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Réunions FMI/Banque Mondiale
Le monde arabe au coeur des débats

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. Présentation des travaux sur la gouvernance. Peut-on lutter contre la marginalisation?Les deux institutions financières issues de Breton Wood, FMI et Banque Mondiale, se sont réunies pour cinq jours à Dubaï. C'est la première fois qu'elles tiennent une grande rencontre dans un pays arabe. Et ce n'est pas un choix innocent. Le sujet d'arrière-plan est de trouver le moyen de ramener tous les pays arabes dans le giron de la mondialisation: la plupart d'entre eux ont manqué le virage de la mondialisation et font face à de terribles problèmes économiques et sociaux.La Banque Mondiale rendra publique l'intégralité de ses investigations sur la gouvernance dans les pays arabes (cf. nos informations sur ce rapport, L'Economiste des 9 et 10 septembre 2003; www.leconomiste.com.Pour une grande partie des pays arabes, la rente pétrolière a permis de masquer la faible productivité, voire la perte de compétitivité, et les processus hésitants, inefficaces de prise de décisions politiques. Un chiffre qui dit tout: le taux de croissance des pays arabes a été inférieur à celui des pays africains pauvres, durant ces vingt dernières années. Donc et logiquement, si le phénomène se poursuit, ce seront les prochains pays les moins avancés sur la planète.En attendant, ce virage manqué de la gouvernance efficace est l'un des facteurs explicatifs de la marginalisation politique, selon les stratèges des institutions financières, mais aussi des gouvernements occidentaux. Cette marginalisation politique explique la formation de groupes extrémistes qui tombent dans le terrorisme, l'existence de gouvernements non-démocratiques mais très démagogiques, l'augmentation des courants migratoires et illégaux, la recherche de revenus dans des activités informelles…Il n'est pas certain que les réunions de Dubaï trouvent des recettes sûres pour ressouder les pays arabes au reste du monde, mais ce sera le coeur des débats de coulisses, comme elles sont au coeur de tous les débats multilatéraux en ce moment.N. S.


Zone par zone, les prévisions du FMI

. Rebond de l'économie mondialeComme chaque année pour les réunions conjointes, le Fonds monétaire international présente ses prévisions sur la croissance et ses recommandations de politique économique et monétaires.L'économie mondiale est en phase de rebond, avec une croissance de 3,2% cette année et de 4,1% en 2004, mais cette reprise est inégale et fragile, tirée vers le haut par les Etats-Unis et vers le bas par la zone euro, selon le rapport du Fonds. L'économie mondiale devrait se reprendre, maintenant que la guerre en Irak est terminée, grâce aux soutiens budgétaires et monétaires, notablement aux Etats-Unis, sans oublier le “déclin attendu des prix du pétrole”, explique le FMI.Mais la production industrielle et la croissance du commerce “restent faibles”, selon le Fonds, qui s'alarme de l'échec de la réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancun. - Etats-Unis: Ils ont entre autres bénéficié d'une politique monétaire plus qu'accommodante et “la Réserve fédérale a indiqué, de manière appropriée, que cette politique pouvait être maintenue pour une période considérable”. L'économie américaine a également été aidée par “l'accroissement important des dépenses publiques, ainsi que la reprise de la consommation, en grande partie dans le secteur automobile, et de l'investissement privé”, note le Fonds, sans oublier la baisse du dollar, qui a aidé les exportations du pays. Mais le FMI avertit: des déficits trop importants réduisent les bénéfices à long terme des baisses d'impôts, déjà en partie effacées par le système “compliqué et non transparent” de leur mise en oeuvre, et vont rendre le rééquilibrage des comptes courants encore plus difficile.- Japon: Il bénéficie “du rebond boursier et de davantage d'optimisme quant à la reprise américaine”, même si “l'horizon reste assombri par la déflation et les faiblesses du système bancaire”.- Chine: Le géant asiatique, grâce à l'arrimage du yuan au dollar, taille des croupières à tous à l'exportation, le FMI recommande “un mouvement en direction de davantage de flexibilité des taux de change”.- Moyen-Orient: L'économie des pays du Moyen-Orient va croître de plus de 5% cette année, grâce à une augmentation de la production et des prix du pétrole, mais l'instabilité politique pourrait assombrir la perspective pour la région. Elle doit s'attaquer au haut niveau d'endettement. Cette situation pourrait encore se détériorer dans le cas du probable affaiblissement du prix du brut. Les réformes économiques en Iran, où la croissance devrait atteindre 6,1% cette année, ont eu un impact positif sur la région. Celle-ci est aidée par l'effet de la reconstruction de l'Irak. La croissance dans les pays les moins riches en pétrole, comme la Jordanie, l'Egypte et la Syrie, sera plus modérée et pénalisée par les incertitudes géopolitiques qui affectent durement l'industrie touristique. Leur défi réside dans sa capacité à générer suffisamment de croissance pour créer des emplois et faire en sorte que le marché du travail puisse absorber l'augmentation de la population.- Europe: La zone euro est engluée dans une phase prolongée de faiblesse économique. “Pour le moment, la plupart des Européens qui veulent voir la reprise économique devront la regarder à la télévision”, puisqu'elle se produit surtout ailleurs, aux Etats-Unis et en Asie. Il y a assez peu de signes d'un rebond plus large de l'activité réelle et trois pays -Allemagne, Italie, Pays-Bas- sont entrés en récession. - Afrique: Le continent a plutôt bien résisté au ralentissement des économies industrialisées, grâce à la bonne tenue des prix des matières premières, à la respiration procurée par les allègements de dettes et à une amélioration des politiques économiques. A l'exception du Nigeria et de l'Angola, “l'inflation est désormais relativement basse et les déficits budgétaires sous contrôle”. Pour toute l'Afrique, le FMI prévoit une croissance de 3,7% en 2003 et de 4,8% en 2004. Mais ces progrès recouvrent de grande disparité régionale. Parmi les poids lourds africains, le Nigeria doit se préoccuper de l'amélioration de ses finances publiques, les recettes pétrolières devant se tarir avec la baisse attendue du prix du brut. En Algérie, où la croissance est attendue à 5,9% cette année et 3,8% l'an prochain, l'activité est favorisée par de bonnes conditions météorologiques et un secteur de la construction en pleine expansion du fait de l'augmentation de la population et des efforts de reconstruction après le séisme de mai dernier.(Avec AFP)

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