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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2386 Le 19/10/2006 | Partager

Immobilier: Pourquoi les prix flambent

 Eldorado La seule chose de tangible est que ce secteur représente l’Eldorado pour tous les trafiquants, les corrompus, les pompeurs de frics publics. Il blanchit mieux que Javel ou Ariel.W. I.  BlanchisserieDeux facteurs se trouvent derrière la flambée notée dans ce secteur. Le premier facteur, objectif traduit l’importance des besoins en logements nouveaux pour faire face à la demande et aux retards accumulés des décennies durant. Chose normale aussi pour les causes positives comme l’essor du tourisme, l’amélioration du niveau de vie. Ce qui est moins normal et fausse toutes les données du secteur c’est le facteur mafiosi. Des milliards détournés en triche fiscale, en corruption, trafic d’influence et en produits de trafic de drogue à grande échelle ont fait du secteur immobilier leur grande blanchisserie. Toutes les villes du Royaume souffrent des effets de cette mafia. Au quartier Agdal à Rabat, la moindre parcelle de terrain est happée par les barons  et leurs sbires à des prix qui dépassent ceux de New York ou du XVIe arrondissement à Paris. Espérons que l’action en cours contre ces criminels s’étendra à leurs “investissements” immobiliers qui gangrènent le secteur et plument le pauvre consommateur.M.Z.   Le ciment du développement...Après le miracle qui a débuté par Essaouira, Marrakech puis Agadir avec maintenant Taroudant, Tanger.... nombre de MRE, nationaux et étrangers ont re-découvert les atouts de notre pays. En fait, cet engouement n’est pas le fruit du hasard. De plus en plus d’artistes étrangers renommés et de bonne volonté, des retraités toutes nationalités inclues font le choix de notre pays. Ce choix est fait par des personnes compétentes, qui ont voyagé partout, expérimentées c’est-à-dire des gens qui ont fait la comparaison entre le Maroc et d´autres pays. Même leur pays d´origine. En un mot, c’est une bonne note pour le Maroc. Les MRE de l’autre côté investissent dans leurs régions mais aussi (tendance nouvelle) dans les villes émergentes (Tanger, etc.) pour la simple raison d’assurer une retraite sûre (immeuble, appartements à louer, garages, etc.). Les autres suivent. Certes, il y a aussi une partie du capital noir (le secteur informel au Maroc a engendré... 45 milliards de dollars!) et dans ce secteur on trouve une gamme diversifiée qui va du blanchiment de l´argent (drogues, capitaux irakiens, libanais, etc.) jusqu’à l´investissement fait par un MRE qui ne fait pas confiance au système bancaire. Les prix flambent mais, à la différence des bulles classiques gonflées artificiellement, l´immobilier au Maroc, surtout dans les villes touristiques, est un investissement sûr. Comme l´or. Cependant, au lieu de perdre son temps à chercher l’origine (Guercif, par exemple), il est plus constructif d´exiger 10 à 20% du capital investi et de réinvestir cet argent dans l´immobilier public destiné aux bourses faibles. Vive l’argent noir qui réapparaît dans les villas, ryads, immeubles dans nos villes touristiques. Et bienvenue à tous ! Dr Zoubir


La mafia des spéculateurs

La hausse de l’immobilier au Maroc se justifie pour l’unique raison que les spéculateurs et les teneurs des titres fonciers profitent de l’occasion de crise relative à l’habitat pour exiger des prix impensables. La croissance de la population et l’excès des demandes sont deux éléments fondamentaux aidant grandement à gonfler non seulement les prix mais aussi à rendre l’achat d’immobilier impossible. En dépit des habitats sociaux qui poussent comme des champignons, les pauvres fonctionnaires n’arrivent pas  acquérir  un modeste appartement afin de mettre un terme à la corvée du loyer. D’une année sur l’autre, les prix se multiplient  incroyablement à tel point que le simple salarié se trouve impuissant pour se bénéficier. À cause de cette cherté, la majorité se trouve amenée à  recourir à l’habitat insalubre et aux bidonvilles.Les riches disposant des moyens financiers considérables, connaisseurs parfaits du marché, extirpent toute forme d’humanisme et imposent  des prix impayables. Leur seul objectif est d’accumuler des sommes colossales sans parvenir à contribuer à la résolution de la problématique de l’habitat au pays. Malgré la politique du gouvernement visant à combattre l’habitat non réglementaire, cette flambée des prix  sera un alibi pour tant de couches afin de résider dans des endroits privés d’assainissement, d’électrification et d’eau potable.Cette mafia, qui use de tous les stratagèmes pour gagner du terrain sans payer les taxes locales, a tous privilèges pour réussir le coup dans la mesure où les responsables du domaine d’urbanisme n’assument pas leurs tâches comme il faut. Les pots-de-vin  et la corruption rongent la société et élargissent le problème. Devant cette anarchie, même un fonctionnaire percevant un salaire mensuel acceptable n’a pas les moyens d’acheter un appartement. Cela veut dire que nos larges couches sociales moyennes et défavorisées vivent le calvaire de cette augmentation injuste et continuent à payer à vie le loyer.Cette situation alarmante exige une intervention urgente des responsables pour freiner l’égoïsme des spéculateurs et pour résorber le problème épineux de l’habitat décent. Le droit d’acquérir un logement reste une obligation constitutionnelle et les dépassements de cette mafia des entrepreneurs doivent être sanctionnés sévèrement. Un lecteur du Nord


Syndicalisme: Mutation profonde ou crise passagère?

 A l’image des partisC’est fini, les syndicats ne sont plus au service du salarié. Comme dans les partis, les centrales servent en premier lieu leurs intérêts ni moins ni plus.A.M. Syndicats ou castesLorsqu’on veut cerner notre syndicalisme, on est frappé par l’absence d’études et de données crédibles sur les syndicats, les syndiqués (nombre et évolution, programmes, réalisation et place des travailleurs dans la société). Quatre constantes toutefois sont à relever: 1/ Les syndicats sont affiliés aux partis politiques de la place. 2/ Les dirigeants de nos syndicats s’accrochent aux postes de direction du fait des bénéfices qu’ils en tirent au point qu’on a l’impression d’être devant des copies conformes des structures soviétiques en fin de règne; la pérennité des mêmes aboutissent à des scissions qui reproduisent elles aussi les mêmes comportements des dirigeants et les mêmes structures avec une phraséologie un peu différente même avec le discours démagogique des intégristes. 3/ Nos dirigeants syndicaux se sont montrés dans l’incapacité de présenter un projet pour les différentes catégories de travailleurs en intégrant les multiples changements de situations (chômage chronique ou croissance avec sa réduction et mutations mondiales de processus de production et de répartition) au point qu’ils se trouvent dépassés en fait et figés sur leurs propres intérêts de castes. 4/A part appeler à la grève dans un communiqué dans la presse par une ou des directions syndicales sans la tenue d’assemblée générale et sans communication de vote, nos syndicats communiquent peu et n’ont pas de recours aux NTIC, signe du leur faible ouverture sur les techniciens et ingénieurs. Nos syndicats, pour durer et avoir de l’audience, devront se ressaisir en appliquant la démocratie interne pour renouveler leurs instances dirigeantes, tendre vers l’indépendance des partis, proposer une meilleure alternative pour les travailleurs et l’économie nationale (…) Pour cela, des lois organisant le droit de grève et encourageant les conventions collectives, fixer des délais pour la tenue des congrès et limiter les mandats des dirigeants. M.B., de Scandinavie Crise structurelle La crise du syndicalisme au Maroc n´est pas une conséquence de la conjoncture universelle, dans le sens strict du terme. J’ai plus de 40 ans. Les dirigeants des principaux syndicats dans notre pays sont toujours les mêmes depuis leur intronisation. Ces messieurs s’autoproclament «les démocrates». Ils (masculin) sont exempts d´une alternance démocratique par son propre décret. Au Maroc, la même chose se passe dans les partis politiques (USFP, Istiqlal, Haraka Chaabéa, Ahrar, Itihad Edestouri, PPS...). Les comités exécutifs sont composés des mêmes membres incombustibles. Ces membres ne céderont jamais leur place démocratiquement, n’ouvrirons non plus de vrais débats internes, délaisseront les jeunes qui veulent pousser le syndicat ou parti vers une future incontestable et jamais ces antidémocrates accepteront les critiques même constructives. Ces attitudes bizantines règnent dans les mentalités de tous les acteurs soit de l’administration sous toutes ses formes, soit les partis politique, syndicale et beaucoup d´autres acteurs sociaux. Solution: ces gens là doivent changer leurs chips ou se formater et installer un nouveau logiciel pour pouvoir s’adapter au nouvel état de développement. Et cela peut aider à résoudre la crise structurelle en ce qui concerne la gestion globale de notre cher pays. Seulement pour aller au pas d´une fourmi. Abdelkader  Un grand changement s’imposeAu Maroc, le syndicat n’existe que sur le papier. Lorsque l’on examine nos centrales syndicales comme d’ailleurs nos partis politiques, on est frappé par la situation suivante: ce sont toujours les mêmes qui sont aux commandes. Comment est-il possible d’avoir un secrétaire général à la tête d’un syndicat depuis plus de 20 ans. On se moque de qui ? On a la même chose au niveau des partis. Tous ces ripoux syndicaux comme chefs de partis s’accrochent aux privilèges qu’offre la fonction (voiture, indemnités...) Les syndicats ne défendent plus les salariés mais au contraire, ils négocient contre eux pour s’enrichir personnellement. Dans la vague des fermetures d’usines qu’a connu Casa ces dernières années, je connais une entreprise dont les syndicats ont sacrifié les salariés pour avoir des enveloppes et étouffer le mouvement des revendications. Bilan: plus de 60 licenciements. Ces mêmes syndicalistes qui poussaient les salariés à la grève sont devenus après deux mois de grève les premiers défenseurs du patron. C’est ignoble mais c’est comme ça. Nous perdons nos valeurs. Mais lorsque l’on vit dans une société où l’arnaque, la tromperie, la malhonnêteté deviennent des valeurs, alors tout est permis. C’est le schéma qui prédomine aujourd’hui au Maroc, Hélas!Karim


Chambre des conseillers: Quels enjeux?

 AucunEnjeux? Aucun sauf celui de jouir de plus de 30.000 DH/mois, de l’immunité et de pouvoir s’adonner au business sur le compte du contribuable.A.W.  Mise à niveau sociale Il est temps de finir avec ces méthodes qui nous tirent vers le bas. Les hommes qui sont mandatés par et pour le peuple s’avèrent autoélus pour leurs propres intérêts. Une vraie leçon doit être donnée pour une vraie démocratie. Le vrai responsable reste l’administration qui a toujours couvert ces délinquants politiques dont le seul but est de se servir au détriment du peuple qui a besoin d’être défendu et orienté pour une vraie mise à niveau sociale dans le cadre de la politique de l’INDH.  Un citoyen Démocratiser d’abord les partis Ce qui est amusant dans cette histoire de fraude électorale relative à la Chambre des conseillers, c’est que l’enquête touche les candidats de  tous les partis, y compris ceux qui nous ont rabâché les oreilles durant des décennies par leurs discours démagogiques sur l’éthique, l’honnêteté, la justice, etc. Il faut juger avec impartialité tous les candidats convaincus de fraude, quel que soit le parti auquel ils adhérent! Tout en essayant de couvrir les «élus» poursuivis par la justice, ils lancent des appels pour recruter de nouveaux adhérents! Ces partis ont le culot de demander une réforme de la Constitution, alors qu’ils devaient nettoyer d’abord leur propre maison! Qu’ils donnent l’exemple dans leurs partis gérés comme à l’époque stalinienne avant de vouloir démocratiser le pays. Que tous les septagenaires à la tête des partis partent en retraite pour gérer leur fortune et passent le flambeau aux jeunes pour constituer une élite politique jeune et compétente capable d’assurer le suivi des grands projets économiques et sociaux lancés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.   Un déçu


Sahara/Droits de l’Homme: Les critiques de l’ONU

 Quittons l’ONU....Mohamed Abdelaziz vient de comparer la question du Sahara marocain à Timor (Indonésie); c’est dire si la surenchère et la démagogie ont pris le dessus sur le bon sens. L’Indonésie, colonie hollandaise dépecée, et le Maroc, Etat stable depuis la nuit des temps, obligé de subir un protectorat de 1912 à 1956 et ex-base pour la libération de l’Algérie d’abord sous le joug ottoman pendant des siècles puis sous la colonisation de 1813 aux années 1960 (plus de 130 années). Nous, Marocains, nous ne parlons plus de Tindouf, ni de la Mauritanie, ni des Iles Canaries où les Berbères ont été décimés par ceux qui nous chantent les «droits de l’Homme». Nous ne parlons pas assez des tribus imazighens opprimées en Kabylie et autres provinces, jusqu’aux oasis égyptiennes, ni des Touareg qui subissent l’arbitraire en Algérie, au Mali, en Libye (où la question berbère est étouffée), bref nous Marocains nous subissons la démagogie. Démagogie de nos voisins à la mémoire courte mais une plus grande démagogie de certains Européens membres des délégations onusiennes. Qui sont ces Européens? Les héritiers en ligne directe de Mai-68, des discours de la Guerre froide, de la tricherie «tiers-mondiste» qui a élevé une junte militaire corrompue au niveau des «leaders du Tiers-Monde» alors qu’en fait la vraie révolution algériennea dévoré ses enfants (Ben Bella et autres en exil). Il est temps de mettre les points sur les i. Quittons l’ONU.Dr Zoubir  Réponse La politique de la chaise vide n’est et ne sera point la bonne attitude à observer. D’abord, le Maroc sera le premier dans les annales de l’ONU à la quitter pour un rapport réfutable. De plus, le Maroc va permettre à l’Algérie de remplir le «vide» laissé par ses mensonges et ses manipulations. Il faut souligner que la présence des délégations marocaines ont permis de déjouer les manœuvres algériennes en Afrique du Sud, au dernier sommet des «non alignés» de la Havane et à la quatrième commission de l’ONU, de même qu’elle a permis la promotion avec succès de notre cause au niveau du Congrès des USA. Il faut rester et combattre, expliquer et démystifier les thèses hégémonistes algériennes.M.Benz


. Corbeaux, attention à vos plumes!Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.
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