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Ramadan des Autres
Arabie saoudite: Un haut lieu de vénération

Par L'Economiste | Edition N°:2386 Le 19/10/2006 | Partager

A l’occasion du mois de Ramadan, L’Economiste publie une série d’articles sur cette période spéciale. Chaque jour, un pays est à l’honneur. Des mythes aux rites en passant par la spiritualité, l’animation et la cuisine… Un voyage ramadanesque. . La omra attire de plus en plus de fidèles durant le mois sacré. Un record cette année: Plus de 3 millions de pèlerins. Ramadan: le petit pèlerinage en vaut un grandEN Arabie saoudite, les dix derniers jours du mois sacré revêtent un caractère particulier. C’est une période tellement sacralisée que l’Etat accorde des vacances de 10 jours aux écoles et dans les administrations. Dans le Royaume wahhabite comme dans le reste du monde, Ramadan est un mois de prière, de recueillement et d’invocations de Dieu. Mais en plus, l’Arabie saoudite abrite les Lieux saints de l’islam (La Mecque et Médine), ce qui en fait un haut lieu de vénération, de purification et de recueillement. Le mois sacré y est vécu avec de vives émotions. Dans ce pays en particulier, le mois sacré est aussi l’occasion rêvée de nombreux fidèles pour accomplir le petit pèlerinage, communément appelé la «omra». Ce mois, un record de pèlerins a été enregistré. Plus de trois millions de pèlerins sont arrivés ce mois à La Mecque et Médine pour y accomplir les rites du pèlerinage. La omra se fait en tout temps. Sauf qu’elle est hautement recommandée pendant le mois de Ramadan.«La omra peut avoir lieu à n’importe quelle période de l’année. Cependant, si elle est accomplie pendant le mois sacré, elle a la même valeur que le grand pèlerinage», répète-t-on dans les Lieux saints. Mieux encore, ce qui explique l’engouement des fidèles pendant cette période de l’année, c’est que les rites durant le mois sacré sont l’équivalent d’un hadj en compagnie du prophète: «Une omra pendant Ramadan vaut un grand pèlerinage en ma compagnie», (Hadith, d’après Boukhari et Mouslim).D’ailleurs, on reconnaît les pèlerins à partir de Jeddah. Dès l’aéroport de la capitale économique saoudienne (Jeddah) située à environ 45 km de La Mecque et à quelque 400 km de Médine, de nombreux pèlerins venant des quatre coins du monde arrivent depuis le début du Ramadan. On les reconnaît à leur «Ihrame» blanc. Chaque pèlerin est vêtu de deux draps blancs, un à la taille et l’autre sur l’épaule et est chaussé de simples sandales. Chaque musulman peut accomplir les rites du pèlerinage de son choix. Les fidèles viennent pour la plupart de l’Indonésie, la Malaisie, l’Egypte, l’Iran ou encore le Maroc, la France et les Etats-Unis.Aussitôt que la lune du mois sacré fait son apparition, la Sainte mosquée affiche un aspect pompeux et radieux. Cette période coïncide avec le renouvellement des nattes et l’augmentation du nombre des lanternes et des bougies. L’ambiance est resplendissante de lumière et d’éclat. Le tout sur fond de prières et de fervents appels du muezzin. Dans l’esplanade de La Mecque, résonne des voix de lecteurs, de psalmodies, les âmes s’attendrissent et les coeurs s’émeuvent. A la rupture du jeûne, chaque communauté de pèlerins a ses propres habitudes. Le coût de la nourriture à Médine et à La Mecque est de 100 à 150 DH par jour et par personne. A Médine comme à La Mecque, de nombreux restaurants, en particulier indiens (du Kerala) ou indonésiens, préparent des ftours et dîners très bon marché. Pour une cuisine plus raffinée, à La Mecque, certains optent pour la cuisine libanaise. De l’avis de nombreuses personnes, la population de Médine est plus raffinée, plus délicate alors que celle de La Mecque (Des Quraychites) sont rustres et malveillants. La particularité de l’Arabie saoudite est qu’elle compte plus d’étrangers (des Indiens, des Pakistanais, des Coréens, des Bangladais…) que de Saoudiens.La Mecque par exemple ne compte que près d’un million d’habitants (966.000) et prospère surtout grâce aux millions de pèlerins qui s’y rendent chaque année. L’accès à La Mecque est interdit aux non-musulmans. Des pancartes tout au long de l’autoroute menant de Jeddah à la Mecque et à Médine séparent les routes des pèlerins et des non-musulmans. Du vivant du Prophète, il n’y avait pas de restriction sur l’accès à la ville.Au coucher du soleil, et à l’appel à la prière, les Saoudiens sont très scrupuleux et veillent à respecter à la lettre les habitudes du Prophète (Sunna). D’habitude, le chef du foyer (le père) rompt le jeûne dans la mosquée et l’on tient à commencer par des dattes sinon de l’eau. Le nombre de dattes doit être impair.La table de l’Iftar est généralement assez variée. En plus des dattes et du lait, des soupes aux légumes, différents types de rafraîchissements sont servis (généralement des jus de raisins, de pomme et d’orange). Un jus est particulièrement prisé durant le mois sacré, c’est le Vimto (à base de framboise). Des jours avant le Ramadan, les Saoudiens le commandent et ils n’ont pas le droit d’acheter plus de deux unités. Après la prière d’Al Icha et les Taraouihs, vient le dîner. La cuisine saoudienne est basée essentiellement sur le riz. Plusieurs variétés de riz sont préparées durant le mois sacré, notamment Al Kabssa (riz et viandes). Plat national numéro 1, Al Kabssa est l’équivalent du couscous au Maroc.Les grillades (Machaoui) ne sont pas en reste. Cette année, un festival de la cuisine marocaine a été ouvert à Jeddah. Un événement conçu pour faire connaître les différents mets de la cuisine traditionnelle du Maroc.Dans les grandes villes saoudiennes, la plupart des restaurants et des hôtels concoctent des menus spécialement pour la circonstance. Ce sont des buffets assez variés avec salades, plats de résistance et grillades. A Riyad comme à Jeddah, la fièvre du mois sacré est plus perceptible qu’ailleurs. Les souks traditionnels (halaga), grandes surfaces et malls de shopping ne désemplissent pas de jour comme de nuit. A l’approche de l’Aïd Al Fitr, les achats d’impulsion deviennent monnaie courante. Les Saoudiens s’approvisionnent le plus abondamment possible. Mais le plus gros des emplettes se fait généralement le soir. Tout renvoie au mois sacré: programmation télé, médias, publicité, affiches, promotions spécial Ramadan… Un événement à part entière où le marketing déploie beaucoup d’agressivité. Forte du hadith: «La meilleure charité est celle accomplie pendant Ramadan», la bienfaisance pendant le mois sacré connaît une forte impulsion dans ce pays en particulier. L’Arabie saoudite est aussi connue par ses tables du Miséricordieux «Mawaid Errahmane». Plusieurs donateurs distribuent des f’tours dans toutes les villes et les mosquées du pays. Des tentes et chapiteaux sont également aménagées tout au long du mois sacré à Jeddah, Riyad, Médine et La Mecque. On y distribue des repas aux démunis et aux jeûneurs de passage. Les bénéficiaires sont généralement des immigrés asiatiques venus du Bangladesh, de l’Inde, Pakistan…


Walid Ben Talal, 5e fortune du monde

L’investisseur saoudien le plus important dans le secteur privé américain, c’est lui. Ami de Michael Jackson, diplômé de plusieurs universités américaines, le prince Walid Ben Talal était sorti de l’anonymat au début des années 90. A l’époque, il avait pris 8,3% du capital de Citicorp au moment où la banque se portait mal. Treize ans plus tard, le neveu du roi Fahd d’Arabie saoudite surprend à nouveau et confirme sa réputation de spécialiste des investissements à contre-courant. Alors que l’hôtellerie de luxe, victime de la conjoncture économique, nage en plein marasme, le milliardaire du désert s’empare via sa société Kingdom Holding du prestigieux hôtel Des Bergues en Suisse. Montant du chèque déboursé pour cet établissement genevois surplombant le lac Leman: 87 millions d’euros. Après le Four Season Park Lane Hotel à Londres, le George V à Paris, et le Disneyland Paris Hotel, c’est le quatrième hôtel de luxe du prince en Europe. Avec un portefeuille de participations (Pepsico, AOL Time Warner, Netscape, News Corp, Compaq, Amazon...) estimé à quelque 18 milliards de dollars, le magnat saoudien est un des hommes les plus riches de la planète. Selon le magazine américain Forbes, le prince Walid est la cinquième fortune du monde. Richissime, le milliardaire du désert est aussi un homme d’influence. Le magazine Time n’a pas hésité un jour à le surnommer le «Warren Buffet arabe» pour sa capacité à débusquer une entreprise sous-évaluée. Alors que le prince Al Walid n’a pas son pareil pour savoir quand acheter, ses détracteurs jugent qu’il a nettement moins de flair lorsqu’il s’agit de vendre. S’il rechigne tellement à se séparer de ses participations qui rapportent, «c’est parce que j’en tombe pratiquement amoureux», rétorque-t-il. Comment le prince Al Walid a-t-il bâti sa fortune? Après des études, avec un cadeau paternel de 15.000 dollars en poche, il commence en 1979 dans les affaires en aidant les entreprises étrangères à décrocher des contrats dans le royaume wahhabite. S’ensuivront de bons coups dans l’immobilier (Canary Warf) et la distribution (Saks Fift Avenue), avant de faire véritablement fortune au début des années 90 en volant à la rescousse de la banque au parapluie rouge. Un investissement qui sera suivi par d’autres, et dans des secteurs aussi divers que l’hôtellerie. Il en possède désormais 187 à travers le monde dont le Plaza à New York et le George V, des restaurants, les communications, les technologies et les loisirs. Ils feront la légende du prince Walid. En 2000, il fait même le grand saut des technologies investissant dans des entreprises actives dans ce secteur comme WorldCom ou Kodak ainsi que des dotcom comme Priceline, Amazon, eBay ou DoubeClick. Côté train de vie, s’il roule évidemment sur l’or, Walid mène une vie plutôt discrète entre l’Occident, où il achète, et l’Arabie saoudite, dans son palace aux 130 chambres, 30 salles de bains, plusieurs piscines intérieures et extérieures, dans lequel s’affairent 90 serviteurs. Quant à sa devise, elle vaut, elle aussi, son pesant d’or. Plutôt que la célèbre formule «ne travaillez pas durement mais intelligemment», il préfère «travaillez intelligemment d’abord, durement ensuite».«L’Arabie saoudite est le 149e pays membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La croissance économique a été de 5,3% en 2004. Après le décès du roi Fahd, son successeur (le roi Abdallah) a inauguré son règne en augmentant de 15% les salaires des fonctionnaires. L’inflation est très faible en Arabie saoudite, elle est de l’ordre de 0,7%. A la veille des années 90, l’industrie représentait plus de 9% du PNB. De nombreuses mesures incitatives de la part du gouvernement attirèrent à la fois le capital local et les investisseurs étrangers. Une agence gouvernementale a été créée pour développer l’industrie lourde dans les domaines de la pétrochimie et de l’acier. A l’origine de réalisations majeures, 37 milliards de dollars ayant été investis dans le secteur industriel en 2003 et 23.000 usines créées.L’économie de l’Arabie saoudite repose principalement sur son industrie pétrolière.Les revenus pétroliers du pays s’élevaient à 150,3 milliards de dollars en 2005. Le Royaume, qui produit 9,5 millions de barils par jour, a une capacité réelle de 11 millions de barils. Selon le Centre des études stratégiques et internationales, l’Arabie saoudite a annoncé un plan d’extension de sa capacité de production. Celle-ci devrait être portée à 16 millions de barils par jour à l’horizon 2025. Dès l’année, le Royaume devra porter sa capacité à 12,5 millions de barils quotidiennement. Selon le recensement de 2004, la population saoudienne est de 24,6 millions d’habitants, dont 60% en moins de 20 ans.«

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