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    Réforme: Doctorat et statut des enseignants d'abord

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Le nouveau régime doctoral et le statut des enseignants-chercheurs ont été les principales réformes qu'a connues l'enseignement supérieur pendant l'année universitaire passée. Ces deux textes seront appliqués dès la rentrée.


    AU début de l'année, l'enseignement supérieur a connu deux grandes révolutions. D'abord, le doctorat d'Etat n'existe plus. De nouveaux diplômes sont institués. Ensuite, le statut de l'enseignant-chercheur subit une grande refonte. Trois catégories, au lieu de quatre auparavant, sont introduites. Il s'agit du «professeur d'enseignement supérieur», «professeur habilité» et «professeur assistant».

    Nouveaux diplômes


    Ces textes, publiés au BO du 20 février, constituent deux grands chantiers de la réforme en cours. Les deux textes ont été jumelés parce qu'ils présentent plusieurs points en commun. La revalorisation des salaires notamment des nouvelles catégories du statut d'enseignant-chercheur ne pouvait se faire avec l'ancien régime doctoral.
    Ces deux textes ont fait l'objet d'une circulaire d'application. Celle-ci explique la démarche à suivre par les universités pour obtenir l'accréditation de ces nouveaux diplômes. Elle traite aussi de l'habilitation des enseignants.
    Le texte sur le régime doctoral introduit plusieurs innovations dont le Doctorat, le Diplôme d'Etudes Ap-profondues (DESA) et les Diplômes d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS). Il abolit ainsi le «presti-gieux» Doctorat d'Etat et le Diplôme des Etudes Supérieures (DES).
    Il est à signaler que, pour préparer à ces différents diplômes, les établissements universitaires doivent disposer de l'accréditation du Ministère de l'Enseignement Supérieur. Celle-ci intervient après avis de la Commission d'ac-créditation et d'évaluation qui arrête les critères et les conditions à observer. Autrement dit, il n'est plus suffisant d'être un établissement universitaire pour délivrer des diplômes doctoraux.

    L'inscription au Doctorat est ouverte aux titulaires du DESA, d'un diplôme équivalent ou du DESS. L'admission dans ce dernier cas n'est pas automatique. Elle doit intervenir sur proposition du responsable de l'établissement et après avis favorable de deux professeurs. La durée de préparation du doctorat est fixée entre 3 et 5 ans.
    L'inscription en DESA et DESS est ouverte aux candidats titulaires du diplôme de deuxième cycle de l'enseignement supérieur (licence). La préparation de ces deux diplômes dure deux années. Il est à signaler que ce nouveau régime doctoral est quasiment calqué sur les systèmes internationaux, notamment anglo-saxon et français. Ce qui a permis de trouver une ébauche de solution au délicat problème des titulaires des doctorats français. Cependant, cette solution ne semble pas les satisfaire. Selon le Syndicat National de l'Enseignement Supérieur (SNE Sup), ils veulent, en fait, une équivalence avec le Doctorat d'Etat.

    Plus de maître de conférences


    Ce texte prévoit une période transitoire. Ainsi, les candidats inscrits pour la préparation d'un Doctorat d'Etat avant la réforme ont cinq ans pour soutenir leur thèse. Ceux qui n'ont pas encore soutenu leur DES ont deux ans pour le faire.
    Le maître de conférences n'existe plus, pas plus que le maître-assistant et l'assistant. Le texte introduit trois catégories dans le corps enseignant contre quatre auparavant: professeur de l'enseignement supérieur (celui-ci existait dans l'ancien régime), professeur habilité et professeur assistant.
    Côté promotion, l'ancienneté n'est plus suffisante. Ce texte instaure l'habilitation et le concours pour passer au stade de professeur de l'enseignement supérieur.
    Les enseignants sont recrutés via un concours national ouvert aux titulaires du doctorat. Le syndicat national des enseignants du supérieur revendique que les titulaires du DES puissent passer l'habilitation.
    Si les revendications des ensei-gnants n'ont pas encore obtenu gain de cause sur ce dernier point, ils ont en tout cas gagné l'institution de l'année sabbatique tout en conser-vant leurs avantages et rémuné-rations. Pour bénéficier de cette me-sure, une ancienneté d'au moins sept années consécutives est exigée.

    Malika EL JOUHARI


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