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Economie

Réforme du marché céréalier
Les opérateurs reviennent à la charge

Par L'Economiste | Edition N°:2021 Le 16/05/2005 | Partager

. Principale et très ancienne revendication: réforme du système de subvention . Plan de sauvetage de la campagne agricole. L’ONICL réfléchit toujours à une stratégieFACE à une conjoncture de sécheresse qui frappe le Maroc de plein fouet, la libéralisation du secteur tarde à se concrétiser et les échéances du libre-échange s’approchent inexorablement. Dans ce contexte, les intervenants du secteur multiplient les sorties. Un plan de sauvetage de la campagne agricole vient d’ailleurs d’être annoncé, jeudi 12 mai en Conseil de gouvernement. Le plan du Crédit Agricole du Maroc (CAM) prévoit une batterie de mesures, dont l’abandon des créances de 100.000 petits agriculteurs. Les membres de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL) ne sont pas en reste. Pour permettre un meilleur fonctionnement du marché des céréales, ils préconisent la suppression de la subvention à la consommation pour la remplacer par une subvention à l’agriculteur, couplée à une baisse des droits de douane. Le fonctionnement actuel du marché des céréales pénalise la filiale, de l’avis de la FNCL. La réforme du système est donc un passage obligé afin de se préparer aux échéances des accords de libre-échange conclus par le Maroc, notamment avec les Etats-Unis. Ce dernier prévoit une période transitoire de 15 ans, pour la mise à niveau de l’agriculture. Au-delà, les barrières douanières tomberont et il sera difficile de faire accepter aux Américains un changement d’échéancier. Dans ce contexte, la FNCL repense donc l’organisation de la filière du blé tendre et réitère les mêmes propositions que celles présentées en 1999, pour une restructuration de leur secteur. Pour développer une réflexion autour de ce thème, la FNCL a organisé un séminaire, jeudi 12 mai, sous le thème: «Quelle régulation pour la filière céréalière marocaine?» En tant qu’organisme regroupant la quasi-totalité des importateurs de céréales, la FNCL veut s’inspirer de la France. La Fédération a invité à cet effet Michel Quirion, représentant de l’ONIC (l’équivalent de l’ONICL marocain), qui a expliqué le fonctionnement de la politique agricole commune (PAC) adoptée dans le cadre de l’UE. Jean-Michel Thiault, responsable de la coopérative française Cerepy, a pour sa part décortiqué les mécanismes d’aide aux agriculteurs en France. Pour la FNCL, le système actuel reposant sur la subvention à la consommation de la farine de blé tendre, qui s’élève à 2 milliards de DH environ, n’atteint pas sa cible. «Elle pollue la filière plus qu’elle ne l’organise», affirment les membres de la fédération. «Des sommes conséquentes sont détournées en cours de route et le consommateur final n’en profite pas pleinement». A l’heure actuelle, une étude sur la réforme céréalière est «en cours de finalisation» à l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL), a indiqué Abdellatif Guedira, DG de l’établissement. «Elle sera présentée à la filière pour recueillir les propositions des professionnels», a-t-il ajouté. Sauf qu’il n’y a plus de temps à perdre.


Principales propositions

SELON les professionnels, la réforme céréalière devrait s’articuler autour des axes suivants: - Suppression de la subvention à la consommation (farine nationale de blé tendre).- Baisse des prix du blé sur le marché local, par une baisse des droits de douane (prix de 1.800 à 2.000 DH/tonne dans un premier temps).- Subvention directe aux producteurs, sous forme d’une prime à l’hectare, éventuellement différenciée selon les régions.- Accès des opérateurs aux instruments de couverture sur les marchés à terme.- Instauration d’un prix d’intervention garanti par l’Etat. Aziza EL AFFAS

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