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Zone par zone, les prévisions du FMI

Par L'Economiste | Edition N°:1605 Le 19/09/2003 | Partager

. Rebond de l'économie mondialeComme chaque année pour les réunions conjointes, le Fonds monétaire international présente ses prévisions sur la croissance et ses recommandations de politique économique et monétaires.L'économie mondiale est en phase de rebond, avec une croissance de 3,2% cette année et de 4,1% en 2004, mais cette reprise est inégale et fragile, tirée vers le haut par les Etats-Unis et vers le bas par la zone euro, selon le rapport du Fonds. L'économie mondiale devrait se reprendre, maintenant que la guerre en Irak est terminée, grâce aux soutiens budgétaires et monétaires, notablement aux Etats-Unis, sans oublier le “déclin attendu des prix du pétrole”, explique le FMI.Mais la production industrielle et la croissance du commerce “restent faibles”, selon le Fonds, qui s'alarme de l'échec de la réunion de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Cancun. - Etats-Unis: Ils ont entre autres bénéficié d'une politique monétaire plus qu'accommodante et “la Réserve fédérale a indiqué, de manière appropriée, que cette politique pouvait être maintenue pour une période considérable”. L'économie américaine a également été aidée par “l'accroissement important des dépenses publiques, ainsi que la reprise de la consommation, en grande partie dans le secteur automobile, et de l'investissement privé”, note le Fonds, sans oublier la baisse du dollar, qui a aidé les exportations du pays. Mais le FMI avertit: des déficits trop importants réduisent les bénéfices à long terme des baisses d'impôts, déjà en partie effacées par le système “compliqué et non transparent” de leur mise en oeuvre, et vont rendre le rééquilibrage des comptes courants encore plus difficile.- Japon: Il bénéficie “du rebond boursier et de davantage d'optimisme quant à la reprise américaine”, même si “l'horizon reste assombri par la déflation et les faiblesses du système bancaire”.- Chine: Le géant asiatique, grâce à l'arrimage du yuan au dollar, taille des croupières à tous à l'exportation, le FMI recommande “un mouvement en direction de davantage de flexibilité des taux de change”.- Moyen-Orient: L'économie des pays du Moyen-Orient va croître de plus de 5% cette année, grâce à une augmentation de la production et des prix du pétrole, mais l'instabilité politique pourrait assombrir la perspective pour la région. Elle doit s'attaquer au haut niveau d'endettement. Cette situation pourrait encore se détériorer dans le cas du probable affaiblissement du prix du brut. Les réformes économiques en Iran, où la croissance devrait atteindre 6,1% cette année, ont eu un impact positif sur la région. Celle-ci est aidée par l'effet de la reconstruction de l'Irak. La croissance dans les pays les moins riches en pétrole, comme la Jordanie, l'Egypte et la Syrie, sera plus modérée et pénalisée par les incertitudes géopolitiques qui affectent durement l'industrie touristique. Leur défi réside dans sa capacité à générer suffisamment de croissance pour créer des emplois et faire en sorte que le marché du travail puisse absorber l'augmentation de la population.- Europe: La zone euro est engluée dans une phase prolongée de faiblesse économique. “Pour le moment, la plupart des Européens qui veulent voir la reprise économique devront la regarder à la télévision”, puisqu'elle se produit surtout ailleurs, aux Etats-Unis et en Asie. Il y a assez peu de signes d'un rebond plus large de l'activité réelle et trois pays -Allemagne, Italie, Pays-Bas- sont entrés en récession. - Afrique: Le continent a plutôt bien résisté au ralentissement des économies industrialisées, grâce à la bonne tenue des prix des matières premières, à la respiration procurée par les allègements de dettes et à une amélioration des politiques économiques. A l'exception du Nigeria et de l'Angola, “l'inflation est désormais relativement basse et les déficits budgétaires sous contrôle”. Pour toute l'Afrique, le FMI prévoit une croissance de 3,7% en 2003 et de 4,8% en 2004. Mais ces progrès recouvrent de grande disparité régionale. Parmi les poids lourds africains, le Nigeria doit se préoccuper de l'amélioration de ses finances publiques, les recettes pétrolières devant se tarir avec la baisse attendue du prix du brut. En Algérie, où la croissance est attendue à 5,9% cette année et 3,8% l'an prochain, l'activité est favorisée par de bonnes conditions météorologiques et un secteur de la construction en pleine expansion du fait de l'augmentation de la population et des efforts de reconstruction après le séisme de mai dernier.(Avec AFP)

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