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    Recherche: Révolution des start-up pharmaceutiques

    Par L'Economiste | Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

    · Les grands groupes pharmaceutiques recentrent leurs programmes sur quelques grands domaines
    thérapeutiques

    · Des petites entreprises de biotechnologie se développent de plus en plus


    L'industrie pharmaceutique mondiale est en pleine restructuration. Sa politique de recherche subit des modifications radicales. En effet, la réduction des délais d'une part et la diminution des risques financiers d'autre part poussent les grands groupes pharmaceutiques à traiter avec une multitude de petites entreprises de biotechnologies communément nommées start-up. Le phénomène est constaté tout particulièrement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Ces entreprises naissent de la maîtrise d'une idée ou d'une technologie. Les géants de la pharmacie disposent ainsi d'un grand vivier auquel elles peuvent recourir en cas de besoin. La corrélation entre taille et productivité de la recherche est loin d'être démontrée dans le domaine pharmaceutique. Les laboratoires consacrent en moyenne, chaque année, 15% de leur chiffre d'affaires à la recherche, mais trouvent peu, comparativement à cet effort financier. La créativité semble ainsi être affectée par la lourdeur des structures administratives.

    Par ailleurs, les groupes pharmaceutiques sont confrontés à une autre difficulté le renchérissement des coûts de développement d'un médicament et ce, en raison des critères de plus en plus draconiens qu'imposent les autorités de la santé dans le monde. Pour développer un nouveau médicament, les laboratoires doivent dépenser entre 3,3 et 4,9 milliards de DH, sans compter que les chances de succès s'affaiblissent considérablement au bout de 10 ans de recherche.
    En outre, sur cent molécules retenues par un laboratoire pharmaceutique, dix seulement franchissent tous les stades de développement et sont commercialisées. Sur ce nombre, uniquement trois se révèlent rentables et amortissent les frais engagés.
    A cet effet, les grandes firmes recentrent leurs programmes sur quelques grands domaines thérapeutiques et multiplient les partenariats avec les jeunes firmes spécialisées dans la chimie combinatoire (qui consiste à créer de nouvelles molécules en associant différents groupes chimiques autour d'une structure centrale) ou le génie génétique et avec les chercheurs dans les universités. Ces petites sociétés, de plus en plus spécialisées, arrivent à être plus performantes que les grands laboratoires.
    On compte plus de 1.000 unités aux Etats-Unis et plus de 350 en Europe. Ces entreprises permettent donc de réduire les délais de recherche grâce aux nouvelles technologies et de limiter les risques financiers en ne s'engageant vraiment qu'une fois les chances de succès démontrées.
    Cette sous-traitance de la R&D ne signifie pas pour autant la fin des départements de recherche des grands groupes. Une fois la molécule découverte, il s'agit d'obtenir les autorisations de mise sur le marché avant qu'elle soit commercialisée.

    Wissal SEGRAOUI


    Les enjeux de la veille sanitaire


    Le projet était ambitieux. Peut-être même trop. L'idée de créer au Maroc un institut qui chapeauterait à la fois les activités de recherche et d'expertise avait germé depuis plusieurs années. C'est le fameux INRESS (Institut National de Recherche et d'Expertise en Science de la Santé). Le projet n'a jamais vu le jour, si ce n'est sur le papier. L'ex- ministre de la Santé, le Dr Ahmed Alami, avait essayé en 1995, dans une timide et vaine tentative, de le réanimer. Mais les aspects organisationnels, juridiques et financiers de l'organisme, qui devait regrouper les instituts et laboratoires sous tutelles du Ministère de la Santé Publique, n'ont jamais été définis. Pourtant, la concrétisation rapide du projet aurait été une première, et pas seulement au Maroc. Partout il est aujourd'hui question de sécurité sanitaire et de veille sanitaire. La France vient tout récemment d'adopter une loi qui réorganise la veille sanitaire dans le pays. C'est la fameuse loi Huriet (du nom du sénateur Claude Huriet). Elle prévoit la création d'une part d'un institut de veille sanitaire chargé d'effectuer la surveillance et l'observation permanentes de l'état de santé de la population et d'autre part de deux agences ayant le statut d'établissement public de l'Etat: l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé et l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Cette réforme résulte de la prise de conscience suite aux affaires du sang contaminé, de l'hormone de croissance, de la maladie de la vache folle et de l'amiante. Aux Etats-Unis, la veille est assurée par le Center of Disease Control, le National Health Institute ou encore la Food and Drug Administration. En fait, les enjeux ne sont pas que sanitaires mais économiques. Posez la question aux exportateurs de tomates marocains sur le marché américain.

    Mohamed BENABID




















    Wissal SEGRAOUI

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