d’année. Les hôtels affichent complet et les résidences aussi, même les plus clandestines. C’est décidément la destination de référence pour les fêtes de fin d’année (vacances ou pas). Normal, dira-t-on, pour une ville qui devient celle des jet-seteurs, avec de grands noms du show-biz qui y ont leur résidence: Kass, Naomi Cambell et d’autres.Dans la cité ocre, les 5 et les 4 étoiles affichent de grands taux d’occupation. Encore plus grands auprès des établissements dépendant d’un tour-opérateur. Plus que jamais, les caisses sont renflouées durant cette période. Dans la catégorie 4 étoiles, c’est plus de 2 millions de DH pour la période du 28 décembre au 1er janvier qui sont prévus, et 3 à 4 millions pour les 5 étoiles. D’où les maigres promotions qui sont affichées côté prix. Dans l’ensemble, pas de tarifs spéciaux en cette période de fin d’année. Plus encore, certains hôtels imposent dans le packaging le dîner de la St-Sylvestre. Au Méridien par exemple, l’on n’y va pas de main morte. La chambre double est au prix de 2.900 DH. Les autres hôtels affichent leur plein tarif selon la catégorie. Quelques efforts de part et d’autre, à l’instar du Kenzi Farah à 1.400 DH pour la chambre double, et le Tikida qui offre la nuitée à 900 DH pour deux personnes. Les fêtes de fin d’année redynamisent toute l’industrie touristique de Marrakech, hôtels ou restaurants. Elles coïncident avec la reprise du tourisme. Et cette année, les préparatifs ont été entamés il y a plusieurs semaines. A commencer par les arrondissements municipaux qui, depuis le début de décembre, ont activé les travaux (où il s’agit plus de refaire des trottoirs déjà faits). Il faut bien justifier des budgets. Coté sécuritaire, Marrakech a vu un grand renforcement, en dehors des GUS, pour cette période. La présence des agents de sécurité n’est plus aussi discrète dans les grandes artères et les quartiers à forte affluence. Par ailleurs, un appel à la vigilance a été lancé aux hôteliers, par leur association. De fait, toutes les unités ont renforcé les dispositifs de sécurité devant les établissements. Une vigilance qui s’opère avec le sourire toutefois.


Jusqu’à 5.500 DH par personne!

. Les originaux, les plus chers et les traditionnels… Le dîner du Réveillon est aussi une autre question importante à définir. Quel endroit choisir pour ce 31 décembre? Et les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie ne s’y trompent pas. La bonne nouvelle est que les réservations étaient encore ouvertes pour les retardataires au 28 décembre. La moins bonne est du côté prix. Les coins les plus huppés vont jusqu’à 5.500 DH par personne pour le Réveillon, encore faut-il trouver une place. C’est le prix à payer dans le palace La Mamounia pour la soirée de la St-Sylvestre, animée par le groupe de jazz The Claude Bolling. Au restaurant Yacout où il est impossible d’aller sans réservation, le prix pour la soirée du Réveillon est de 3.000 DH, soirée de haute gastronomie, boissons incluses. A Dar Moha, ancienne résidence du styliste Pierre Balmain, le chef Moha a concocté un menu extravagant avec du couscous au foi gras et des cocktails très originaux à 2.000 DH. En prime, un open bar dès les premières minutes de 2005. Les restaurants gastronomiques ne se contentent plus d’un dîner convivial. Ils optent plutôt pour des soirées animées à des prix oscillant entre 600 (chez Patachou) et 2.000 DH. Le Jad Mahal propose à ce prix une formule avec des danseuses marocaines. Son coin bar sera animé par des musiciens internationaux. Les hôtels sont de la partie aussi. Au Kenzi Farah par exemple, le dîner du la St-Sylvestre est à 1.500 DH (boissons non incluses). Dans le même ordre de prix, l’Atlas Médina. La soirée est plus chère au Méridien et au Palmaraie Golf Palace: 2.500 DH. Au Mansour Dahbi, le dîner est offert aux résidents de plus de deux nuits. Dans la catégorie 4 étoiles, le dîner de gala de cette fin d’année est à 1.200 DH au Tikida pour les résidents. Au Tafilalet, le prix est en dessous des 1.000 DH. En réalité, le dîner de gala du 31 décembre est devenu un produit incontournable pour les hôtels de Marrakech, quelle que soit la conjoncture. Tous concoctent des formules et des packagings. Mais certains continuent de l’imposer aux vacanciers, malgré les recommandations de l’association de l’industrie hôtelière. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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