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Economie

Rapport Banque mondiale
Panne de leadership: Ça coûte très cher

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Critiques à peine voilées sur l’efficacité du mode de gouvernement. Politique fiscale: Des p’tits trous, des p’tits trous…A défaut de débats sur la croissance du Maroc, c’est le premier bailleur de fonds du Royaume, l’Institution présidée par Wolfowitz, qui tente de les lancer. Le staff de la Banque mondiale Rabat a réuni vendredi dernier les représentants de la presse nationale pour présenter et discuter «un travail qui n’a pas été fait depuis dix ans». La veille, c’était aux membres de la «société civile» de s’exprimer sur ce mémorandum. L’Institution veut faire un large écho de sa vision sur les enjeux du Maroc. Elle est même en train de réaliser un documentaire, pour donner la parole à plusieurs responsables et illustrer les messages de ce rapport. Le gouvernement, à qui a été soumis ce travail en décembre dernier, n’est pas toujours d’accord. Par exemple, quand l’Institution souligne le niveau de protectionnisme trop élevé. Au sujet de la politique fiscale qui a suscité l’intérêt des journalistes, l’économiste en chef à Rabat José Lopez Calix a déclaré: «La politique fiscale, c’est comme un gruyère: il y a plein de trous partout». Que ce soit au niveau des exonérations et incitations fiscales, comme sur ce que l’Etat ne recouvre pas et qu’il devrait faire. «Pour la TVA, par exemple, on ne récolte pas ce qu’on devrait». D’ailleurs, s’il n’y a pas de problèmes dans la conception de la politique fiscale, «il y en a un au niveau de la transparence», souligne l’expert.Le plus terrible sans doute, c’est cette «bombe sociale» sur laquelle le Maroc est assis. La création nette d’emploi est trop faible: 1,2% de postes en plus en moyenne et par an, alors qu’il faudrait un taux au moins trois fois supérieur pour maintenir le niveau de chômage actuel. La recommandation la plus singulière porte sur l’organisation: il faut «un leadership politique à partir du plus haut sommet de l’Etat pour bien piloter les politiques économiques. Il faut un conseil de coordination qui fasse intervenir les champions reconnus et avec la participation active du privé», résume José Lopez Calix. Mais, aujourd’hui critiquée de l’intérieur, la Banque mondiale n’a pas de religion, si l’on peut dire (cf. infra). Un récent rapport a fait ressortir que les pays qui ont libéralisé avec l’aide de l’institution de Bretton Woods ont moins bien réussi que ceux qui l’ont fait sans elle! Aussi, comme souligné par la Banque, seuls 18% des pays qui ont entamé une libéralisation importante ont connu une phase de croissance stable et significative.


Corruption: Pas loin de la liste noire!

Le Maroc continue à avoir un niveau de corruption trop élevé. L’économiste en chef à Rabat de la Banque mondiale, José Lopez Calix, a tiré la sonnette d’alarme. Le problème, c’est qu’il est tellement mal classé (et sur la durée), «qu’il n’est pas éloigné des pays sur la liste noire où la corruption est une vraie pandémie». L’expert insiste sur le fait que «le Maroc doit s’éloigner de ce classement très rapidement s’il ne veut pas se retrouver sur cette liste».Le militant associatif, Fouad Abdelmoumni (qui participe activement aux débats), pense que le Maroc n’a peut-être pas la palme de la corruption (il y a bien pire), «mais on ne peut pas se permettre ce niveau-là, on ne peut pas se permettre non plus d’être aussi laxiste que d’autres pays». En se comparant à la Chine, «nous sommes peut-être aussi corrompus, mais nous sommes moins riches, nous travaillons moins et nous avons moins de compétences». M. Kd.

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