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    Chine: Le Maroc change de stratégie

    Par L'Economiste | Edition N°:2021 Le 16/05/2005 | Partager

    . Le vice-ministre du Commerce en visite pour trois jours: Même le textile sera au programme. Discrimination contre des groupes marocains en ChineLE vice-ministre chinois du Commerce Yu Guangzhou préside une délégation en visite au Maroc pour trois jours, après une tournée en Tunisie où il a coprésidé la 7e session de la Commission mixte sino-tunisienne. C’est la deuxième visite de ce niveau (haut) après le passage, il y a deux semaines, de son homologue de l’Agriculture (cf.www.leconomiste.com). Au menu: la coopération mais aussi et surtout le textile. Ce lundi 16 mai, le programme est particulièrement chargé. Yu Guangzhou doit rencontrer le ministre du Commerce extérieur Mustapha Mechahouri, celui de l’Industrie et du Commerce, Salaheddine Mezouar, le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Taïeb Fassi-Fihri, ainsi que Habib El Malki, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, qui assure l’intérim du ministre des Finances, Fathallah Oualalou, et enfin le Premier ministre Driss Jettou. Yu Guangzhou est infiniment mieux reçu que son collègue, ce qui semble marquer un changement de politique du Maroc vis-à-vis de la Chine. Ce que confirme le lustre donné à la visite d’une mission chinoise de médecins, il y a quelques jours. De plus, le 1er mai dernier, la Chine aussi a changé son fusil d’épaule, en nommant un négociateur spécial pour l’OMC, Gao Hucheng.Demain mardi, ce sera au tour de la CGEM et de l’Amith elle-même, de s’entretenir avec les hôtes chinois. L’OCP (Office chérifien des phosphates) prévoit également une séance de travail. Normal, les engrais représentent en 2004 près de 44% des exportations pour une valeur de 196,4 millions de DH, selon le ministère du Commerce extérieur.La Chine déploie donc ses hommes pour communiquer avec les pays pris de panique par la force exportatrice de l’Empire du milieu. Mais cela n’aboutit pas toujours à des résultats concluants. Pour l’instant, les exportateurs marocains n’ont pas l’accueil idoine sur le marché chinois. A cela, le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri, estime que «compte tenu du fait que la Chine est membre de l’OMC, il ne devrait pas y avoir de mesures discriminatoires contre les importations d’origine marocaine». Et pourtant… ce n’est pas encore évident sur le terrain. Le groupe Bennis, via sa filiale Medisis, qui explore le marché asiatique, a dû se contenter d’exposer à Hong Kong. Les autorités chinoises n’ont pas laissé le groupe marocain exposer dans le reste du territoire chinois. Des discriminations ont donc lieu en Chine à l’encontre de Marocains (cf. www.leconomiste.com du 18 avril 2005). Lors d’une réunion au siège de l’OMC (Genève) le 11 mai 2005, la Chine et la Turquie ont eu un affrontement particulièrement incisif qui a carrément eu pour effet la suspension de la réunion (cf. L’Economiste du 13 mai 2005, www.leconomiste.com). L’objet du différend était ni plus ni moins la proposition tunisienne visant à réduire l’impact de la disparition des quotas de produits textiles dans les pays développés. M. Kd.

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