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    Politique Internationale

    Réveillon dans les Cinq Etoiles de Casablanca: 80% de remplissage à 21 heures

    Par L'Economiste | Edition N°:11 Le 09/01/1992 | Partager

    Pour le réveillon, les grands hôtels de Casablanca ont revêtu leur plus belle parure afin de marquer l'événement pour une clientèle en majorité marocaine. Des plateaux artistiques et gastronomiques riches et diversifiés ont été servis: l'oriental en tête mais également le russe, le flamenco, le jazz et la funky. Ce tour du monde a été offert à des prix attrayants et compris entre 400 DH et 1600 DH. De plus et la formule est nouvelle, la possibilité de passer le reste de la nuit à l'hôtel (petit déjeuner inclus) a été largement utilisée.


    COMMENT les casablancais pouvaient-ils rester chez eux quand ces courtisans éclairés leur offraient d'enterrer l'année 1991 et d'effacer les stigmates de la guerre du Golfe avant d'entamer 1992?
    Les résultats enregistrés sont à la hauteur des efforts fournis. Bien que chaque hôtel ait ses propres caractéristiques, sa propre capacité d'accueil et son style particulier, toutes les directions «sales and marketing» s'accordent pour révèler un chiffre: 80 %, fut le taux de remplissage de tous les «points de vente» à 21 heures. Ce qui est plus que convenable, expliquent-ils si l'on tient compte du fait que le client doit disposer d'un minimum d'espace pour passer une soirée sans être à l'étroit.

    Succès de l'oriental


    Un autre fait est mis en exergue: c'est la participation de plus en plus marocaine, puisqu'en dehors de la clientèle résidant à l'hôtel ce soir là, il n'y a pas un courant touristique significatif le 31 Décembre à Casablanca contrairement à Marrakech ou Agadir.
    Les raisons avancées sont multiples. La plus plausible est que toutes les fêtes marocaines telles Aïd Séghir, Aïd Kébir ou le Premier Moharrem..., ont un caractère religieux et sont consacrées à la famille. Le 31 Décembre n'étant pas empreint du caractère religieux, est fêté hors du cadre familial.
    Cette forte participation marocaine expliquerait aussi le franc succès remporté par le thème oriental (animation et menu). Des chiffres sont fournis à l'appui par Mme Faesch du Holiday's Inn: sur les trois «points de vente», le restaurant marocain affichait complet, alors que les salles du dîner «gastronomique» et «gala» ont atteint respectivement 80% et 60% pour les mêmes prix.
    M. Thierry J. Bertin du Hyatt Regency confirme cette tendance.
    Tout ceci amène les organisateurs à souligner que Casablanca n'est pas commercialisée en Europe pour les fêtes de fin d'année. Les agences de voyage proposent volontiers aux touristes occidentaux trois jours à Madrid ou à Moscou.
    M. Bertin estime que Casablanca n'est pas «dans l'esprit européen, positionnée comme un pôle touristique attractif".
    Mme Faesch attribue cela au tarif aérien peu accessible qui représente selon elle 50% sur un séjour de 7 nuits et atteint 70% pour un séjour de 3 nuits.
    La solution préconisée serait qu'un tour opérateur étranger, en collaboration avec Royal Air Maroc, compose un forfait qui comprendrait un billet d'avion moins onéreux pour motiver les acheteurs. Des démarches en ce sens seront entreprises pour le reveillon 92/93.

    Un must pour conquérir une clientèle


    Si tout est mis en oeuvre bien qu'il n'y ait pas de demande spécifique externe, c'est que le réveillon est l'occasion pour les hôtels de confirmer leur image auprès de la clientèle d'habitués mais aussi un "must" pour conquérir une clientèle potentielle.
    Au cours de l'année, le personnel hôtelier répond à une commande précise qui provient de sociétés organisant des séminaires, ou à des demandes émanant d'agences de voyage.
    Le 31 Décembre l'hôtel est à la fois client et vendeur. C'est en d'autres termes, «un acte de commercialisation direct». L'hôtel en effet compose un produit et le client y adhère.
    Une autre formule d'inspiration américaine à été introduite sur le marché pour cette fin d'année. Elle consiste à inviter les hôtes à passer le reste de la nuit à l'hôtel.
    L'expérience tentée à Casablanca a été concluante. La formule sera maintenue pour le prochain réveillon.

    Naïma HADER

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