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Economie

FMI: Plus de flexibilité pour le taux de change!

Par L'Economiste | Edition N°:2256 Le 17/04/2006 | Partager

. Idem pour la politique budgétaire . Concrétiser les réformes financière et fiscaleLa croissance de l’économie marocaine sera supérieure à 6% en 2006. L’affirmation est d’Agustin Carstens, directeur général adjoint du FMI, lors d’un point de presse vendredi 14 avril à Rabat, achevant sa visite au Maroc. Cette performance sera favorisée par les bonnes perspectives de la campagne agricole. Mais elle reste conditionnée par le maintien des prix du pétrole à des niveaux «supportables». L’optimisme est néanmoins de mise. La stabilité macroéconomique enregistrée actuellement le permet. «Les progrès notables réalisés en matière de libéralisation des prix et des échanges, de réforme du secteur financier et de privatisation ont jeté les bases d’une solide croissance économique», a expliqué Carstens. A cela s’ajoute le train des réformes, tous secteurs confondus, que mène le pays. Mais beaucoup reste encore à faire, a insisté le responsable. Principaux chantiers, la croissance et la réduction du taux de chômage. Une stratégie sur plusieurs fronts est à mener. A commencer par davantage de flexibilité budgétaire. «Celle-ci peut se traduire à travers la réduction du déficit budgétaire ou la réaffectation des dépenses de l’Etat. Ces deux éléments, combinables à moyen terme, aboutiraient à l’élargissement de la marge de manœuvre de l’Etat face aux chocs extérieurs», a expliqué Carstens. «Si l’économie marocaine a résisté jusque-là à la flambée des prix du pétrole, rien n’exclut de sérieux problèmes à l’avenir», a-t-il ajouté. . Renforcer l’évaluation des risquesL’élimination progressive des subventions aux produits pétroliers et aux produits alimentaires de base est encouragée. Le rétablissement du mécanisme d’ajustement automatique des prix de l’énergie est salué (voir aussi article page 14). La réforme financière a également été remise sur le tableau des recommandations du FMI. Celle-ci concerne d’abord Bank Al-Maghrib. «Un pas énorme a été franchi à travers l’accroissement de l’autonomie de la banque centrale dans la conduite de la politique monétaire et l’extension de ses prérogatives en matière de supervision», s’est félicité le DGA du Fonds, mentionnant également la restructuration du CIH et du Crédit agricole du Maroc (voir aussi article page 10). Reste à renforcer l’évaluation des risques, l’information financière et à moderniser les systèmes de paiement pour faciliter l’accès au crédit, en particulier pour les PME. Le DGA a ressorti la carte de la nécessaire réforme de la fiscalité. Le Code général des impôts, dont l’adoption est prévue en 2007, est très attendu. «L’espoir est que les mesures qui y seront incluses permettent d’éliminer les distorsions actuelles sans impacter les recettes», a dit Carstens. Le même espoir est formulé à l’égard du régime de change. «Ce type de discussions n’est plus tabou», s’est-il réjoui qualifiant de «correcte» le taux actuel. «Mais il faudrait, à moyen terme, réfléchir à lui insuffler plus de flexibilité», a suggéré le responsable. Rappelons qu’en mars dernier, lors de la rencontre annuelle avec la presse, le gouverneur de la Banque centrale avait annoncé la couleur. La date de 2009-2010 avait même été avancée pour une flexibilité totale (cf. notre édition du 15 mars 2006; www.leconomiste.com).Carstens estime en outre qu’il faut envisager à moyen terme une dévaluation du dirham. Le Maroc est dans une situation suffisamment confortable (faible inflation, solide balance des paiements) pour décider du moment. A la question sur l’impact de cette démarche sur les exportations, le DGA s’est montré pédagogique: le taux de change est un indicateur de la santé économique d’un pays. Sa révision est indissociable de la poursuite des autres réformes structurelles. Elle favoriserait l’intégration dans les marchés internationaux des capitaux.La poursuite des efforts de libéralisation des échanges commerciaux en est un préalable, au même titre que la réduction des tarifs multilatéraux et la simplification du régime commercial. Sur ce registre, un thème cher à l’institution financière a également été remis sur le tapis: la coopération économique et la création d’un marché maghrébin qui rendra la région plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers. «Le FMI est prêt à aider ces pays dans cette démarche», a réitéré Carstens.


Rencontres

Au cours de sa visite au Maroc (13-15 avril), à la tête d’une délégation du FMI, Agustin Carstens s’est notamment entretenu avec le Premier ministre Driss Jettou, le ministre des Finances Fathallah Oualalou, le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri et, nouvelle tradition, le président de la Commission des finances à la Chambre des représentants, Mustapha Hanine. Côté patronat, le DGA a également rencontré des représentants de la CGEM et le président de l’Association des exportateurs marocains. L’occasion pour le responsable de souligner le nécessaire renforcement de la confiance du secteur privé (tourisme et BTP en premier lieu) et l’accroissement de l’investissement. L’amélioration du climat d’affaires, à la lumière notamment du plan Emergence et par une mise en œuvre stricte du code du travail, est recommandée.Tarik QATTAB

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